Symphonie nº 2 d'Arthur Honegger

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Symphonie no 2
H. 153
Image illustrative de l'article Symphonie nº 2 d'Arthur Honegger

Genre Symphonie
Nb. de mouvements 3
Musique Arthur Honegger
Durée approximative 24 minutes
Dates de composition 1941
Commanditaire Paul Sacher
Création
Zurich, Drapeau de la Suisse Suisse
Interprètes Collegium Musicum, Paul Sacher (direction)

La Symphonie no 2 (H. 153) pour cordes et trompette ad libitum d'Arthur Honegger est une œuvre orchestrale, la deuxième de ses cinq symphonies. Commencée en 1940, elle fut terminée en 1941 - c'est-à-dire en pleine occupation allemande de la France et d'une partie de l'Europe - soit plus d'une décennie après la précédente. Elle avait pourtant été commandée en 1936 par Paul Sacher pour fêter le dixième anniversaire de son orchestre de chambre de Bâle. Elle fut finalement créée par celui-ci à Zurich le [1] à la tête du Collegium Musicum de Zurich.

Analyse[modifier | modifier le code]

L'œuvre est marquée par la période sombre que connaît alors la France. Ainsi, à la différence de la première symphonie, tout esprit de « divertissement » est ici absent. La tension dramatique y est en effet palpable jusqu'au dénouement final qui apporte une éclaircie. Honegger a également voulu réaliser une œuvre de musique pure. Le compositeur a ainsi déclaré: « Je n'ai cherché aucun programme, aucune donnée littéraire ou philosophique. Si cette œuvre exprime ou fait ressentir des émotions, c'est qu'elles se sont présentées tout naturellement, parce que je n'exprime ma pensée qu'en musique et peut-être sans en être absolument conscient ... »

Comme toutes les symphonies de Honegger, l'œuvre est en trois mouvements :

  1. Molto moderato - allegro
  2. Adagio mesto
  3. Vivace non troppo-Presto

La durée approximative est d'environ 24 minutes.

Elle fait partie avec la Symphonie no 7 de Chostakovitch, la Symphonie no 5 de Prokofiev, la Symphonie en trois mouvements de Stravinski et la Symphonie no 2 de Khatchatourian des plus célèbres « symphonies de guerre ». L'œuvre traduit les sentiments du compositeur face aux évènements de l'occupation nazie dont il est témoin en France, même s'il se défend d'avoir voulu en faire une œuvre à programme.

La trompette solo n'apparaît que dans le choral du finale où la musique retrouve la lumière de l'espoir.

Discographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • François-René Tranchefort (direction), Guide de la musique symphonique, Paris, Fayard, , 896 p. (ISBN 2-213-01638-0), p. 365-366

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Meylan, Honegger, éditions L'Âge d'Homme, 1982, p. 191