Antoine-Henri de Bérault-Bercastel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Antoine Henri Bérault-Bercastel, né à Briey (Meurthe-et-Moselle) le 20 novembre 1722 et mort à Noyon (Oise) en 1795, est un religieux, historien de l'Église et poète français.

Il entra dans l'ordre des jésuites, qu'il quitta ensuite pour devenir curé d'Omerville, puis chanoine de Noyon. Il est connu surtout pour son Histoire de l'Église, qui couvre la période depuis l'Église primitive jusqu'à 1721. L'ouvrage s'adressait à un public éduqué, mais non érudit, et plus particulièrement aux prêtres qui, ne pouvant remonter aux sources, souhaitaient néanmoins approfondir leurs connaissances religieuses. Traduit en anglais, en allemand, en espagnol et en italien, il fut plusieurs fois continué, refondu et abrégé jusque vers milieu du XIXe siècle.

Bérault-Bercastel est également l'auteur de « quelques poèmes au-dessous du médiocre, entre autres la Conquête de la Terre promise où le mélange de l'histoire sainte et de la fable touche au grotesque »[1]. Il tenta de ressusciter le genre champêtre à la manière de Virgile avec un poème intitulé Le Serin de Canarie, « ouvrage dans un genre nouveau pour la poésie françoise, qui, à l'aide de quelques notes, forme un traité complet et très sûr pour élever les serins ». Mais, écrit le baron Grimm, « il aurait fallu un poète d'une autre trempe » et non « une imagination sèche, sans légèreté, sans chaleur, et sans finesse »[2].

Publications[modifier | modifier le code]

Histoire
  • La Solitaire des Pyrénées, ou Jeanne-Marguerite de Montmorency (1753)
  • Histoire générale de l'Église, depuis la prédication des apôtres jusqu'au pontificat de Grégoire XVI, (24 volumes, 1778-1790)
Poésie
  • Le Serin de Canarie, poème. Ouvrage dans un genre nouveau pour la poésie françoise, qui, à l'aide de quelques notes, forme un traité complet et très sûr pour élever les serins (1755)
  • Idylles nouvelles (1761)
  • La Conquête de la Terre promise, poème (1766)
Traduction

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, vol. II, 1867, p. 566.
  2. Melchior Grimm, Correspondance littéraire, philosophique et critique, Garnier, Paris, vol. II, 1877, p. 216-217.

Source[modifier | modifier le code]

  • Tout ou partie de cet article est issu d'une traduction d'un article de la Catholic Encyclopedia, encyclopédie catholique dont le contenu est dans le domaine public.