Discussion:Féminisme radical
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[modifier] Raisonnable
Il me semble raisonnable d'inclure des liens externes critiques John Mullen 21 janvier 2007 à 10:20 (CET)
[modifier] Situation France aujourd'hui : hors-sujet
Il y a - ou il devrait y avoir - un article du style Inégalités de genre en France pour mettre ce paragraphe, qui n'est pas directement lié au sujet discuté par l'article présent. Ahbon? (d) 9 octobre 2008 à 12:12 (CEST) 9 octobre 2008 à 12:12 (CEST).
- En France encore aujourd'hui, on voit les rouages résistants du patriarcat. En effet, 80% du noyau dur du travail ménager est effectué par les femmes au bénéfice des hommes, ce qui constitue le pilier de l'économie domestique dont parle Christine Delphy dans L'Économie politique du patriarcat. La division socio-sexuée du travail touche bien sûr le marché du travail puisqu'il s'agit dans un système patriarcal de produire un monopole masculin des ressources et des moyens de production (98 % des propriétaires de moyens de production dans le monde sont des hommes alors que 70% de la production est assurée par des femmes). Ainsi, en France donc, les femmes connaissent le plafond de verre et la ségrégation dans des filières peu rentables (littéraires et sanitaires) alors que les hommes accèdent aux filières à haut rendement (Michèle Ferrand, Féminin Masculin, La Découverte, 2004); les femmes constituent l'écrasante majorité du sous-emploi, c'est à dire des temps partiels forcés (83 %), des CDD (60%), elles sont 80 % des salariés payés au-dessous du SMIC (Margaret Maruani, Travail et emploi des femmes, La Découverte, 2006).
[modifier] Paola Tabet: hors-sujet?
Je retire aussi ce paragraphe, qui me semble plus approprié dans un article sur les Inégalités de genre, puisqu'il peut être intégré dans n'importe quel article sur le féminisme. Ahbon? (d) 9 octobre 2008 à 12:52 (CEST)
- En effet, comme le montre Paola Tabet dans La Construction sociale de l'inégalité des sexes, la division du travail entre les sexes ne se fait pas selon la difficulté des tâches (les femmes selon les sociétés font toutes les tâches, y compris la chasse) ou selon la division intérieur / extérieur (les femmes parcourent des kilomètres pour ravitailler en nourriture ou en eau le groupe). La division suit une hiérarchie typique des systèmes d'oppression : les moyens de production, la connaissance pour la fabrication des armes et des outils, et les outils performants et les armes sont le monopole des hommes, les femmes quant à elles, sont sous-équipées et désarmées, obligées de travailler à mains nues ou avec des outils rudimentaires, que les hommes leur confectionnent la plupart du temps. Il ne s'agit pas d'une division complémentaire comme la commentent les anthropologues et sociologues mais bien d'une mise sous dépendance économique et physique d'un groupe par un autre. Ajoutée à cela, l'appropriation des produits des femmes par les hommes constitue la pierre d'angle d'un système d'oppression globale.