Nuits attiques
Les Nuits attiques (en latin Noctes Atticae) sont une compilation antique du IIe siècle due au grammairien Aulu-Gelle, divisée en 20 livres de notes de l'époque (résumés d'ouvrages, souvenirs de cours, recherches personnelles, etc.), dont le huitième est perdu.
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Rédaction [modifier]
Aulu-Gelle reçoit l'éducation traditionnelle correspondant à son statut social, et se doit dès lors d'effectuer un séjour à Athènes, où il suit cours et conférences de maîtres célèbres, dont le néoplatonicien Favorinus et de Fronton, orateur, grammairien, rhétoricien et avocat. C'est pendant ce séjour qu'il compose les Nuits Attiques : il leur donne ce titre parce que, comme il l'écrit lui-même, il compose cet ouvrage à Athènes, en Attique donc, pendant les soirées d'hiver ; l'histoire considère que ce voyage a lieu vers l'an 177. La littérature, les arts, la philosophie, l'histoire, le droit[1], la géométrie, la médecine, les sciences naturelles et la météorologie, et la géographie sont des sujets abordés.
« Enfin, à l'extrémité du monde est un pays appelé Albanie, où naissent des hommes dont la chevelure blanchit dès l'enfance, et qui voient mieux la nuit que le jour[2]. »
Il va de soi que l'auteur ne parle pas de l'Albanie ; au second siècle, l'Albanie actuelle n'est pas « aux extrémités du monde. »
Auteurs préservés [modifier]
Figurent au livre I, chapitre 3 des fragments du Sur l’Amitié du philosophe Théophraste.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
Références [modifier]
- Zehnacker et Fredouille 2005, p. 337.
- Nuits Attiques, livre IX.
Bibliographie [modifier]
Éditions [modifier]
- Consulter la liste des éditions de cette œuvre

Monographies [modifier]
- Hubert Zehnacker et Jean-Claude Fredouille, Littérature latine, Presses Universitaires de France, coll. « Quadrige », 2005 (ISBN 2-13-055211-0)
Liens externes [modifier]
- PHI Latin Texts : texte latin (ed. K. Marshall, 1968).
- Latin Library : texte latin (certains livres seulement).
- remacle.org : texte latin et traduction française pour les livres I à III seulement (éd. Nisard de 1865) ; traduction pour tous les livres (éd. Garnier).