Valmy (Borda II)

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Valmy
Image illustrative de l'article Valmy (Borda II)
Le Valmy, aquarelle.
par François Geoffroi Roux

Autres noms Formidable (1824)
Valmy (1836)
Borda (1863)
Intrépide (1890)
Type vaisseau de ligne
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Pavillon de la marine française Marine du Second Empire
Chantier naval Brest, Blason region fr Bretagne.svg Bretagne
Commandé 1837
Quille posée
Lancement
Armé
Statut converti en école navale le
rayé de la flotte le ,
condamné le
Équipage
Équipage 1 089 hommes / 1 900 passagers
Caractéristiques techniques
Longueur 63,90 mètres à la ligne de flottaison
Maître-bau 17,04 mètres, (18,11 mètres après soufflage)
Tirant d'eau 8,61 mètres, (8,56 mètres après soufflage)
Déplacement 5 231 tonnes
Tonnage 4 040 tonneaux environ
Propulsion voiles (3 350,90 m2)
Vitesse 8 nœuds[1]
Caractéristiques militaires
Blindage coque en bois
Armement 116 canons
Carrière
Port d'attache Brest, Blason region fr Bretagne.svg Bretagne

Le Valmy est un vaisseau de 120 canons à trois ponts issu de la Commission de Paris de 1824 et lancé en 1847. Il est conçu par l'ingénieur et inspecteur général de la marine Paul-Marie Leroux (1786-1853), petit-fils de l'architecte naval français Jacques-Noël Sané, à qui la flotte doit la plupart de ses vaisseaux alors en activité.

Historique[modifier | modifier le code]

Cinq navires de cette catégorie sont mis en chantier mais seul le Valmy entrera en service tel quel.

Il effectue une première campagne de février à octobre 1849. Le rapport sur sa tenue à la mer indiqua que le vaisseau se comportait assez bien au vent, surtout par forte brise. En revanche, par brise faible, il avait beaucoup de mal à avancer et à virer de bord.

Le Valmy est navire amiral lors de la guerre de Crimée de 1853 à 1854.

Le Valmy est renommé Borda en 1863 et sert d'École navale en rade de Brest. Il échange son nom et sa fonction avec l'Intrépide en 1890, puis est démoli en 1891.

Caractéristique[modifier | modifier le code]

Avec ce navire, les vaisseaux de ligne ont atteint une limite, le Valmy est presque trop grand, trop lourd pour être mû par la voile[2].

Dernier grand navire à voile de la marine française, il reste aussi le plus grand vaisseau de ligne sans propulsion mécanique jamais construit en Occident[3]. Le HMS Duke of Wellington de 6 000 tonnes lancé en 1852 étant lui converti en cours de construction avec des machines à vapeur.

Armement[modifier | modifier le code]

À l'origine

Total des bouches à feu : 120 canons prévus selon les plans.

Armement en 1849
  • Batterie basse : 24 canons de 30 livres longs no 1 ; 8 canons-obusiers Paixhans no 1 de calibre 22 cm
  • Batterie moyenne : 26 canons de 30 livres longs no 2 ; 8 canons-obusiers Paixhans no 2 de calibre 22 cm
  • Batterie haute : 34 obusiers Paixhans de calibre 16 cm.
  • Gaillards : 12 caronades (ou canons courts chambrés) de 30 livres et 4 obusiers de 30 livres (calibre 16 cm).

Total des bouches à feu : 116 canons de gros calibre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vitesse « vraisemblablement au plus près » du Valmy après soufflage, rapportée sur la foi d'un télégramme par le ministre de la Marine Victor Destutt de Tracy lors de la séance du 26 octobre 1849 à l'Assemblée nationale où se tenait la discussion du « projet de loi portant demande de crédits supplémentaires et extraordinaires pour la Marine en 1848 et 1849 », (fr) Compte rendu des séances de l'Assemblée nationale, Volume 3, p. 223
  2. « Le Valmy », sur Patrimoine-Histoire (consulté le 8 octobre 2015).
  3. « Les vaisseaux de la commission de Paris (1824) », (consulté le 8 octobre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]