Barrage hydroélectrique de Péligre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Centrale hydroélectrique de Péligre
Géographie
Pays Drapeau d'Haïti Haïti
Subdivision département du Centre
Coordonnées 18° 54′ 03″ N 72° 02′ 22″ O / 18.9008866, -72.039499318° 54′ 03″ Nord 72° 02′ 22″ Ouest / 18.9008866, -72.0394993  
Cours d'eau fleuve Artibonite
Objectifs et impacts
Vocation Production d'électricité
Propriétaire Électricité d'Haïti
Date de mise en service 1971
Barrage
Type Barrage à contrefort
Hauteur du barrage (lit de rivière) 72 m
Réservoir
Centrale hydroélectrique
Nombre de turbines 3
Type de turbines Francis
Puissance installée 47 MW

Géolocalisation sur la carte : Haïti

(Voir situation sur carte : Haïti)
Centrale hydroélectrique de Péligre

Le barrage hydroélectrique de Péligre est un ouvrage d'art construit sur le fleuve Artibonite. Il est situé dans le département du Centre, à 52 km de Port-au-Prince et 9 km de Mirebalais.

La construction[modifier | modifier le code]

Le barrage hydroélectrique à contrefort a été créé afin dans un premier temps de protéger les populations contre les inondations en contrôlant le flux de l'Artibonite, puis il a servi de réserve d'eau pour l'irrigation et enfin 20 ans après sa construction une centrale électrique a été ajoutée pour apporter de l'énergie électrique. La réalisation de cet ouvrage entre dans le cadre du projet agricole de la vallée de l'Artibonite qui fut lancé dans les années 1930.

Il fut construit par le Corps des ingénieurs de l'armée des États-Unis et financé par la banque d'import-export américaine Eximbank.

Les caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le barrage d'une hauteur de 72 m a été achevé vers 1956-1957, créant ainsi un lac artificiel, le lac de Péligre

La centrale de Péligre est dotée de trois turbines d'une capacité de 15,5 mégawatts chacune. Ces turbines de type Francis ont été installées par une compagnie italienne. On peut considérer que la centrale a donc une capacité moyenne de 45 MW. À l'inauguration de Péligre en juillet 1971, la consommation énergétique de la zone métropolitaine incluant les communes de Léogâne, Croix-des-Bouquets était de 12 MW en pointe. La demande a pris moins de 15 ans pour quadrupler, soit une augmentation de plus de 120 % en dix ans. Sa production actuelle fournit au pays la plupart de son électricité.

La réhabilitation[modifier | modifier le code]

Cependant, la réhabilitation de tout le système électromécanique de Péligre destiné à augmenter sa puissance de production de 54 à 70 mégawatts a été décidé en 2010[1].

Ces dernières décennies, les dépôts de limon ont réduit l'activité de la centrale électrique en réduisant ses capacités de production d'électricité. La sédimentation est en grande partie due à la déforestation dont souffre le pays au cours des années.

La centrale électrique s'est délabrée et des réparations de fortune permettent juste de la faire tourner au minimum. Aussi d'autres unités de production furent construites afin de remédier à l'insuffisance de la première. Elle a toutefois bien résisté au tremblement de terre du 12 janvier 2010, selon un spécialiste suisse qui a procédé à une inspection des installations en mars 2010. Toutefois, cette inspection « a permis de mettre en évidence un certain nombre de points faibles touchant la sécurité »[2].

Le 10 février 2012, Jacques Rousseau, ministre des travaux publics du transport et de la communication (MTPTC), annonçait la signature d'un contrat pour les travaux de réhabilitation de la centrale avec la firme française Alstom-Comelex, qui devrait permettre à celle-ci de retrouver sa puissance nominale de 54 mégawatts[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article paru dans Le Nouvelliste le 4 ami 2010.
  2. « Inspection du barrage de Péligre suite au séisme du 12 janvier 2010 en Haïti, aspects techniques, aspects humains », sur École polytechnique fédérale de Lausanne, Lausanne, Suisse,‎ 2010 (consulté le 12 septembre 2010)
  3. Vers la réhabilitation de la centrale hydro-électrique de Péligre - Haïti Press Network du 10 février 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]