Tridacna maxima

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Tridacna maxima
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Tridacna maxima

Classification selon WoRMS
Règne Animalia
Embranchement Mollusca
Classe Bivalvia
Sous-classe Heterodonta
Ordre Veneroida
Famille Tridacnidae
Genre Tridacna

Nom binominal

Tridacna maxima
(?Röding, 1798)[1]

Statut de conservation UICN

( CD )
CD  : Conservation Dependent
(appellation d’avant 2001)

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 01/08/1985

Tridacna maxima est une espèce de bénitiers géants de la famille des Tridacnidae. Appréciée des aquariophiles, on la rencontre souvent en aquarium marin. En Polynésie française, cette espèce est nommée « pahua » et entre dans la cuisine locale.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un bivalve sessile qui peut atteindre des dimensions impressionnantes (jusqu'à 40[2] ou 60 cm[3]). Durant la journée, il laisse dépasser son épais manteau souvent très coloré (bleu, vert, violet...) pour assurer la photosynthèse de ses algues symbiotiques, qui contribuent à le nourrir ; il est cependant capable de le rétracter très rapidement et de se refermer d'un coup, brisant net tout objet qui pourrait se trouver entre ses deux solides valves réunies par un muscle extrêmement puissant. Le manteau présente généralement de grosses papilles arrondies dans l'intérieur des lobes du manteau, et toujours une rangée de petites papilles marginale[3].

On distingue cette espèce des autres bénitiers sur la base de plusieurs caractéristiques : la coquille blanche, est très asymétrique (allongée d'un côté en vue latérale), pourvue de cinq côtes prononcées (parfois 6 ou 7[3]), découpées en écailles courtes mais nombreuses et serrées (souvent érodées sur la moitié inférieure), l'ouverture byssale est importante, la fermeture des deux valves est bien étanche, le manteau large, et le siphon inhalant entouré de tentacules courts et simples[2].


Cette espèce est capable de s'hybrider avec Tridacna squamosa, donnant lieu à des morphologies intermédiaires[3].


Répartition[modifier | modifier le code]

Cette espèce vit dans le bassin Indo-Pacifique mais est également élevée semi-artisanalement à des fins commerciales dans les atolls de Tatakoto, Fangatau, Tubuai et Reao en Polynésie française[4]. C'est un hôte classique des récifs coralliens, mais sa récolte à des fins gastronomiques ou décoratives a fait chuter sa population dans de nombreux endroits du monde ; sa croissance extrêmement lente et sa faible fertilité ne l'aident pas à contrer cette tendance.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Cette espèce fut décrite en 1798 par Peter Friedrich Röding, malacologiste allemand.

Selon World Register of Marine Species (2 sept. 2010)[5], cette espèce admet les synonymes suivants :

  • Tridachnes imbricata Röding, 1798
  • Tridachnes maxima Röding, 1798
  • Tridachnes noae Röding, 1798
  • Tridacna imbricata (Röding, 1798)
  • Tridacna noae (Röding, 1798)
  • Tridacna elongata Lamarck, 1819
  • Tridacna mutica Lamarck, 1819
  • Tridacna compressa Reeve, 1862
  • Tridacna rudis Reeve, 1862
  • Tridacna lanceolata Sowerby, 1884
  • Tridacna reevei Hidalgo, 1903
  • Tridacna acuticostata Sowerby, 1912
  • Tridacna troughtoni Iredale, 1927

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catalogue of Life, consulté le 25 février 2014
  2. a et b (en) James W. Fatherree, « Identifying the tridacnid clams ».
  3. a, b, c et d Deuss M., Richard G. et Verneau N., Mollusques de Mayotte, Mamoudzou (Mayotte), Naturalistes de Mayotte, , 380 p..
  4. L’aquaculture du bénitier sur le site du Service de la pêche de la Polynésie française.
  5. World Register of Marine Species, consulté le 2 sept. 2010