Symphonie nº 44 de Mozart

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La Symphonie en ré majeur «nº 44», K. 81/73l[1], a probablement été écrite par Wolfgang Amadeus Mozart à Rome en 1770[2].

Structure[modifier | modifier le code]

La forme de la symphonie est celle d'une symphonie italienne ou ouverture.

Mozart K81 Incipit.png

Elle comprend trois mouvements

  1. Allegro, 4/4, en ré majeur, 106 mesures
  2. Andante, 2/4, en sol majeur, 73 mesures
  3. Allegro molto, 3/8, en ré majeur, 122 mesures

La durée de la symphonie est d'environ 10 minutes.

Orchestration[modifier | modifier le code]

Instrumentation de la symphonie nº 42
Cordes
premiers violons, seconds violons,
altos, violoncelles, contrebasses
Bois
2 hautbois
Cuivres
2 cors en ré

Dans les orchestres d'aujourd'hui, on ajoute habituellement des bassons et un clavecin pour renforcer les basses et le continuo. Les cors se taisent pendant le second mouvement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas d'autographes des quatre symphonies en ré majeur de Mozart écrites durant la première tournée en Italie (K. 81, K. 84, K. 95 et K. 97), et leur authenticité est douteuse. Une copie de K. 81, datée du 25 avril 1770, attribue la symphonie à Wolfgang[3]. Une lettre du 25 avril 1770 de Mozart à sa sœur indique que Leopold a copié une de ses symphonies (de Mozart) dont l'autographe doit rester à la maison[4]. Un catalogue de Breitkopf & Härtel donne Leopold comme son compositeur, mais la raison de cette erreur pourrait être que c'est Léopold qui leur a présenté l'œuvre et non Wolfgang[4].

Dans son édition du catalogue Köchel, Alfred Einstein rejette la paternité de Léopold, indiquant qu'il serait étrange que Léopold ait composé l'une des plus "charmante et intelligente" des symphonies italiennes de 1770. Toutefois, dans le cas semblable de la symphonie "Lambach", la symphonie la «plus moderne» "New Lambach" s'est avérée être un travail de Léopold. En outre, Neal Zaslaw n'est pas d'accord avec le point de vue («charmante et intelligente») sur la symphonie K. 81, la qualifiant de «brillante, superficielle et conventionnelle» [3].

Bernhard Paumgartner attribue la symphonie à Wolfgang, et affirme (d'accord avec Wolfgang Gersthofer) que ces quatre symphonies italiennes se ressemblaient, ce qui rend probable qu'elles soient toutes l'œuvre du même compositeur, et qu'elles sont caractéristiques des symphonies de Mozart composées en Italie. Ainsi, ils estiment qu'il est très probable que Mozart soit l'auteur des quatre symphonies[5],[6].

La Alte Mozart-Ausgabe (publiée en 1879–1882) attribue les nombres 1–41 aux 41 symphonies portant des numéros. Les symphonies non numérotées (certaines, dont K. 81, publiées dans les suppléments du Alte-Mozart Ausgabe jusqu'en 1910) ont été parfois numérotées avec les nombres de 42 à 56, bien qu'elles aient été écrites avant la Symphonie nº 41 de Mozart (écrite en 1788). La symphonie K. 81 a ainsi reçu le numéro 44.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La symphonie porte le numéro 73l dans la sixième édition du Catalogue Köchel.
  2. Wolfgang Amadeus Mozart (trad. Robinson, J. Branford, préf. Giglberger, Veronika), Die Sinfonien I., Cassel, Bärenreiter-Verlag,‎ 2005, X p. ISMN M-006-20466-3
  3. a et b Neal Zaslaw: Symphony in D major, K. 73l/81. Wolfgang Amadeus Mozart: The Earliest Symphonies. Recording of the Academy of Ancient Music. Concertmaster: Jaap Schröder, Continuo: Christopher Hogwood. Decca Record, London 1986.
  4. a et b Volker Scherliess: Die Sinfonien. In: Silke Leopold (Hrsg.): Mozart-Handbuch. Bärenreiter-Verlag, Kassel 2005, ISBN 3-7618-2021-6, pp. 277–278.
  5. Bernhard Paumgartner: Mozart. Atlantis-Verlag, Zürich and Freiburg 1945, p. 155
  6. Wolfgang Gersthofer: Sinfonien KV 16–134. In: Joachim Brügge, Claudia Maria Knispel (Hrsg.): Das Mozart-Handbuch, Band 1: Mozarts Orchesterwerke und Konzerte. Laaber-Verlag, Laaber 2007, ISBN 3-89007-461-8, pp. 15–27.

Liens externes[modifier | modifier le code]