Étude de cohorte
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On appelle étude de cohorte une étude de type longitudinale qui est généralement fondée sur deux groupes de sujets (les cohortes). Elle est notamment utilisée en médecine (principalement l'épidémiologie), sciences humaines et sociales, science actuarielle et en écologie.
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[modifier] Principe en épidémiologie
Un groupe est soumis à la condition d'intérêt (par exemple, les personnes qui fument) et l'autre groupe ne l'est pas (non-fumeurs). Avec le passage du temps, les changements qui apparaissent chez les sujets des deux groupes sont observés. De cette façon, il est possible de vérifier si le développement d'une maladie (par exemple, le cancer du poumon) est lié à certaines conditions (fumer, dans le cas présent). Ce type de devis convient donc particulièrement bien pour évaluer le risque qui est relié à l'exposition à des substances dangereuses pour la santé. À l'issue d'une étude de cohorte on compare le taux d'incidence entre exposés et non-exposés. Une étude de cohorte est parfois appelée étude exposés/non-exposés.
Généralement, les groupes sont suivis de façon prospective (à l'inverse d'un devis de type « étude de contrôle » (case-control study) où les participants sont étudiés de façon rétrospective).
Avec ce type de protocole de recherche, il est important de considérer, entre autres, les points suivants :
- Comment la cohorte a-t-elle été recrutée ? Y a-t-il des biais ?
- Y a-t-il des facteurs qui pourraient expliquer que certains cas extrêmes aient été exclus ou inclus ?
- Les instruments de mesure qui ont été utilisés ont-ils été validés ?
[modifier] Avantages
- Fiabilité
[modifier] Inconvénients
- Biais de sélection
- Résultats longs à obtenir
- Cohortes grandes pour les pathologies rares[1]
[modifier] Notes et références
- Françoise Jauzein et Nathalie Cros, Différentes types d'études épidémiologiques, INRP, octobre 2005