Thomas Wharton (1er marquis de Wharton)

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Thomas Wharton

Thomas Wharton (août 1648 - ), 1er marquis de Wharton, 1er marquis de Malmesbury et 1er marquis de Catherlough, est un noble et homme politique anglais.

Membre du parti Whig, il fut député au Parlement durant 17 ans[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de lord Philip Wharton (4e baron de Wharton et parlementaire sous Charles Ier) et de sa seconde épouse Jane Goodwin (fille du colonel Arthur Goodwin d'Upper Winchendon et héritière de vastes domaines dans le Buckinghamshire, y compris Winchendon, Wooburn, Waddesdon ou encore Weston entre autres), il fut constamment dans l'opposition sous Charles II et Jacques II.

Il provoqua l'adresse qui invitait le prince d'Orange à prendre les rênes de l'État, et devint sous ce prince contrôleur du palais et membre du conseil privé. Il perdit ses places à l'avènement de la reine Anne.

Il rentre en grâce en 1706, et fut créé comte de Wharton et vicomte Winchendon dans la pairie d'Angleterre. Il servit comme Lord lieutenant d'Irlande de 1708 à 1710.

Sous George Ier, il revint en faveur. En janvier 1715, il fut créé marquis de Catherlough, comte de Rathfarnham et baron Trim dans la pairie d'Irlande, et en février 1715, marquis de Wharton et marquis de Malmesbury dans la pairie de Grande-Bretagne.

Critiques[modifier | modifier le code]

Son libertinage et son mépris pour la religion étant de notoriété publique, Thomas Wharton s'était fait beaucoup d'ennemis[2].

Il était régulièrement la cible de l'écrivain et pamphlétaire politique Jonathan Swift dans ses essais[2]. Swift accusait régulièrement Wharton de mensonges et de sophisme. Il disait de lui:

« C'est un Presbytérien en politique, un athée en religion, mais il a choisi pour l'instant de se prostituer avec un Papiste. »

— Jonathan Swift, The Short Character of the Earl of Wharton[2]

Swift l'accuse notamment en 1712 dans son pamphlet The Letter of Thanks from My Lord Wharton to the Lord Bishop of Saint Asaph de n'être qu'un vicieux personnage totalement dénué de patriotisme, de charité et de religiosité[2].

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse la poète et dramaturge Ann Lee le (qui décèdera à 26 ans le ), fille de Sir Henry Lee. Ils n'eurent aucun enfant.

Il épouse ensuite en secondes noces Lucy Loftus, fille et héritière d'Adam Loftus, 1er vicomte de Lisburne[3], qui lui donne un fils, Philip Wharton, 1er duc de Wharton (1698-1731), ainsi que deux filles, Lucy Wharton (plus tard Lucy Holt) et Jane Wharton (plus tard Jane Morice)[4].

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Thomas Wharton (1er marquis de Wharton) » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) History of Parliament Online - Wharton, Hon, Thomas
  2. a, b, c et d Jonathan Swift, L'Art du mensonge politique - Le Mentir vrai, édition Poche revue et augmentée (29 mars 2007), 89 p. (ISBN 2841372057)
  3. (en) Mosley, ed. Burke's Peerage 107th Edition 2003 Vol.1 p.899
  4. Mosley p.899