Gérone

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Gérone
Vue générale de Gérone, sur l'Onyar.
Vue générale de Gérone, sur l'Onyar.

Drapeau
Blason
Drapeau Blason

Géolocalisation sur la carte : Catalogne

(Voir situation sur carte : Catalogne)
Gérone

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
Gérone
Données générales
Toponyme local - Girona (officiel) (ca)
- Gerona (es)
Statut Municipio
Pays Drapeau d'Espagne Espagne
Communauté autonome Catalogne Catalogne
Province Province de Gérone Province de Gérone
Comarque Gironès
District judic. Gérone
Code postal 17.001 à 17.007
Gentilé - gironí / ina (ca)
- gerundense (es)
- géronais (fr)
Données géographiques
Coordonnées 41° 59′ 04″ N 2° 49′ 16″ E / 41.984444, 2.82111141° 59′ 04″ Nord
       2° 49′ 16″ Est
/ 41.984444, 2.821111
  
Superficie 38,97 km2
Altitude moy. 70 m
Distance(s) Gérone est à 721 km de Madrid.
Population (INE)
 - total :
 - densité :
 - année :

94 484 hab.
2 306,49 hab./km2
2008
Rivière(s) Le Ter, l'Onyar, le Güell et le Galligants
Politique
Maire
 - parti
 - mandat
Carles Puigdemont
Convergence et Union
2011-2015
Site web www.ajuntament.gi (ca)(es)(de)(en)(fr)(it)
Culture
Saint patron Saint Narcisse (29 octobre)

Gérone (officiellement et en catalan Girona, Gerona en espagnol, Gironne en vieux français) est une ville située dans le nord-est de l'Espagne en Catalogne. Elle est la capitale de la province de Gérone ainsi que de la comarque du Gironès, et comptait environ 95 000 habitants en 2005.

Sommaire

[modifier] Géographie

La ville de Gérone est située au confluent des rivières Onyar, Güell, Galligants et Ter, à une altitude de 70 m, dans ce qu'on appelle el pla de Girona (« la plaine de Gérone »).

Le territoire municipal de Gérone est limitrophe au nord avec les communes de Sant Julià de Ramis et Sarrià de Ter ; à l'est avec celles de Celrà et Juià ; au sud-est avec celle de Quart ; au sud-ouest avec celles de Fornells de la Selva et Vilablareix ; et enfin à l'ouest avec celles de Salt et Sant Gregori.

Article détaillé : Province de Gérone#Climat.

[modifier] Histoire

[modifier] Fondation de Gérone

Les premiers habitants reconnus de la région furent les Ibères de la tribu des Indigetes établis dans des noyaux de peuplement autour de la plaine de Gérone, particulièrement à l'endroit où se dresse maintenant le village de Sant Julià de Ramis. Durant la guerre opposant Sertorius à Pompée (82-72 av. J.-C.), ce dernier fit construire un oppidum sur la Voie Heraclea (future Via Augusta) pour la défendre contre les troupes levées par Sertorius. C'est donc pour répondre à des nécessités stratégiques que fut fondée Gérone baptisée alors Gerunda. L'étymologie de ce toponyme n'est pas claire, mais pourrait peut-être signifier entre le Undarios nom qui désignait en langue ibère la rivière Onyar.

Le bourg nouvellement édifié fut occupé par les habitants de Sant Julià de Ramis qui apparemment furent obligés de rejoindre l'oppidum. La position stratégique de la ville sur l'artère constituée par la Via Augusta la transforma en un pôle régional. Le finage de Gérone se composait alors d'une urbe (la partie urbanisée) entourée d'un ager (la zone cultivée), disposition traditionnelle de l'organisation territoriale romaine. Bien que Gerunda se trouvât enclavée à l'intérieur des terres, elle disposait d'un lien solide avec l'espace maritime, étant reliée au port d'Emporiæ première colonie romaine du Nord-Est péninsulaire, occupée durant la deuxième guerre punique et voisine de la cité grecque fondée ultérieurement.

[modifier] Moyen Âge

Les Wisigoths dirigèrent la région depuis la chute de l'empire romain jusqu'à l'arrivée des Maures. En 785, Charlemagne s'empara de la ville.

Elle fut assiégée par Phillipe III le Hardi, roi de France parti en guerre contre le roi d'Aragon, du 26 juin au 7 septembre 1285. Il ravagea la ville et la sépulture de Saint-Narcisse, patron de Gérone dont le tombeau se situait dans la cathédrale de Santa Maria. Selon la tradition, un énorme essaim de mouches sortit de la sépulture et refoula l’armée française. 20 000 soldats et 15 000 chevaux auraient péri, le roi de France mourut lui-même à Perpignan emporté par les fièvres. Dès lors le patron de Gérone est appelé « le Saint aux mouches » et le jour de sa fête, le 18 mars, le dicton « À Sainte-Narcisse les mouches, aux pêcheurs les touches » lui est directement dédié.

[modifier] Époque moderne

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Français assiégèrent plusieurs fois Gérone, dont en 1653 et 1694[1].

Napoléon prit la ville en 1809 après un siège de 7 mois. Gérone fut la préfecture du Département du Ter de 1812 à 1814, quand Napoléon Ier incorpora la Catalogne dans l'Empire Français. Les remparts de la ville furent en partie abattus au XIXe siècle pour permettre son expansion.

[modifier] Culture et patrimoine

Gérone jouit d'une richesse culturelle et patrimoniale importante, dont elle sait tirer parti. En effet le tourisme joue un grand rôle dans l'économie de la ville, qui compte environ 300 000 visiteurs par an.

