Djalalabad

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville du Kirghizstan. Pour la ville d'Afghanistan, voir Jalalabad.
Djalalabad
Жалалабат
Blason de Djalalabad
Héraldique
Administration
Pays Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan
Province Jalal-Abad
Indicatif téléphonique +996 3722
Démographie
Population 89 004 hab. (2009)
Densité 3 618 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 56′ 15″ N 72° 59′ 10″ E / 40.9375, 72.9861 ()40° 56′ 15″ Nord 72° 59′ 10″ Est / 40.9375, 72.9861 ()  
Altitude 763 m
Superficie 2 460 ha = 24,6 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Kirghizistan

Voir sur la carte Kirghizistan administrative
City locator 14.svg
Djalalabad
Liens
Site web Site officiel

Sur les autres projets Wikimedia :

Djalalabad (en kirghiz : Жалалабат ; en russe : Джалал-Абад, Djalal-Abad) est une ville du Kirghizstan et la capitale administrative de la province de Jalal-Abad. Sa population s'élevait à 89 004 habitants en 2009.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est située au sud ouest du Kirghizstan, dans la vallée de Ferghana, sur la rivière Kougart, au pied du massif montagneux Babach Ata, à proximité immédiate de la frontière avec l'Ouzbékistan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Foyer très ancien de peuplement, située sur la Route de la soie, la ville a probablement existé dès l'antiquité, bien qu'il n'en reste pas de vestiges. Jalal-Abad est connue pour ses eaux minérales et sa station balnéaire de Hozret Ayub Païghambar. On y trouve également des ateliers de marqueterie et mobilier en bois de noyer.

Au XIXe siècle, Djalal-Abad est le terminus de la ligne ferroviaire reliant la vallée du Ferghana avec le reste de l'empire russe. C'est pourquoi, dans les années 1920, la ville est jugée suffisamment importante pour être pressentie comme future capitale de la République socialiste soviétique kirghize.

La ville, comme d'autres de la vallée de Ferghana, est le théâtre de pogroms de la part des Kirghizes contre la minorité ouzbèke, en juin 2010, provoquant la fuite d'environ 200 000 Ouzbeks dans tout le pays.

Population[modifier | modifier le code]

L'une des plus peuplées du Kirghizstan, la région abrite des populations d'origine principalement kirghize et ouzbèke, ainsi que quelques Kazakhs autour de Toktogoul.

Recensements (*) ou estimations de la population [1] :

Évolution démographique
1926* 1959* 1970* 1979* 1989*
9 687 31 234 44 285 55 369 70 855
1999* 2005 2009* 2013 -
70 401 77 900 89 004 94 300 -


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la région est basée sur l'agriculture, avec prédominance des plantations de coton et de tabac, mais aussi de fruits et légumes, de maïs, de noix, de pistaches et de miel. Tradition très ancienne, la production de soie est quasiment interrompue. La région compte plusieurs sites miniers, principalement de charbon à Kazarman. Elle compte aussi plusieurs centrales hydroélectriques, notamment l'immense barrage de Toktogoul, destiné à la production pour le Kirghzistan, mais aussi pour les républiques voisines.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La région de Jalalabad est essentiellement montagneuse. La frange la plus basse connaît un peuplement très dense, tandis que les montagnes restent très sauvages. Les possibilités d'excursions sont largement sous-estimées. La région comprend notamment Arslanbob, la plus ancienne et la plus vaste forêt de noyers du monde. Le parc naturel de Sary Chelek protège un lac de montagne magnifique et une faune extrêmement riche. Le site de pétroglyphes de Saïmalouou-Tach est le plus important d'Asie centrale. La vallée de Tchaktal conserve quelques traces de peuplement médiéval.

Illustrations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru)(fr) Recensement de 1926 : « population de séjour habituel » [1](ru) « Recensements de 1959, 1970 et 1979 sur », sur webgeo.ru« Recensements et estimations de la population depuis 1979 sur », sur citypopulation.de