Zograscope

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Utilisation d'un Zograscope. J.F. Cazenave d’après Louis-Léopold Boilly, Portrait de Louise-Sébastienne Gély avec un enfant devant un optique, estampe, 1794, Amsterdam, Rijksmuseum

Le zograscope est un appareil d'optique permettant de visionner des vues d'optique. Il se présente sous la forme d'un simple pied en bois, supportant une lentille biconvexe et un miroir incliné à 45°. Les vues gravées sont posées à plat au pied du zograscope. Le dispositif optique permet d'accentuer la profondeur de la vue d'optique et offre ainsi une image en relief. Apparu au XVIIe siècle dans les cabinets de curiosités, il s'est répandu au XVIIIe siècle.

Proche du zograscope, la boîte d'optique, qui repose sur le même principe, se présente sous la forme d'une caisse fermée. La boîte d'optique était une attractions de foires populaires où il offrait « une évasion à bon marché » et la possibilité de s'émerveiller devant la beauté de vues exotiques (peu de personnes avaient les moyens de se déplacer à l'époque). Le phénakistiscope et la lanterne magique, puis la photographie le feront progressivement tomber en désuétude.

On pouvait voir de tels appareils au Musée national des arts et traditions populaires à Paris 16e, qui a fermé en 2005 et dont les collections ont intégré le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Marseille. Le château de Flaugergues conserve un zograscope, ainsi qu'un ensemble de vues d'optique.

Vues d'optique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vues d'optique.

Produites à Paris et à Londres, à Augsbourg et à Bassano, les vues d'optique sont gravées à l'eau-forte et coloriées à la main ou au pochoir. Elles représentent le plus souvent des vues topographiques des principaux monuments et panoramas fameux de l'Europe et de l'Orient. Très populaires, certaines vues ont été tirées à plusieurs milliers d'exemplaires et abondamment copiées.

Le zograscope[modifier | modifier le code]

Les vues d'optique étaient glissées à plat (un peu comme avec un épiscope).

  • Un miroir à 45° renvoyait une image verticale.
  • Une loupe plate à hublot, qui faisait la qualité du zograscope, permettait de regarder cette image.
  • Pour les panoramas, l'attention était portée surtout sur la perspective, et la qualité du rendu de la « lumière en profondeur », ce qui a suscité les travaux de Jean-Henri Lambert en photométrie (loi de Lambert).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]