Myth : Les Seigneurs damnés

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Myth : les Seigneurs damnés
Éditeur Bungie
Développeur Bungie

Date de sortie 31 octobre 1997[1]
Genre Stratégie en temps réel
Plate-forme Mac OS, Windows
Média CD-Rom
Contrôle Clavier, Souris

Myth : Les Seigneurs damnés est un jeu vidéo de stratégie en temps réel (STR) développé par Bungie. Il constitue le premier opus de la série des jeux de stratégie en temps réel Myth et précède Myth II : Le Fléau des âmes et Myth III: The Wolf Age. Le jeu est publié le 31 octobre 1997 sur PC et Mac. Il met de côté l'aspect de gestion des ressources des jeux de stratégie en temps réel classiques comme Dune II ou Warcraft pour se concentrer sur l'aspect tactique des combats[2].

Le jeu emprunte à des univers tels que ceux du Seigneur des anneaux ou de Conan le Barbare. C'est un jeu de stratégie manichéen, opposant les forces du bien (les Humains) aux forces du mal (Les seigneurs damnés). Le théâtre des combats est constitué de prairies, marais, fleuves, montagnes, cols enneigés ou encore déserts et s'étale sur 25 missions[1],[3].

Un narrateur intervient entre chacune d’elles, via son journal de guerre. Il relate, au fur et à mesure, la progression du joueur sur les territoires conquis par les damnés. Le scénario est riche en rebondissements.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le jeu se déroule à une époque indéterminée. Bien longtemps auparavant, les armées des forces des ténèbres envahissent les terres des hommes. Trente ans leur suffisent pour réduire a néant les villes libres de l’est. Tout espoir semble perdu jusqu’à ce que la ville libre de Madrigal, à l'Ouest, leur oppose une farouche résistance, et décide de rassembler les différents peuples des hommes entre eux pour lutter contre cet ennemi commun.

Principe[modifier | modifier le code]

Le titre s'appuie sur une façon originale de gérer les unités, avec une dimension très stratégique. Alors que des jeux tels que Command and Conquer : Alerte rouge, ou Total Annihilation donnent la possibilité de produire des unités en grand nombre, grâce à la construction de bases et de structures annexes, Myth ne le permet pas. Les unités sont distribuées dès le départ, et il faut en prendre soin pour remporter la bataille. Toutes les unités perdues au combat ne seront pas remplacées. Généralement, le joueur démarre avec un groupe allant de 5 à 30 unités en début de mission. C’est avec ce nombre restreint qu'il faut affronter les ennemis - directement, en leur tendant des pièges ou encore en les contournant pour les prendre par surprise. Il faut mettre a profit la topographie de la carte, la météorologie, les aptitudes et les faiblesses de chaque type d'unité pour vaincre les forces du mal et sauver le plus possible de ses combattants.

Le jeu offre six types d’unités :

  • Le guerrier : équipé d'une cotte de mailles, d'une épée et d'un bouclier, le guerrier est plus efficace en groupe que seul. Sa vitesse de déplacement est normale. Le guerrier sacrifie sa liberté de mouvement en combat au profit d’une solide et encombrante protection d’acier. Il existe un second type de guerrier, le Capitaine, distribué dans quelques missions seulement et beaucoup plus fort que les autres.
  • Le « Fou de guerre » : ses caractéristiques sont à l'inverse de celle du guerrier. Il combat sans protection, de façon très volontaire. Il n’est pas gêné par une grosse armure, et est très efficace en combat. Il utilise une grande épée a deux mains et on peut rapprocher cette unité du barbare des jeux de rôle traditionnels.
  • L’archer : il est plus efficace en groupe et peut atteindre des cibles lointaines. Parfois, c’est la seule unité capable de se défendre contre certains damnés, comme les redoutables Wight ou les Fetchs. L’archer est particulièrement vulnérable au corps à corps, d’autant qu’il se déplace lentement.
  • Les géants de la forêt : c'est l’unité la plus forte du jeu mais elle est loin d’être invulnérable. Ils sont assez proches des Ents du Seigneur des anneaux.
  • Les Nains : le nain lance sur ses ennemis des cocktails Molotov qui explosent sur le sol. Bien utilisées, les charges explosives des nains sont capables de détruire des groupes entiers de throlls. Cependant, son pouvoir dévastateur peut se retourner contre lui et le reste de vos unités. Sa vitesse de déplacement se situe entre celle d’un guerrier et celle d’un archer. Il est vulnérable aux lances des sans-âme et n’a pas beaucoup de points de vie. Les cours d'eau et la pluie le rendent de surcroît parfaitement inopérant.
  • Le compagnon : c’est un personnage armé d’une simple pelle mais capable de soigner les autres unités, de les guider et de prendre les objets importants.

Ambiance[modifier | modifier le code]

Graphisme et Son[modifier | modifier le code]

Les développeurs ont cherché à rendre crédible l'univers de Myth. La palette de sons est riche : chant des oiseaux, bruits de geysers, d'animaux creusant dans les dunes, de chevaux apeurés, de chiens, de loups, dans le lointain, participent à installer l'ambiance et contribuent a une bonne immersion dans le jeu.

Le moteur graphique de Myth permet au joueur de faire pivoter la vue de haut en bas, de gauche à droite, en avant, en arrière, de zoomer avec la caméra. Un filtre améliore le rendu. Tout est en 3D, sauf les arbres et les personnages. À la sortie du jeu, en 1997, le moteur permettait à des ordinateurs à la configuration relativement modeste de faire tourner Myth[réf. nécessaire]. Il était toutefois préférable d’avoir une carte 3D Voodoo 2 pour profiter de la meilleure qualité[réf. nécessaire].

Musique[modifier | modifier le code]

La musique a été composée par Martin O'Donnell et Michael Salvatori (qui ont également travaillé sur Halo). Les thèmes, à l'exception de celui du prologue, ne dépassent pas la minute.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Le Gameplay de Myth se base sur la tension induite par le petit nombre d'unités à tâcher de faire survivre. L'ambiance doit beaucoup à ce stress.

Il existe plusieurs niveaux de difficulté, un facile pour découvrir le jeu, un mode normal qui constitue un bon compromis entre plaisir de jeu et difficulté et deux modes difficiles, héroïque et légendaire, qui proposent un défi intéressant aux joueurs expérimentés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Michael E. Ryan, « Test de Myth: The Fallen Lords », sur Gamespot.com,‎ 11 décembre 1997.
  2. (en) Bruce Geryk, « L’histoire des STR – Les premiers résultats de l’évolution des STR », GameSpot.com (consulté en 15/10/2011)
  3. (en) Calvin Hubble, « Test de Myth: The Fallen Lords », sur Gamerevolution.com,‎ 6 mai 2004.