Écran magique

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le jouet. Pour l'objet du roman 1984 de George Orwell, voir Télécran.
Un écran magique

L'écran magique est un jouet inventé en 1959 par le français André Cassagnes. En France, il est distribué à partir de 1960 par la société des Jouets rationnels sous le nom Télécran, puis par la Compagnie Générale du Jouet et enfin par Joustra. Dans le reste du monde, il est produit et commercialisé par la société américaine, l'Ohio Art Company (en) depuis 1960 sous le nom de Etch A Sketch.

Description[modifier | modifier le code]

Le jouet relativement plat et rectangulaire, ressemble un peu à un écran de télévision. Il comporte deux boutons qu'il faut tourner pour déplacer un curseur qui dessine une ligne, horizontale ou verticale selon le bouton tourné, en tournant simultanément les deux boutons on obtient une ligne oblique, toutes sortes de dessins sont ainsi réalisables. Pour effacer le dessin, il suffit de secouer l'objet, après l'avoir renversé.

Le fonctionnement est très simple : les boutons actionnent une tige chacun qui est la coordonnée d'un stylet et qui le déplace contre la face interne de l'écran. Le stylet déplace de la poudre dont l'absence fait une marque. Secouer le jouet à l'envers remet de la poudre sur l'écran et efface le dessin par uniformisation.

Lancé en plein apogée du baby boom, l'écran magique est un des jouets les plus connus de cette génération, et il reste encore populaire aujourd'hui. L'écran magique fait partie du National Toy Hall of Fame aux États-Unis.

Dépôt de brevet[modifier | modifier le code]

Le Télécran distribué en Europe par les Jouets rationnels dans les années 60

N'ayant pas l'argent nécessaire pour déposer un brevet, André Cassagnes fait appel à un investisseur, qui charge son trésorier, Arthur Granjean, de la paperasserie et des démarches administratives. De ce fait, le nom de ce dernier apparait sur le dépôt de brevet, entrainant une erreur sur la paternité de l'invention, très fréquemment attribuée à tort à Arthur Granjean, et non à son légitime inventeur André Cassagnes[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Andre Cassagnes dies; Etch A Sketch inventor was 86 (« Since he couldn't afford to pay for a patent, he borrowed money from an investor who sent his treasurer, Arthur Granjean, to complete the paperwork. But Granjean's name ended up on the patent, helping to obscure Cassagnes' role »), sur Los Angeles Times. Consulté le 8 février 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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