Le Baiser de la pieuvre

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Le Baiser de la pieuvre
Image illustrative de l’article Le Baiser de la pieuvre
Le Rêve de la femme du pêcheur d’Hokusai à l’origine du roman

Auteur Patrick Grainville
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Seuil
Collection Cadre rouge
Date de parution 2010
Nombre de pages 256
ISBN 2021000192
Chronologie

Le Baiser de la pieuvre est le vingt-deuxième roman de Patrick Grainville, publié aux éditions du Seuil en 2010.

Historique[modifier | modifier le code]

Les peintres sont au cœur de l’œuvre de Patrick GrainvilleJacques Callot dans La Lisière (1973), Jan van Eyck dans L'Atelier du peintre (1988), George Catlin dans Bison (2014), etc. Le peintre japonais Hokusai est l’auteur d’une estampe érotique et fantastique : Le Rêve de la femme du pêcheur. On y voit l’extase d’une femme nue étreinte par deux pieuvres. Patrick Grainville entreprend de raconter l’histoire de ces amantes surnaturelles. Avec Le Baiser de la pieuvre, il prolonge une nouvelle fois l’imaginaire d’un tableau célèbre et lui propose son équivalence littéraire. On retrouve entre autres le thème de l’animalité présent dans tous ses livres mais porté à travers l’estampe au paroxysme de l’art et de la transgression. L'onirisme propice aux situations érotiques renvoie également à une tradition japonaise magnifiée par Yasunari Kawabata dans Les Belles Endormies[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Sur une île asiatique luxuriante et volcanique, Haruo, un adolescent voyeur, assiste à l’union amoureuse de la femme et de la bête. La scène va le frapper de stupeur et de désir. Le roman raconte comment Haruo se délivre peu à peu de l’hallucination primordiale pour rejoindre la belle Tô, l’amante de la pieuvre

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le Baiser de la pieuvre est bien accueilli, à l’instar du Paradis des orages à sa sortie en 1986, auquel il est comparé, réédité concomitamment en 2010 avec Les Flamboyants et L'Orgie, la Neige[2] et considéré dès lors comme un « classique de l'érotisme »[3]. La critique salue le style de l’auteur, imagé et virtuose, bien que parfois trop touffu, proche d’un Le Clézio, de quelques années son aîné. Au service d’une œuvre qui n’a pas peur d’oser, Patrick Grainville rompt par contre avec « l’humanisme puritain » de ce dernier et a le mérite de décomplexer la littérature[4].

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La belle endormie et la pieuvre géante, Alice Ferney, Le Figaro, 14 janvier 2010.
  2. Les Flamboyants / Le Paradis des orages / L'Orgie, la Neige, regroupés dans la Collection Opus, éditions du Seuil, 2010 (ISBN 2021018903).
  3. L'estampe érotique de Patrick Grainville, par Baptiste Liger, Lire, publié le 1er février 2010.
  4. Le Victor Hugo du sexe, Jacques-Pierre Amette, Le Point du 11 février 2010, p. 126.