Luc Decaunes

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Luc Decaunes est un poète et écrivain français, né le 2 janvier 1913 à Marseille[1] et décédé en 2001[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Luc Decaunes, qui fut instituteur[1] à Paris, est aussi être homme de radio, journaliste, organisateur de festivals[1], tout en s'intéressant à la musique et à la chanson. Il est avant tout connu pour son œuvre littéraire, comme étant l'auteur de nombreux recueils de poésie, de romans et de plusieurs anthologies.

Il a fréquenté les surréalistes, notamment Louis Aragon, Tristan Tzara, et Paul Éluard dont il devint le gendre en épousant sa fille Cécile[1]. En 1936, il fonde de la revue Soutes[1] qui souhaitait unir dans un seul langage pulsions oniriques, érotiques et révolutionnaires.

Dès son premier recueil paru en 1938, Decaunes apparaîtra comme un « voleur de feu », mais sa poésie, tout au long de l'œuvre, restera celle de la vie et du vécu.[interprétation personnelle]

Luc Decaunes a dirigé aux Éditions Seghers la collection « Clefs pour » dans les années 1970.

Son corps a été transféré dans le cimetière de Belmont-de-la-Loire en 2006.

Recueils de poésie[modifier | modifier le code]

  • L'indicatif présent ou l'infirme tel qu'il est, avec une eau-forte originale de Picasso (Éditions Soutes - 1938).
  • Le feu défendu, avec un dessin de Cécile Eluard (Les Feuillets de l'îlot - 1938)[1].
  • A l'œil nu, avec quatre dessins originaux de Man Ray (Éditions des Cahiers du Sud - 1941)[1].
  • Le cœur en ordre (Éditions du Méridien - 1943).
  • Le camphre et l'amadou (École de Rochefort - 1943).
  • L'air natal, avec une posface d'Albert Béguin (Cahiers du Rhône, Éditions de la Baconnière - 1944).
  • Le sens du mystère (Roger Piault - 1946).
  • Poèmes militants, avec douze illustrations d'André Graciès (La Tête noire - 1947).
  • La sourde oreille (Éditions de la revue Fontaine - 1947).
  • Droit de regard, avec un dessin original de Paul Charlot (Seghers - 1951).
  • Musique et poésie ininterrompues, avec, en préface, une étude sur poésie et chanson (Seghers - 1959).
  • L'amour sans preuves, avec vingt dessins d'Antoniucci Volti (Robert Laffont - 1959) (Prix Artaud 1960).
  • Raisons ardentes, choix de poèmes (1935-1955) avec une étude d'Albert Ayguesparse (La Renaissance du Livre - 1964).
  • Haute Provence, avec quinze linogravures de Jean Rivier, Moulin de Larroque (Seghers - 1978).
  • Récréations (Rougerie - 1978).
  • Les États généraux, enregistrés sur cassette (chez l'auteur - 1984).
  • Où commence la terre, recueil original enregistré sur cassettes numérotées (chez l'auteur - 1985).
  • Nouveaux poèmes choisis, manuscrit en fac-similé, couverture illustrée gravée par Jean Rivier (chez l'auteur - 1986).
  • Mortification des fontaines, avec une illustration de Jean Rivier (La Bartavelle - 1987).
  • Le cœur légendaire (1934-1984), avec un dessin de Paul Charlot (La Bartavelle - 1990).
  • Poésie (Maison de la Poésie - 1992).
  • Mea culpa (Éditions du Chardon - 1997).

Ouvrages en prose[modifier | modifier le code]

  • Les idées noires, roman (Robert Laffont -1946).
  • Je ne regrette rien, roman (Robert Laffont - 1950).
  • Charles Baudelaire, étude et choix de textes (Collection "Poètes d'aujourd'hui", Seghers - 1952)[2].
  • L'amour lui-même, chronique d'un amour allemand (Seghers - 1952)[1].
  • Arthur Rimbaud ou le Jules Verne de la poésie (Seghers - 1954).
  • Paul Éluard, biographie pour une approche, suivie de Notes jointes (Subervie - 1965).
  • Poésie au grand jour, Regards sur la poésie contemporaine de Baudelaire à Yves Martin (Éditions Champ Vallon - 1982)[1].
  • Vie de Paul Éluard (André Balland - 1982).


Il a également participé au numéro spécial de la revue Le Pont de l'Épée, n°52-53 consacré à Montherlant-poète, p.70-72[3]. Il évoque notamment une expérience originale de montage poétique présenté sur la scène du T.E.P., "Salut aux vivants" dans lequel il a intégré des poèmes de Montherlant, extraits des Olympiques : "Un Ailier est un enfant perdu" et "Les Émotions du Solitaire".

Les anthologies par Luc Decaunes[modifier | modifier le code]

  • Poésie anonyme, poésie unanime, cent poèmes français précédés de La Communauté poétique (Éditions Subervie - 1961).
  • La poésie romantique française, de Rousseau à Lautréamont, anthologie précédée de La diction romantique (Seghers - 1973).
  • La poésie parnassienne, anthologie précédée d'une étude sur le Parnasse contemporain, avec des notices et des annexes (Seghers - 1977).
  • Les riches heures de la poésie française, les trois cents poèmes les plus célèbres, avec une préface (Seghers - 1979).
  • Les riches heures de la chanson française, anthologie des refrains et complaintes de la tradition orale, précédée d'une étude sur la chanson folklorique française (Seghers - 1980).
  • Le poème en prose, anthologie (1842-1945), avec une étude et des notices (Seghers - 1984).
  • Chagrin d'amour, Poèmes de l'amour triste (Le cherche midi - 1992).

Références[modifier | modifier le code]