Ad fontes

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Ad fontes est une expression latine qui se traduit par « aux sources »[1] utilisée comme devise des humanistes du début de l'époque moderne appelant à un retour à l'étude des textes originaux, en particulier des auteurs grecs et latins mais aussi de la Bible dans ses versions anciennes.

Cette expression fait écho à une phrase d'Érasme dans un texte sur l'éducation de 1511, De ratione studii[2] : « Sed in primis ad fontes ipsos properandum, id est graecos et antiquos » (Mais il faut avant tout remonter aux sources elles-mêmes, les sources grecques et anciennes).

L'expression symbolise la base du mouvement humaniste de l'éducation tant chez les lettrés - Melanchthon professait les mêmes principes d'enseignement - que chez les réformateurs, insistant davantage sur les textes originaux de leur foi et auquel les traductions latines du Moyen Âge ne suffisaient plus : Luther, selon ce principe, et bien qu'il fût opposé aux idées humanistes d'Érasme, basera sa traduction de la Bible en langue vernaculaire sur les versions hébraïque et grecque du texte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. du latin fons, fontis qui signifie « source » ou « fontaine ». Fons était le dieu latin des sources, fils de Janus; cf. fons dans Dictionnaire latin-français de F. Gaffiot, éd Hachette, 1934.
  2. Cf. Le Plan des Études, trad. franç. par J.-Cl. Margolin, in Érasme, Œuvres choisies, éd. Laffont, coll. « Bouquins », 1992 (texte latin original en ligne, 120/76).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Stefan Kipf, « Ad fontes ? Überlegungen zur Begründung der Originallektüre im altsprachlichen Unterricht », in revue Pegasus, no 2-3, 2005, p. 58-71 (article en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]