Maladie de Menkès

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Maladie de Menkès
Classification et ressources externes
Menkes disease1.jpg
IRM cérébrale montrant des espaces sous-arachnoïdiens extra-axiaux bilatéraux très élargis avec gliose dans les deux régions pariéto-occipitales postérieures, élargissement du ventricule latéral gauche et des gyri cérébelleux[1].
CIM-10 E83.0
CIM-9 759.89
OMIM 309400
DiseasesDB 8029
MedlinePlus 001160
eMedicine neuro/569  ped/1417 derm/715
MeSH D007706
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La maladie de Menkès est un trouble du métabolisme du cuivre résultant d’une mutation du gène codant l’enzyme responsable du transport intracellulaire du cuivre.
Les principales manifestations sont neurologiques, accompagnées d'un changement de la texture des cheveux caractéristique de la maladie.

Autres noms[modifier | modifier le code]

  • Kinky hair syndrome

Étiologie[modifier | modifier le code]

Mutation du gène MNK 300011 (en) localisé sur le locus q13.3 du chromosome X codant une protéine transporteuse du cuivre.
Le trouble enzymatique entraîne une baisse ou une augmentation de la concentration tissulaire du cuivre et une baisse de l’activité enzymatique ayant le cuivre comme coenzyme comme la dopamine bêta hydroxylase (DBH) et la lysyle oxydase.

Incidence et prévalence[modifier | modifier le code]

L’incidence de cette maladie est de un enfant sur 300 000 naissances soit 2 par an en France.

Description[modifier | modifier le code]

Le garçon nouveau-né présente un retard de croissance intra-utérin et ne présente aucune manifestation. Vers l’âge de deux à trois mois, une hypotonie, un arrêt du développement neurologique et de la croissance, des convulsions avec microcéphalie apparaissent. Parallèlement, les cheveux présentent les caractéristiques de la maladie : clairsemés, courts, torsadés, épais et légèrement pigmentés. Le diagnostic est fait habituellement vers huit mois. La progression de la maladie entraîne une détérioration neurologique profonde avec un décès vers l’âge de quatre ans. Cette maladie ne touche plus forcément que les garçons, une petite fille française exprime elle aussi la maladie[2]. Une association sur la maladie de Menkès existe aujourd'hui[3].

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Clinique[modifier | modifier le code]

  • Mâchoire grossière avec joues pendantes
  • Dépression de la partie basse du sternum
  • Hernie ombilicale ou inguinale
  • Manifestations neurologiques apparaissant vers deux à trois mois

Biologie[modifier | modifier le code]

Génétique[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs techniques génétiques permettent de mettre en évidence une mutation (80 % des cas) ou une délétion (20 % des cas).

Diagnostic différentiel[modifier | modifier le code]

Traitement symptomatique[modifier | modifier le code]

Le traitement symptomatique précoce consiste à injecter un chélate cuivre-histidine en sous-cutané[4],[5]. Cependant le cuivre ainsi administré a tendance à s'accumuler dans les reins des patients et occasionner des insuffisances rénales secondaires. Une administration conjointe de disulfirame, prometteuse pour atteindre préférentiellement les organes-cibles, cerveau notamment, est à l'étude chez les animaux de laboratoire[6],[7].

Conseil génétique[modifier | modifier le code]

Mode de transmission[modifier | modifier le code]

Transmission récessive liée à l'X

Diagnostic prénatal[modifier | modifier le code]

Si la mutation parentale est connue, le diagnostic prénatal est possible.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Asok Datta, Taraknath Ghosh, Kaustav Nayak, Mrinalkanti Ghosh, « Menkes kinky hair disease: A case report », Cases Journal, vol. 1, no 1,‎ 18 septembre 2008, p. 158 (ISSN 1757-1626, PMID 18801184, DOI 10.1186/1757-1626-1-158, lire en ligne)
  2. Site « Un avenir pour Marion »
  3. www.maladie-de-menkes.eu
  4. « Le cuivre dans la maladie de Menkes », sur www.pharmacorama.com/ezine,‎ 17 février 2008 (consulté le 23 mai 2014)
  5. (en) Kodama H, Fujisawa C, Bhadhprasit W, « Inherited copper transport disorders: biochemical mechanisms, diagnosis, and treatment », Curr Drug Metab, vol. 13, no 3,‎ 2012, p. 237-50. (PMID 21838703, PMCID PMC3290776) modifier
  6. (en) Nomura S, Nozaki S, Hamazaki T, Takeda T, Ninomiya E, Kudo S, Hayashinaka E, Wada Y, Hiroki T, Fujisawa C, Kodama H, Shintaku H, Watanabe Y, « PET Imaging Analysis with 64Cu in Disulfiram Treatment for Aberrant Copper Biodistribution in Menkes Disease Mouse Model », J Nucl Med, vol. 55, no 5,‎ 2014, p. 845-51. (PMID 24627433, DOI 10.2967/jnumed.113.131797) modifier
  7. « Les pouvoirs curatifs du cuivre contre la maladie de Menkes », sur www.bulletins-electroniques.com/actualites,‎ 23 mai 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche Orphanet sur le syndrome de Menkès [1]
  • (en) Online Mendelian Inheritance in Man, OMIM (TM). Johns Hopkins University, Baltimore, MD. MIM Number: 309400[2]
  • (en) GeneTests: Medical Genetics Information Resource (database online). Copyright, University of Washington, Seattle. 1993-2005 [3]