Thomas Kirkman

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Thomas Penyngton Kirkman
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Page couverture et p. 48 de l'ouvrage The Lady's and Gentleman's Diary (1850) publié par Kirkman.

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Thomas Penyngton Kirkman (né le 31 mars 1806 – mort le 3 février 1895) est un mathématicien britannique et représentant de l'Église d'Angleterre. Bien que d'abord un homme d'église, il a été très actif dans la recherche en mathématiques et est considéré par Alexander Macfarlane (en) comme l'un des dix mathématiciens britanniques les plus influents du XIXe siècle[1],[2],[3]. Il a donné son nom au problème de l'écolière de Kirkman (en) (Kirkman's schoolgirl problem), un théorème du système de Steiner qui a fondé la théorie du design combinatoire (en) (Combinatorial design)[4],[5].

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Kirkman naît le 31 mars 1806 à Bolton, dans le nord-ouest de l'Angleterre. Il est le fils d'un marchand de coton. Il est reconnu comme le meilleur élève de la Bolton Grammar School, mais aucune mathématiques n'est enseigné à cette école. Le vicaire lui promet une bourse pour Cambridge, mais son père refuse qu'il quitte. Kirkman quitte l'école à 14 ans pour travailler pour son père[1],[2],[3].

Neuf ans plus tard, malgré l'opposition de ce dernier, Kirkman entre au Trinity College de Dublin. Il y sera tuteur privé afin de pouvoir financer ses études. Il obtient son B.A. en 1833, puis retourne en Angleterre en 1835[1],[2],[3].

Ordination et ministère[modifier | modifier le code]

De retour en Angleterre, Kirkman intègre l'Église d'Angleterre et devient curate (en) à Bury (Grand Manchester), puis Lymm. En 1839, on lui offre le poste de recteur de Christ Church, Croft, une nouvelle paroisse du Lancashire. Il y demeurera pendant 52 ans, jusqu'à sa retraite en 1892.

Au niveau théologique, Kirkman soutien la position anti-littéraliste (en) de John William Colenso. Il s'oppose également fortement au matérialisme. Il publie plusieurs articles sur la théologie, ainsi que le livre Philosophy Without Assumptions (1876)[1],[2],[3].

Kirkman épouse Eliza Wright en 1841. Le couple a sept enfants. Pour subvenir aux besoins de sa famille, Kirkman complète ses revenus à l'aide du tutorat jusqu'à ce que sa femme hérite suffisamment pour assurer leur subsistance. À partir de ce moment, puisque son travail ne lui demande que peu de temps, Kirkman consacre son temps libre aux mathématiques[1],[2].

Kirkman meurt le 4 février 1895 à Bowdon (Grand Manchester). Sa femme meurt dix jours plus tard[1],[3].

Mathématiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) N. L. Biggs, « T. P. Kirkman, mathematician », The Bulletin of the London Mathematical Society, vol. 13, no 2,‎ , p. 97–120 (DOI 10.1112/blms/13.2.97).
  2. a, b, c, d et e (en) Alexander Macfarlane, Lectures on Ten British Mathematicians of the Nineteenth Century, New York, John Wiley & Sons, Inc., (lire en ligne).
  3. a, b, c, d et e (en) John J. O'Connor et Edmund F. Robertson, « Thomas Kirkman », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne).
  4. (en) Dick Tahta, The Fifteen Schoolgirls, Black Apollo Press (en), (ISBN 1-900355-48-5, lire en ligne).
  5. (en) Peter J. Cameron, « Steiner triple systems », dans Encyclopaedia of Design Theory, (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]