Le Viol de Nankin

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Le Viol de Nankin
Auteur Iris Chang
Préface William C. Kirby
Genre Essai historique
Version originale
Titre original The Rape of Nanking: The Forgotten Holocaust of World War II
Éditeur original BasicBooks (Penguin Books)
Langue originale Anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution originale 21 novembre 1997
ISBN original 0786727608
Version française
Traducteur Corinne Marotte
Lieu de parution Drapeau de la France France
Éditeur Éditions Payot et Rivages
Collection Essais Payot
Date de parution novembre 2007
Type de média Livre papier
Couverture Rick Pracher
Nombre de pages 384
ISBN 2-228-90259-4

Le Viol de Nankin (The Rape of Nanking: The Forgotten Holocaust of World War II) est un essai historique publié en 1997 par la journaliste Iris Chang.

Le livre[modifier | modifier le code]

Cet essai présente une histoire du massacre de Nankin (1937-1938). Il s'agit d'un des premiers livres en anglais présentant cet épisode de la Guerre sino-japonaise (1937-1945) au monde occidental. Les événements sont racontés selon les points de vue des Japonais, des victimes, et des Occidentaux. L'auteur raconte aussi comment des Américains et des Européens ont contribué à sauver un grand nombre de Chinois. Iris Chang a retrouvé en 1996 le journal d'un de ces sauveteurs, un homme d'affaires affilié au parti nazi, John Rabe, et l'a rendu public. Ceci a contribué à attester de la réalité du massacre, toujours contestée par le Japon. Il semble cependant que l'ampleur du massacre ait été surestimée par l'auteur (voir la préface de Robert Frank dans la dernière édition française du livre).

Origine du projet[modifier | modifier le code]

Enfant, Iris Chang fut horrifiée par le récit que ses parents lui firent du massacre de Nankin. Son père et sa mère, tous deux enseignants ayant émigré aux États-Unis après la seconde guerre mondiale, lui racontèrent que durant l'occupation de Nankin en 1937 « les soldats de l'Armée impériale japonaise découpaient les bébés non pas en deux mais en trois ou quatre morceaux »[1].

Adolescente, Iris fit en vain des recherches à propos du massacre de Nankin dans les différentes librairies publiques de Champaign-Urbana, une commune de l'État d'Illinois où sa famille résidait. Ce n'est qu'au début des années 1990, qu'Iris, mariée et installée à Santa Barbara, entendit de nouveau parler du massacre de Nankin à l'occasion de la sortie de deux documentaires traitant du sujet, notamment Magee's Testament, qui montre des séquences d'un film tourné à Nankin même par le missionnaire américain John Magee, à l'époque des faits en 1937[2]. Iris prit contact avec les producteurs des documentaires et se retrouva rapidement en relation avec des activistes d'origine chinoise désireux de faire connaître au monde entier les atrocités commises à Nankin par les Japonais.

En 1994, ce qu'elle apprit et les images qu'elle vit à une conférence, tenue à Cupertino (Californie) et commémorant les victimes des atrocités perpétrées à Nankin en 1937, la déterminèrent à entreprendre les recherches nécessaires à la rédaction d'un livre retracant l'histoire du massacre de Nankin[1].

Source de la traduction[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Iris Chang, The Rape of Nankin, Penguin Books,‎ novembre 1997, 304 p. (ISBN 2-228-90259-4), p. 8.
  2. (en) « Trailing a massacre », China Daily (consulté le 13 décembre 2014).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William Guéraiche, « Controverse universitaire sur les violences en Chine », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, 100 | 2007. [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Massacre de Nankin.

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