Client léger

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Le terme client léger (aussi appelé par un anglicisme thin) désigne parfois des éléments matériels et parfois des éléments logiciels.

Définition[modifier | modifier le code]

Client léger au sens matériel[modifier | modifier le code]

Sunray, le client léger de Sun Microsystems.

Au sens matériel, un client léger est un ordinateur qui, dans une architecture client-serveur, n'a presque pas de logique d'application. Il dépend donc surtout du serveur central pour le traitement.

C'est sur le presque pas que la nuance se fait.

Un client léger peut se contenter d'une machine minimaliste en termes de matériel :

  • Un ordinateur (fort) ancien.
  • Un ordinateur moderne.
  • Un ordinateur créé pour faire du client léger.


Client léger au sens logiciel[modifier | modifier le code]

Client léger web

Exemple de client léger au sens logiciel : un navigateur Web est un client universel, particulièrement quand une applet est téléchargée.

L'usage veut qu'une application en client léger n'impose à l'utilisateur que d'avoir un navigateur Web, même s'il doit être équipé de plugins ou de machine virtuelles (pour les applets Java).

Dans le cadre d'une application « web », on parlera de client léger en parlant du navigateur Web. Mais on peut aussi parler de clients légers pour désigner les terminaux RDP (Remote Desktop Protocol) ou Citrix dit Citrix XenApp (anciennement Metaframe), Systancia AppliDis du côté de Microsoft Windows, ou 2X, DotRiver ou encore les terminaux X pour les systèmes UNIX.

Avec l'apparition d'AJAX et des nombreuses applications associées, on utilise aussi l'appellation client léger pour les applications laissant quasiment tout le traitement au serveur, et client riche pour les applications effectuant une grande partie du traitement en JavaScript, donc côté client.

Par exemple, le projet LTSP (Linux Terminal Server Project) permet de mettre en place un réseau composé d'un serveur sous Linux et de clients légers, qui sont ici des PC reconvertis en terminaux X.

Intérêt du client léger[modifier | modifier le code]

La logique qui prévaut au déploiement de clients légers est une logique essentiellement économique. Il s'agit de réduire le coût total de possession et de gestion. Il ne faut toutefois pas oublier une certaine dimension écologique dans le cas du recyclage de vieux ordinateurs en clients légers matériels.

  • Dans le cadre des applications « Web », l'utilisation du client léger simplifie le travail en éliminant le besoin de diffuser, puis d'installer un logiciel client sur les machines des utilisateurs. Ces logiciels continuent à exister sur le client léger. Ces logiciels nécessitent de fonctionner dans un endroit sécurisé (sandbox java) à l'intérieur du navigateur. Ces logiciels appelés applet fonctionnent sur un OS aux fonctionnalités plus ou moins limitées / sécurisées appelé machine virtuelle Flash, Silverlight, Java. Ces machines virtuelles permettent d'avoir un client léger et riche.
  • Dans le cadre des clients matériels, les clients légers sont beaucoup moins sujets aux pannes comparativement aux PC : ils fonctionnent avec un processeur qui chauffe peu et n'ont généralement pas de disque dur. De plus, quand nécessité d'évolution il y a, il suffit de changer le serveur central. D'autre part, l'administration est beaucoup plus centralisée, et nécessite donc moins de personnel (mais plus qualifié). En contre-partie il utilise beaucoup de bande passante et ne permet l'utilisation du logiciel qu'en mode connecté d'où le concept Google Gears.

Exemples d'application[modifier | modifier le code]

  • Parmi les clients légers les plus connus figurent les terminaux d'IMPACT TECHNOLOGIES, d'IGEL Technology, de Dell, de HP. Certains sont équipés de Windows mobile CE, WES, WES7 ou d'une version allégée de linux. L'initialisation du terminal est très rapide voire quasi instantanée. Cependant l'utilisation de clients légers de ce type ne convient pas pour des applications lourdes (développement, 3D) installées sur le serveur, à moins d'avoir surdimensionné celui-ci en taille mémoire et en vitesse de processeur (pour 50 utilisateurs simultanés prévoir un minimum de 16 Go de mémoire vive). Par contre pour une utilisation internet et bureautique cette solution est idéale (pour 50 utilisateurs simultanés prévoir 8 Go de mémoire vive).
  • En dehors des clients légers énumérés ci-dessus, il est tout à fait possible de recycler de vieux ordinateurs (même sans disque dur) en clients légers se connectant sur un serveur Linux à l'aide de LTSP ou sur un serveur DotRiver. Pour cela, le client léger doit pouvoir se connecter au serveur via sa carte réseau. Il existe plusieurs possibilités : soit la carte réseau est capable d'amorcer l'ordinateur (booter) sur le réseau c'est-à-dire de récupérer sur le serveur les fichiers nécessaires, soit elle ne le peut pas auquel cas il faudra le démarrer (voir le projet Etherboot) grâce à une disquette spéciale, un cédérom, le disque dur ou même un périphérique USB (pour des ordinateurs moins anciens avec un bios le permettant). Ceci peut-être tout à fait envisageable pour des écoles par exemple qui n'ont pas besoin de machines extrêmement puissantes et qui peuvent reconvertir à moindre coût leur équipement obsolète. L'Éducation nationale propose des solutions de ce type avec le module Eclair NG faisant partie du projet EOLE ou EDUTICE de Novatice Technologie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]