Massacre de Lawrence

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38° 57′ 51″ N 95° 14′ 09″ O / 38.96427, -95.2359

Gravure représentant le massacre de Lawrence.

Le massacre de Lawrence perpétré contre la ville de Lawrence (Kansas) au petit matin du 21 août 1863, fut un épisode sanglant de la Guerre de Sécession.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers la fin de l’automne 1862, les guérilleros de William Quantrill, venus du Missouri multiplient les exactions au Kansas, qui est abolitionniste. Thomas Ewing, commandant des forces de l'Union au Kansas, est décidé à faire cesser les raids. À Kansas City, il fait arrêter les épouses et les sœurs de plusieurs hommes de la bande, lesquelles étaient soupçonnées de les aider et de les approvisionner. Le 14 août 1863, le bâtiment où elles sont détenues s'effondre, faisant cinq mortes.

Quantrill, décidé à se venger, rassemble 450 hommes qu'il dirige vers Lawrence (Kansas), ville qu'il déteste car on a voulu l'y pendre en 1861. Parmi ces hors-la-loi, se trouvent Frank James, Cole et Jim Younger.

Les guérilleros de William Quantrill atteignirent la ville à l’aube du 21 août, assassinant une partie de ses citoyens et pillant leurs demeures avant d’incendier les bâtiments publics. Les habitants de Lawrence étaient encore endormis quand les raiders pénétrèrent dans la ville et ne purent se grouper pour organiser une quelconque forme de défense[1].

Les guérilleros forcèrent l’entrée des maisons et abattirent froidement leurs occupants. Quant à ceux qui tentèrent de s’enfuir, ils les tirèrent comme des lapins. Les supplications des épouses ou des mères pour épargner leurs maris ou leurs fils n’eurent aucun impact. La valse de meurtres, de pillages et de destructions dura jusqu’à dix heures du matin : plus de 180 hommes et garçons avaient été tués[2], 185 bâtiments brûlés et la plupart des magasins et des banques pillés. Le sénateur James Henry Lane (en) habitait à Lawrence et sa tête était mise à prix par les guérilleros. Averti à temps de leur présence dans la ville, il s’échappa en traversant un champ de maïs, encore vêtu de sa robe de chambre.

Deux heures plus tard, après avoir rassemblé une centaine de citoyens, James Henry Lane attaquait les arrières de la bande des raiders près de Brooklyn (Kansas)[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr)[PDF]« Le massacre de Lawrence selon un officier général par Wiley Britton », sur www.chab-belgium.com (consulté le 5 juillet 2010)
  2. Donald L Gilmore, Civil War on the Missouri-Kansas border, 2005, Pelican Publishing Company, (ISBN 978-1589803299), pages 157-158.