Ueda Akinari

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Ueda Akinari
上田秋成
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Akinari, par Koga Bunrei.
Naissance
Ōsaka, Drapeau du Japon Japon
Décès (à 75 ans)
Kyōto, Drapeau du Japon Japon
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture japonais
Genres

Œuvres principales

Ueda Akinari (上田秋成?) ou Ueda Shūsei ( à Ōsaka - à Kyōto) est peut-être la plus grande figure littéraire du XVIIIe siècle au Japon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ueda Akinari eut une vie romanesque. Il naît le à Ōsaka dans le quartier des plaisirs de Sonezaki. Sa mère est une courtisane et son père est inconnu. Alors qu’il n’a que 4 ans, sa mère l’abandonne. Il est recueilli par un riche marchand de papier et d’huile nommé Ueda. Ce dernier, n’ayant qu’une fille, en fait son héritier et lui donne l’éducation soignée d’un fils de riches commerçants. En 1738, l’enfant contracte la variole, il survit mais la maladie laisse des traces : plusieurs doigts paralysés, au point que l’on craignit qu’il ne pût jamais tenir le pinceau du lettré. Cette guérison miraculeuse, qu’il attribuera au dieu Inari : le dieu-renard, développe sa spiritualité qui se manifeste dans le côté fantastique de ses œuvres.

En 1761, à la mort de son père adoptif, il reprend son commerce, mais ne se révèle pas être un excellent homme d’affaires. Il perd son échoppe dans un incendie 10 ans après. En parallèle, il publie plusieurs histoires humoristiques se réclamant du genre littéraire ukiyo-zōshi (浮世草子?) qui désigne littéralement « les romans du monde flottant ». Considérant cet incendie comme une occasion pour lui de quitter le monde des affaires, Akinari commence des études de médecine sous l’enseignement de Tsuga Teishō.

En 1770, un événement capital vient transformer les conceptions littéraires d’Akinari : le philologue Katô Umaki vient s’installer à Ōsaka. Il se met à son école et réécrit de fond en comble ses récits. Ueda Akinari consacre huit ans de sa vie à l’Ugetsu.

En 1776, il devient médecin et publie, dans le même temps, ses Contes de pluie et de lune (雨月物語, Ugetsu monogatari?), un recueil de neuf contes fantastiques.

En 1793, il s’installe à Kyoto, la capitale. La mort de sa femme (en 1798) le laisse désemparé et presque aveugle. C’est ainsi qu’il en vient à dicter la plupart de ses œuvres. Dans ce contexte, il commence sa deuxième œuvre du yomihon : les Contes de pluie de printemps (春雨物語, Harusame monogatari?), qui sera publiée inachevée en 1809, année de sa mort. La version complète ne sera, d’ailleurs, pas publiée avant 1951.

Ueda Akinari meurt à Kyoto le . On peut voir sa tombe dans l’enceinte du temple bouddhique Saifuku-ji ; la stèle porte un de ses nombreux pseudonymes : Ueda Muchô.

Regards sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

Ueda est considéré comme le maître d’un nouveau genre romanesque les yomihon (読本?, « livres de lecture »). Ses deux plus grandes œuvres sont sans conteste :

Les « Contes de pluie et de lune » sont un recueil de neuf contes fantastiques : Shiramine, Le Rendez-vous aux chrysanthèmes, La Maison dans les roseaux, Carpes telles qu’en songe…, Buppôsô, Le Chaudron de Kibitsu, L’impure Passion d’un serpent, Le Capuchon bleu, Controverse sur la misère et la fortune.

L’édition japonaise précise en sous-titre « Contes fantastiques ». L’histoire de fantômes ou de démons était un thème très populaire dans la littérature japonaise. Akinari a choisi neuf sujets : toutes les variétés de fantômes y sont représentées pour composer cette anthologie du genre fantastique.

Adaptation de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Le film est récompensé en 1953 par le Lion d'argent de la Mostra de Venise.

Traduction française[modifier | modifier le code]

  • Contes de pluie et de lune, traduction et annotation par René Sieffert, Gallimard/UNESCO : « Connaissance de l’Orient », 1959. Régulièrement réédités depuis.

Liens externes[modifier | modifier le code]