Ours (imprimerie)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ours (homonymie).

Dans l'édition et l'imprimerie, l’« ours » est un petit pavé[1], situé généralement au début d'un ouvrage, qui recense les noms et adresses de l'éditeur et de l'imprimeur, et le nom des collaborateurs ayant participé à la fabrication de l'imprimé. À ne pas confondre avec le colophon.

Dans un journal français, l'ours contient les mentions légales obligatoires suivantes : l’éditeur de la publication, le directeur de publication, le nom et l'adresse de l’imprimeur, le dépôt légal, l'ISSN. Sont aussi souvent mentionnés les noms des rédacteurs.

Origine[modifier | modifier le code]

Le terme serait à l'origine un surnom donné à l'imprimeur au XIXe siècle[2]. L'« ours » désignait le compagnon pressier, en raison de ses supposés mouvements lourds pour encrer les formes, tandis que le typographe, qui levait les lettres et les disposait sur son composteur, était appelé « singe »[3]. Juridiquement responsable de ce qu'il publiait, l'imprimeur était tenu de mentionner son nom, celui de l'imprimerie et son adresse, sur les livres et journaux qu'il imprimait.

Ainsi, l'on trouve chez Balzac (« Les Deux Poètes » in Illusions perdues, tome 4 de Scènes de la vie de province) : « Ce Séchard était un ancien compagnon pressier, que dans leur argot typographique les ouvriers chargés d'assembler les lettres appellent un Ours. Le mouvement de va-et-vient, qui ressemble assez à celui d'un ours en cage, par lequel les pressiers se portent de l'encrier à la presse et de la presse à l'encrier, leur a sans doute valu ce sobriquet. En revanche, les Ours ont nommé les compositeurs des Singes, à cause du continuel exercice qu'ils font pour attraper les lettres dans les cent cinquante-deux-petites cases où elles sont contenues... »

Autre origine parfois avancée, mais hautement fantaisiste : le mot viendrait de l'anglais « ours », « les nôtres », désignant l'ensemble des personnes ayant participé à la fabrication du journal. Cette explication n'est attestée par aucune source.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définition dans le Glossaire des termes de la presse sur le site culture.gouv.fr
  2. (fr) Dictionnaire de l'argot des typographes 1883 suivi d’un choix de coquilles typographiques célèbres et curieuses, par Eugène Boutmy, correcteur d'imprimerie, Flammarion et Marpon, Paris, 1883, Texte intégral sur Wikisource.
  3. Maurice Audin, Histoire de l'Imprimerie, Paris, A. et J. Picard, 1972, p. 435

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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