[modifier] Patrimoine architectural

La cathédrale de Santa Maria
La Lleona et son fameux derrière
Les bains, à tort appelés « arabes »


[modifier] Le Barri Vell

Le Barri Vell (Vieux quartier) correspond à la vieille ville de Gérone, délimitée par les murailles médiévales et les bastions de l'époque moderne. C'est la Gérone d'avant 1895, avant la démolition des remparts du Pla de Girona. En son sein l'on trouve ses principaux monuments, ainsi que les constructions originelles de la ville.

Ce quartier fut l'objet d'une profonde rénovation à partir de 1982 de la part de la municipalité, en vue de sa valorisation touristique. À peine deux décennies plus tard, le Barri Vell est devenu l'attraction touristique majeure de Gérone, avec la majeure partie de ses constructions restaurées, surtout dans le ghetto juif, le Call Jueu.

[modifier] La cathédrale de Santa Maria

Édifiée entre les Xe et XIIIe siècles, elle comporte des éléments d'architecture romane, gothique et baroque à la fois. Elle possède la nef gothique la plus large en portée du monde (23 m), tous styles confondus, après celle de la basilique Saint-Pierre de Rome. Elle abrite deux musées où l'on peut admirer le célèbre tapis de la Création (qui est un fac-similé, pour préserver l'original).

[modifier] L'église Sant Feliu

Église construite au XIIe siècle sur la tombe de Saint Félix l'Africain.


À côté de l'édifice se trouve la célèbre Lleona (lionne), un des symboles de la ville. Il s'agit d'une statue médiévale représentant une lionne grimpée sur une colonne. La légende veut que tout bon Gironais partant en voyage, ou tout voyageur de passage rentrant chez lui, se doit de baiser son derrière pour que la chance lui sourie. La statue actuelle est en fait une copie ; l'original est conservé au Museu d'Art.

[modifier] Le monastère de Sant Pere de Galligants, Musée d'Archéologie de Catalogne

L'ancienne abbaye bénédictine de Sant Pere (Saint Pierre) de Galligants est une des constructions les plus réussies ayant survécu du passé roman de Gérone. Commencée en 992, la nef actuelle date de 1130, de même que le clocher octogonal de style lombard. Elle possède également un cloître de style roman également, datant d'entre 1154 et 1190. Il recueille actuellement la partie gironaise du Musée d'archéologie de Catalogne.

[modifier] Le quartier juif

Le Call Jueu est un enchevêtrement de rues médiévales du Barri Vell. C'est là que vivait (avant le décret d'expulsion des Juifs d'Espagne de 1492) la communauté juive de la ville. Il s'agit de l'un des quartiers médiévaux les mieux conservés d'Europe, et du plus grand de la péninsule ibérique. On y trouve notamment l'ancienne synagogue, aujourd'hui transformée en dépendance de l'université de Gérone. Au nord du Call se dresse Montjuïc (le mont juif).

[modifier] Les bains arabes (Banys àrabs)

Abusivement appelés « arabes », ils n'ont en fait jamais été construits par les musulmans. Inspirés des thermes et bains publics romains, ils sont décorés d'éléments d'inspiration orientale, comme la coupole laissant passer la lumière céleste. L'édifice extérieur, de style roman, fut construit en 1194, avec une structure imitant la distribution des bains musulmans, selon la mode de l'époque. Sous restructuration fin 1200, les bains seront fermés au XVe siècle. En 1671, ils sont mis à la disposition du couvent des Capucins, qui les utilisèrent comme local, pour la cuisine ou la lessive. Le lieu rouvrira au public en 1929. Ils sont situés Carrer Ferran el Catòlic.

[modifier] Les remparts (les muralles en catalan)

Les remparts entourant le Barri Vell ont fait l'objet d'une restauration voire d'une reconstruction partielle, rendant possible une promenade panoramique depuis ses hauteurs.

[modifier] Les maisons et les ponts de l'Onyar

 ;

[modifier] La Farinera Teixidor et la Casa de la Punxa

 ;

[modifier] Le parc de la Devesa

 ;

[modifier] La Rambla de la Llibertat

 ;

[modifier] La Plaça de la Independència

Plaça de la Independència

La Plaça de la Independència, en référence à la Guerre d'indépendance espagnole et non à l'indépendance de la Catalogne, est une des places les plus célèbres et fréquentées de la ville. Située dans le Barri del Mercadal, en centre-ville, la place occupe l'espace de l'ancien couvent de Sant Agustí, ce qui explique qu'elle soit également connue sous le nom de Plaça de Sant Agustí. Son architecture néoclassique rappelle celle austères et identiques, avec des arcades au rez de chaussée, dans un style similaire à celle de la Plaça Reial de Barcelone. Au centre de la place, on trouve un groupe de sculptures duXIXe siècle dédiées aux défenseurs de la ville pendant les sièges de 1808 et 1809.À l'intérieur de ce place se trouvent des établissements connus partout pour son histoire et antiquité, comme le Café Royal, le Cinema Albéniz et Casa Marieta[2].


[modifier] Patrimoine culturel

Cette section est en cours d'élaboration.

[modifier] Économie

Gérone est, depuis plusieurs années, une des grandes villes d'Espagne où le revenu par habitant est le plus haut. Elle est également considérée, selon plusieurs enquêtes publiées dans les magazines d'information générale, comme la ville où il fait le plus bon vivre en Espagne.

La ville abrite une usine du confiseur allemand Haribo.

[modifier] Jumelages

À travers le programme de relations extérieures de la municipalité de Gérone, la ville s'est jumelée avec plusieurs villes du monde.

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 166-167
  2. Diario de Gerona el 20 de agosto del 2000


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