Ziv Yehezkel

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Ziv Yehezkel
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Ziv Yehezkel (en hébreu : זיו יחזקאל, en arabe : زيف حزقيال)  est un chanteur israélien né en 1985[1] de parents juifs irakiens qui chante en arabe ; il reprend notamment le répertoire de grands chanteurs égyptiens comme Oum Kalthoum, Abdel wahab etc.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né en Israël à Kiryat Ono, une ville au centre du pays, dans une zone appelée Little Baghdad. Ses parents irakiens ne lui ont pas transmis la langue arabe, et il déplore à ce sujet que « la culture israélienne incite [les Israéliens] à abandonner une part de leur identité antérieure[2] ».

Sa famille - politiquement proche du Likoud - devient juive orthodoxe, et lui aussi. Elle l'envoie étudier dans une yeshiva (un centre d'étude de la Torah et du Talmud) dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak. Il a commencé par chanter en hébreu à la synagogue[3].

Son amour pour la musique arabe le détourne des études religieuses.

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

« Il est chanteur, en solo, au sein de l'Orchestre arabe de Nazareth, la plus grande ville arabe du pays,et son public est avant tout arabophone. Il est devenu une star dans le monde arabe[4] ». Il a donné des concerts en France, aux États-Unis, au Panama, à Singapour etc[5].

Il déclare que bien qu'il demeure profondément religieux (il chante toujours avec une kippa sur la tête) , la musique lui a insufflé l'amour pour ses semblables plus que ne l'avait fait l'étude des textes religieux[6].

Il s'est produit dans le cadre du concert pour la Coexistence (entre Israéliens et Palestiniens) organisé par l'Institut judéo-arabe de la Histadrout, principal syndicat de travailleurs israéliens (en 2015)[7]. Il est considéré comme « un pont entre deux cultures » selon The Times of Israel ()[8].

Le journal israélien Haaretz le considère comme un symbole de la réconciliation possible entre les deux peuples ennemis qui coexistent en Israël[9].

Chansons[modifier | modifier le code]

Il a repris à Oum Kalthoum entre autres les chansons Alf Laïla wa laïla (Mille et une nuits), et Amal Hayati (L'espoir de ma vie, qui est à l'origine une composition de Mohammed Abdelwahab)[10].

Il s'est souvent produit en duo avec la chanteuse arabe israélienne Nasreen Qadri qui chante aussi bien en hébreu qu'en arabe.

Albums[modifier | modifier le code]

  • Ofaa Haya BeLondon, Singold, 2015
  • Ofaa Haya BeNazareth, Singold, 2015 .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon The Jewish Chronicle, il a 32 ans en 2016 [1]
  2. Part of Israeli culture is leaving your former identity behind, a-t-il déclaré à Channel 10 News [2]
  3. Cantor who changed his tune to Arab song, The Jewish Chronicle, septembre 2016 [3]
  4. https://www.huffingtonpost.fr/2016/09/04/un-festival-de-musique-iconoclaste-a-jerusalem-pour-redonner-de/
  5. The Jewish Chronicle [4]
  6. (en) « How This Ex-Orthodox Yeshiva Student Became a Star In the Arab Music World », sur The Forward (consulté le 17 septembre 2020).
  7. Jews and Arabs making music together, The Jerusalem Post, avril 2015, http://www.jpost.com/Israel-News/Culture/Jews-and-Arabs-making-music-together-411127
  8. Much of Israel’s ultra-Orthodox Mizrahi community still speaks Arabic, and Yehezkel, who is also a paytan (religious poetry singer) and hazzan (prayer leader) in the Eastern tradition, has been looked at as a bridge between the two cultures, The Times of Israel, janvier 2014 [5]
  9. The Dream of a single nation in Israel is possible [...] Ziv Yehekel proved that the dream is still possible, Haaretz, 10 mai 2016 [6]
  10. (en) « Oum Kulthoum, the Arab nationalist singer beloved by Israel », sur alaraby, The New Arab (consulté le 17 septembre 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]