Consilience

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Consilience signifiant Sauter ensemble est un terme du philosophe William Whewell pour désigner le type de démonstration qui apparaît lorsque de nombreuses sources indépendantes concourent à cerner un phénomène historique particulier.

La « Consilience de l'induction » est la stratégie qui consiste à coordonner les résultats disparates provenant de diverses sources.

La consilience selon Edward Osborne Wilson dans L'unicité du savoir[modifier | modifier le code]

C'est l'une des quatre qualités attachées à la science avec :

  • la parcimonie : moins il y a d'éléments et de processus pour rendre compte d'un phénomène, mieux c'est.
  • la généralité : plus le modèle recouvre de phénomènes, plus il a des chances d'être vrai (ex : le tableau de Mendeleïev).
  • la prédictibilité : les théories qui durent sont celles qui font des prédictions précises sur beaucoup de phénomènes.
  • la consilience : les éléments et les processus d'une discipline donnée qui sont conformes aux connaissances solidement établies d'autres disciplines s'avèrent supérieures - dans la pratique et la théorie - à ceux qui ne sont pas conformes.

D'après Le renard et le hérisson de Stephen Jay Gould, la consilience de Edward Osborne Wilson de L'unicité du savoir se réduit au réductionnisme, c'est-à-dire à une conception linéaire et absolue des domaines du savoir. La consilience de Wilson diffère de la consilience de Whewell et de Gould.

Référence[modifier | modifier le code]

  • Stephen Jay Gould, le renard et le hérisson: comment combler le fossé entre la science et les humanités ? (2003), éd. Point, 2012
  • Stephen Jay Gould, La Vie est belle - Les surprises de l'évolution, éd Point, 2001, p. 366
  • E.O. Wilson, L'Unicité du savoir, Robert Laffont, 2000

Liens internes[modifier | modifier le code]