Oscillation arctique

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L’oscillation arctique (OA) est une variation de la différence de pression atmosphérique, au niveau de la mer, entre 20 N et le Pôle, d'une année à l'autre. Cette variation est reliée à l'intensité et la position moyenne des dépressions et anticyclones entre l'Arctique et les latitudes de 37 à 45 nord. Elle couvre tout l’hémisphère nord alors que d'autres oscillations similaires, comme l’oscillation nord-atlantique, couvrent des bassins océaniques particuliers.

Définition[modifier | modifier le code]

Lorsque l'oscillation arctique se trouve dans sa phase positive, il existe une plus grande différence de pression entre 20N et le Pôle, une basse pression prédomine dans l'Arctique et une haute pression dans les latitudes tempérées de la planète. Lorsqu'elle est négative les systèmes s'inversent. Il faut habituellement de quelques jours à plusieurs mois pour que les situations s'inversent ainsi et c'est ce que l'on nomme l'oscillation[1]. Ce schéma de la situation en surface est intiment lié à la situation dans la haute troposphère et la stratosphère. La stratosphère tend à se refroidir durant la phase positive, et inversement durant la phase négative. Cela a pour conséquence de renforcer le vortex polaire en phase positive[2].

Effets[modifier | modifier le code]

Lors des périodes positives de l'indice, l'Europe et l'Asie enregistrent des températures plus chaudes qu'à l'accoutumée alors qu'il fait plus froid dans le nord du Canada. Lors de périodes négatives, l'inverse se produit[1].

Par exemple, lors du mois de décembre 2010 (qui a été froid et neigeux sur une grande partie de l'Europe), ou bien lors du mois de juillet 2011 (mois de juillet le plus froid depuis 30 ans, en France), l'oscillation arctique était fortement négative.[réf. nécessaire]

Relation avec d'autres oscillations[modifier | modifier le code]

Il existe un débat pour savoir si l’oscillation nord-atlantique est une vue régionale, au niveau de l'Atlantique Nord, de l’oscillation arctique ; ou bien si l’oscillation nord-atlantique a une existence physique[3]. L'approche actuelle tend à privilégier la première hypothèse.
El Niño pourrait favoriser un réchauffement de la stratosphère, et donc une phase négative de l'oscillation. Cependant, dû au fait que la réaction de l'atmosphère à El Niño n'est pas immédiate et doit se propager, cet effet ne se fait sentir qu'en fin d'hiver. Cette approche est par exemple utilisé par le Met Office[4]. D'autres organismes, tel que le KNMI, considère qu'El Nino n'a pas d'effet sur les hivers européens[5]. Il existe également un lien avec l'oscillation quasi-biennale (OQB). L'oscillation arctique tend à être négative dans la phase d'Est de la OQB[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Service météorologique du Canada, « Des indices pour éclaircir les mystères du climat », Bulletin Science et Environnement, Environnement Canada,‎ avril 2001 (consulté le 1 août 2008)
  2. a et b (en) Mark P. Baldwin, « The Arctic Oscillation and its role in stratosphere-troposphere coupling », Stratospheric Processes And their Role in Climate, Université de Toronto (consulté le 18 février 2009)
  3. (en) Maarten H. P. Ambaum , and, Brian J. Hoskins et David B. Stephenson, « Arctic Oscillation or North Atlantic Oscillation? », Journal of Climate, Boston, American Meteorological Society, vol. 14, no 16,‎ août 2001, p. 3495–3507 (DOI <3495:AOONAO>2.0.CO;2 10.1175/1520-0442(2001)014<3495:AOONAO>2.0.CO;2, lire en ligne)
  4. (en) S. Ineson et A. A. Scaife, « The role of the stratosphere in the European climate response to El Niño », Nature Geoscience, Scientific American,‎ 7 avril décembre, p. 32 - 36 (ISSN 1752-0894, DOI 10.1038/ngeo381, résumé)
  5. (nl) « El Niño op hoogtepunt », Nieuws, KMNI,‎ mai décembre (consulté le 18 février 2009)