William Stephenson

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Sir William Samuel Stephenson, né le à Winnipeg, mort le aux Bermudes, est un inventeur, homme d'affaires et espion canadien.

Biographie[modifier | modifier le code]

De nationalité canadienne, il devient un héros de l'aviation militaire britannique pendant la Première Guerre mondiale puis sera le fondateur en 1940, à la demande de Winston Churchill, de la British Security Coordination, un service d'intelligence qui permet la liaison avec le Président Rossevelt avant l'entrée en guerre des Etats-Unis. Entre les deux guerres, Stephenson s'est établi à Londres et obtient avec Georges William Watson un brevet Means for synchronising the movements of two rotating bodies. (GB213654, 30 December 1922, 31 March 1924 ; US 1521205, 15 April 1924). Ce brevet décrit un système de transmission des signaux à partir d'un générateur de courant alternatif couplé à un tambour tournant. Il produira des royalties de 100 000 £ par an pour ses 18 années d'explotation. Stephenson a diversifié ses activités dans plusieurs industries lucratives, notamment la fabrication de postes de radio (General Radio Company Limited), la fabrication d'avions (General Aircraft Limited) et les studios de cinéma (Shepperton Studios, Earls Court).

Il est détaché en juin 1940 à l'ambassade de New York. Chargé officiellement de vérifier les passeports, il participe à la création d'une antenne des services secrets britanniques, le British Security Coordination (BSC) qui cherche à prévenir les sabotages sur du matériel expédié en Grande-Bretagne.

William Stephenson dirige près de 300 agents chargés d'intercepter du courrier et de procéder à des écoutes. Une équipe crée des rumeurs[Lesquelles ?] afin de déconsidérer les non-interventionnistes, en particulier Charles Lindbergh.

Le BSC transmet aussi des informations confidentielles entre Churchill et Roosevelt sans passer par la filière diplomatique habituelle.

En 1943, il organise la fuite du savant atomiste danois Niels Bohr pour l'Écosse au moyen d'un mosquito, un bimoteur en bois afin d'échapper aux radars.

Pour CBS, Stephenson est une des 50 figures les plus marquantes de l'histoire du Canada.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William STEPHENSON "A Man Called Intrepid", Harcourt, Brace, Jovanovich Publishers, New York 1976, Traduit en français sous le titre "Nom de code: Intrepid" Éditions l'Étincelle 1979.
  • William Stephenson, « Niels Bohr, un savant atomiste enlevé dans une soute à bombes », Historia, février 1980.
  • Timothy J. Naftali, « Intrepid's Last Deception: Documenting the Career of Sir William Stephenson », Intelligence and National Security, 1993.
  • Léon Arnoux, « Les moyens spéciaux de Winston Churchill », Écrits de Paris, septembre 2002.
  • Bill Macdonald, The True Intrepid : Sir William Stephenson and the Unknown Agents, 2002.
  • SANDERS, I. L.; Clark,  A Radiophone in Every Home William Stephenson and the General Radio Company Limited, 1922-1928, Lorne, 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]