Flexographie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Une plaque d'impression flexographique

La flexographie est un procédé d'impression en relief proche de la typographie. La forme imprimante est en photopolymère.

L'utilisation de ce procédé se retrouve dans l'impression de cartons ondulés, sacs plastiques, etc. ainsi que pour certains journaux en Allemagne.

Ce procédé d’impression est en pleine croissance due à son prix économique et à son respect de l’environnement. La partie la plus importante de l’impression est l’application des encres.

Historique[modifier | modifier le code]

Flexographie vient du grec flexos : souple et graphein : écrire.

Nom donné en 1953 par un groupe d'imprimeurs-transformateurs américains au procédé d'impression en relief dit procédé à l'aniline. [réf. nécessaire]

La flexographie existe bien avant les années 1970. À l’origine, on parlait d’impression d’encre à aniline, puisque dans les premiers stades de la flexographie, on utilisait le colorant d'encre aniline. En raison de sa toxicité, son utilisation dans les emballages alimentaires a été interdite. Il y avait également des problèmes de résistance au frottement et à la migration. Finalement, des changements et des améliorations ont été apportés, le remplacement de l’aniline par des résines polyamides et autres (nitrocellulose, polyuréthane) qui accélèrent le processus de séchage et améliorent l’ensemble des impressions.

Les encres à solvants (base pigmentaire) ont commencé à être utilisées. Elles présentaient moins de risque pour l’emballage alimentaire mais elles étaient nuisibles à l'environnement. La loi américaine de protection de l’environnement de 1980 conduit les imprimeurs à tester les encres à l’eau. Aujourd'hui, grâce à la recherche et au développement, la plupart des imprimeurs ont su adapter leurs besoins en utilisant des encres à l'eau, ce qui permet de recycler les encres pour une utilisation ultérieure.

Les premières presses à « tambour central de contrepression » sont apparues en France dans les années 1975. La quadrichromie a commencé dans les années 1980 avec la venue du cliché photopolymère en remplacement du cliché caoutchouc. Ceci a bouleversé les photogravures, qui ont eu pour ce faire recours à l'infographie, aux scanners et aux tables de montage électronique. Les cylindres qui permettent de transférer le volume d'encre aux clichés s'appellent des « aniloxes ». La précision des points de quadrichromie s'est améliorée au milieu des années 1980 grâce à un revêtement céramique gravé au laser.

Le remplacement des cylindres « barboteurs » par des racles à chambre a permis à la flexographie de concurrencer l'impression héliogravure qualitativement à coûts bien moindres.

Les différentes encres[modifier | modifier le code]

En flexographie, on compte trois familles d’encres :

  • les encres à l’eau ;
  • les encres à solvants ;
  • les encres UV.

Le type de matériel d’impression et les supports (le type de substrat) définissent la série d’encre à utiliser.

Chaque type d’encre a ses avantages et ses inconvénients ; par conséquent, le type d’encre utilisé pour l'impression est déterminé par des facteurs tels que le prix, la vitesse et l'utilisation de l'emballage (l’alimentaire, le nettoyage ou les sacs boutique).

Données de références[modifier | modifier le code]

George Sickinger[1], PDG du Color Resolutions International, dit que « Avec le temps, les encres à l’eau contiendront plus de résine d’herbe et seront le modèle pour les formulations des bases à l’eau ».

Sickinger a déclaré aussi que les encres UV nécessitaient moins d'énergie et produisaient moins de déchets, tandis que la qualité était supérieure.

L’Agence de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency) a travaillé avec l'industrie flexographique sur la conception d'un projet pour aider les entreprises de flexographie à promouvoir les encres à l’eau pour leur faible consommation d'énergie et les systèmes d’encres UV puisqu'ils utilisaient moins d’encres.

Actuellement en Europe, il y a deux organismes, AIB VINCOTTE[2] et DIN CERTCO qui offrent les certifications « OK COMPOST » et « COMPOSTABLE » pour les encres utilisées dans l'impression des bioplastiques qui répondent aux critères de biodégradation et de compostage. Chimigraf[3] était l’un des premiers fabricants d’encres à obtenir, au début de l’année 2000, la certification OK COMPOST EN 13432 pour ces encres flexographiques (encres à l’eau et à solvant).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) George Sickinger
  2. (en) [PDF] VINÇOTTE
  3. (en) [PDF] VINÇOTTE

Liens externes[modifier | modifier le code]