Taekkyon

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Le Taekkyeon, un art martial traditionnel coréen *
Korean martial art-Taekkyeon-01.jpg
Pays * Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Liste Liste représentative
Année d’inscription 2011
* Descriptif officiel UNESCO
La peinture du ”Dae Kwae Do” peint par HyeSan Yusuk (1846). Le centre montre des compétiteurs de Taekkyon.

Le taekkyon (hangeul: 택견 ou 태껸) (autres romanisations connues: taekkyeon, taekgyeon, taekyun, taekyon, tae kyon...) est un art martial traditionnel de Corée. Il est caractérisé par des mouvements fluides et légers couplés à un jeu de jambes rythmique et évasif, qui lui donnent une apparence dansée. Le peuple coréen le considère comme « la forme originelle » de tous les arts martiaux pratiqués en Corée. Comme le taekwondo ou les arts voisins du Nord de la Chine, les techniques de pieds sont prédominantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le taekkyon serait un art martial antique, créé par des populations troglodytes. Les écrits chinois de l'époque des Trois royaumes font référence à un type de techniques à mains nues arrivant de Chine[1]: le "Subak". A l'heure actuelle, nous ne sommes pas sûrs si il s'agissait d'un terme générique ou d'une discipline particulière.

La fresque murale du IVe siècle de la tombe de Muyong en Corée du Nord illustre ce qui pourrait être une forme antique du taekkyon[2].

A partir du XVIIIème siècle, le Subak fait progressivement place au Taekkyon dans les sources écrites. Très populaire pendant la dynastie Choson, le Taekkyon était pratiqué à tous les niveaux de la société, en tant qu'art martial et jeu folklorique. Réprouvé par les élites néo-confucéennes, sa pratique en fût affectée et entama une longue période de déclin vers la fin du XIXème siècle.

A l'époque de la colonisation japonaise (1910-1945), les arts martiaux indigènes furent frappés d'interdiction par les autorités et le Taekkyon faillit alors disparaître. A l'issue de la guerre de Corée il ne restait plus qu'un seul maître en activité: Song Deok-Gi (1893-1987) du village de Sajik dans le nord de Séoul. Sorti au grand jour après plusieurs décennies, il transmit son savoir à de nouvelles générations d'élèves, sauvant ainsi l'art de l'extinction.[3]

Pour ces raisons, le Taekkyon fût reconnu comme patrimoine culturel intangible (numéro 76) (hangeul: 중요무형문화재 76호) par la République de Corée, le 1er juin 1983. Il est le seul art martial coréen à bénéficier d'une telle reconnaissance avec le Ssireum.

En 2011, l'UNESCO l'inscrit dans sa liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[4].(en)(en)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ko)(fr) Taekkyon France - Vidéos - Vidéo « About korean martial art taekkyon »
  2. Histoire du Taekkyon
  3. (ko) Song Deok-Gi et Park Jong-gwan, Taegkyeon (전통무술택견), Séoul, Seorim Munhwasa Publishing,‎
  4. UNESCO, « Le Taekkyeon, un art martial traditionnel coréen »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]