Vincent Muselli

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Vincent Muselli
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Vincent Muselli est un poète français, né à Argentan le , mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1909 à 1914, il fut l'un des collaborateurs de la revue Les Marges[1], dirigée par Eugène Montfort, émanation de la Ligue des Amis du latin.

Ses vers étaient déjà appréciés par ses condisciples du Quartier latin (Paris) quand il publie en 1914 son premier recueil, Les Travaux et les Jeux, éreinté par Paul Léautaud dans la revue Le Mercure de France[2]. En vers rigoureusement classiques, qu'il cisele a la perfection, il retourne, avec les continuateurs de Jean Moreas et les membres de l'ecole romane, a l'antiquite greco-latine et a l'esprit de la Renaissance, mais aussi a Villon, aux baroques du XVI siecle et a Baudelaire. Toute son oeuvre (Les Masques, 1919; Les Sonnets a Philis, 1930; Les Strophes de Contre-Fortune, 1931; Les Sonnets moraux, 1934; Les Sept Ballades de contradiction,1941; Les Epigrammes, 1943; Les Convives, 1947; Sur le theme de convalescence, 1949; etc,) est faite de minces plaquettes tirees a petit nombre ou les memes poemes sont souvent repris, et tient en un volume, L'oeuvre poetique de Vincent Muselli, publie par ses amis en 1957. Il est, peu de temps, dans le professorat libre, ce qui l'amène dans le Koenisberg. Puis il revient à Paris, où il se consacre à l'écriture. Ses poèmes sont souvent des quatrains ou des sonnets.

En maints passages, son oeuvre peut etre assimilee a celles des fantaisists par ses graces nonchalantes et ironiques qui, souvent, tombent dans la preciosite, mais elle a, frequemment, des accents profonds, de hauts elans, d'admirables images:

Le soleil egorge saigne sur les prairies,

La-bas; et monte en nous, ivresse et reconfort,

La douce odeur du sang qui vient des boucheries.

Il reçoit en 1932 le Grand Prix Petitdidier de la Maison de Poésie, dont il devient membre en 1938.

Il repose au cimetière du Montparnasse, division 9.

Il a vécu rue du Beigle à Argentan où on peut voir une plaque à son sujet.

« Il a traversé les orages de la poésie moderne sans apparemment rien en retenir. Quant à ses maîtres [...] ce sont pour le passé : Scève, Tristan, Malherbe, Saint-Amant, Voiture ; et parmi les contemporains : Baudelaire et Mallarmé, Moréas et du Plessys, Toulet et Valéry. Ces noms dessinent assez bien la carte signalétique d'un poète qui n'a pas démérité d'une telle ascendance. Néoclassique, donc, si l'on tient à quelque étiquette [3]. »

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Les Travaux et les jeux, Bergue, Paris, 1914
  • Les Masques, sonnets héroï-comiques, G. Chrétien, 1919
  • Les Travaux et les jeux, lithographies de André Derain, J. E. Pouterman, 1929
  • Les Sonnets à Philis, J. E. Pouterman, 1930
  • Les Strophes de contre-fortune, J. E. Pouterman, 1931
  • Les Sonnets moraux, J. E. Pouterman, 1931
  • Les Sept Ballades de contradiction, 1938
  • Poèmes, Jean Renard, 1943
  • Les Convives, P. Gaudin, 1947
  • Sept poèmes, suivis d'une étude par Jean Soulairol, Points et Contrepoints, 1947
  • Les douze pas des Muses, Ed. Pierre Gaudin, 1952
  • Les Épigrammes, P. Gaudin, 1952
  • L'Œuvre poétique, Points & contrepoints, 1954

Contes[modifier | modifier le code]

  • Le Traité de paix. Porul. La Cathédrale. Les Manies de Félicien Malcour, Les Belles lectures, 1952

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Yves-Gérard Le Dantec, L'Œuvre de Vincent Muselli, souvenirs et commentaires, Jean-Renard, 1944
  • « Présence de Vincent Muselli », Points et Contrepoints n° 40,
  • Hélène Desmaroux, Vincent Muselli, Seghers, coll. Poètes d'aujourd'hui, 1968 lire en ligne sur Gallica
  • Jean Loisy, Vincent Muselli, Points et Contrepoints, 1961
  • Jean Rousselot. Dictionnaire de la poesie francaise contemporaine 1968, Auge, Guillon, Hollier -Larousse, Mooreau et Cie.-Librairie Larousse, Paris

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Gandon, Portrait de Vincent Muselli (1879-1956), 1932, mine de plomb, aquarelle

Notes[modifier | modifier le code]

  1. lire en ligne sur Gallica
  2. Bernard Delvaille, Mille et cent ans de poésie française, Laffont, 1991, p. 1806.
  3. Luc Decaunes, Poésie au grand jour, Le Champ Vallon, 1982, p. 160

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anthologie des poètes français contemporains, t. 4, Delagrave, 1958
  • Poètes contemporains, anthologie de 1900 à nos jours, Firmin-Didot et Cie, 1946