Théodore Désorgues

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Théodore Désorgues
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Théodore Désorgues, né à Aix-en-Provence le et mort à Paris le , est un poète français révolutionnaire.

Il vient d'une famille parlementaire aixoise installée. Proche des Jacobins, son heure de gloire vient lorsque le peuple de Paris chante son Hymne à l'Être suprême sur le Champ de Mars, lors de la fête de l'Être suprême, le 20 prairial de l'an II ().

Robespierriste, il échappe de peu à la guillotine lors de la chute de l'Incorruptible. Il se retourne alors contre son ancien maître, « tribun perfide », dans ses paroles du chant du 9 thermidor. Il tombe dans l'oubli durant le Directoire.

Resté républicain après le 18 brumaire, il rédige des chansons et des poèmes se moquant de « Napoléon, ce grand caméléon ». Le succès de cette dernière irrite Bonaparte. Le Premier Consul l'enferme à l'asile de Charenton en 1803 avec entre autres le marquis de Sade.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Rousseau ou L'Enfance, poème, suivi des Transtéverins, ou les Sans-culottes du Tibre et de poésies lyriques (v. 1790)
  • Hymne à l'Etre suprême envoié par le Comité de Salut public à l'Institut national de musique pour être chanté à la fête du 20 Prairial l'an 2e de la République française et envoié dans les départemens (1794)
  • Ode à Jean-Jacques Rousseau (v. 1794)
  • Voltaire, ou le Pouvoir de la philosophie, poème, à Paris : chez les marchands de nouveautés, an VII (1798)
  • Les Jeux d'Elbequier. Nilienne, à Paris : chez les marchands de nouveautés, an VIII (1799)
  • Les Fêtes du Génie, précédées d'autres poésies lyriques (1799)
  • Hommage à la paix (1800)
  • Le Pape et le mufti, ou la Réconciliation des cultes, pièce en un acte (v. 1800)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • « Désorgues (Théodore) » dans la Biographie nouvelle des contemporains ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers, tome 5, édité par MM. A. V. Arnault, A. Jay, E. Jouy, J. Norvins & autres hommes de lettres, Paris : à la Librairie historique, 1822, p. 406 [1]
  • « Désorgues (Joseph-Théodore) » dans la Biographie universelle et portative des contemporains; ou, Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours, publiée sous la direction de Alphonse Rabbe , Claude Augustin Vieilh de Boisjolin & Charles Claude Binet de Sainte-Preuve, tome 2, Paris & Strasbourg : chez F. G. Levrault, 1834, pp. 1344-1345 [2]
  • « Désorgues (Théodore) », dans le Dictionnaire de la conversation et de la lecture, 2e éd., tome 7, Paris : chez Firmin Didot frères, fils et Cie, 1860, p. 465 [3]
  • Michel Vovelle, Théodore Désorgues ou la Désorganisation : Aix-Paris, 1763-1808, Le Seuil, Paris, 1985, 285 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michael D. Sibalis, « L'enfermement de Théodore Desorgues : documents inédits », dans les Annales historiques de la Révolution française, 1991, pp. 243-246 [4]

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