Sika Bella Kaboré

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Sika Bella Kaboré
Sika Kaboré.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (59 ans)
LoméVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Adjoavi Sika VovorVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Conjoint

Sika Kaboré, née Adjoavi Sika Vovor le à Lomé (Togo), est l'épouse de Roch Marc Christian Kaboré, président du Burkina Faso[1].

Juriste de formation, elle est la fondatrice et la présidente de la Fondation KIMI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Sika Kaboré est la fille de Mawupé Valentin Vovor Professeur de Médecine et de Emilia Moreira, Sage-Femme, enseignante. Elle est la seconde d'une famille de cinq enfants.

Sika Kaboré est mariée depuis 1982 à Roch Marc Christian Kaboré qu’elle a rencontré lors de ses études en France. Le couple a 3 enfants.

Formation[modifier | modifier le code]

Sika Kaboré a effectué ses études supérieures au Togo et en France après un baccalauréat en lettres obtenu à Lomé.

En 1979, elle obtient une Maitrise de Droit Privé à l'Université du Bénin à Lomé (désormais Université de Lomé).

À l'issue de son second cycle universitaire, elle rejoint l'Université de Bourgogne à Dijon en France où elle poursuit un troisième cycle universitaire et obtient en 1980 un Certificat en Administration des Entreprises au sein de l'IAE de Dijon.

Carrière et activités publiques[modifier | modifier le code]

Sika Kaboré effectue sa carrière professionnelle au sein de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso à Ouagadougou, où elle entre en qualité de chargée d’études juridiques, et siège au sein de son Comité de Direction.

La Fondation KIMI[modifier | modifier le code]

Sensible au respect et à la promotion des droits de l’Homme, Sika Kaboré s’investit depuis plusieurs années pour la cause de la femme et des enfants. Parallèlement à ses activités professionnelles, elle crée ainsi en 2006 l'association d'Aide à la Santé Préventive KIMI (« parapluie » ou « protection » par analogie en langue dioula ) et l’anime[2],[3].

L’action de l’association s’articule autour de trois axes stratégiques : un programme de sensibilisation à la lutte contre les cancers génitaux chez la femme, une contribution à l'élimination du trachome et des maladies diarrhéiques et une contribution au renforcement à la lutte contre la drépanocytose. Elle vise à prévenir les principales maladies affectant les femmes et les enfants.

Engagement en faveur des femmes et lutte contre l'excision[modifier | modifier le code]

Au cours du mandat de son mari, Sika Kaboré s’engage en faveur de l'autonomisation des femmes et dans la lutte contre l’excision.

En mars 2016, elle se rend à New York dans le cadre de la soixantième session de la Commission de la Condition de la Femme des Nations Unies. Au cours de son séjour, elle participe notamment à la Concertation Francophone de haut niveau sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, organisée par Madagascar et l’Organisation Internationale de le Francophonie. Elle préside le Panel de haut niveau organisé par le Burkina en partenariat avec la Tanzanie, l’Italie et l’Iran, appuyé par le Fond des Nations Unies pour la Population (FNUAP) et le Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), sur le thème: « Elimination des Mutilations Génitales Féminines (MGF), une étape cruciale dans la réalisation des Objectifs du Développement Durable » (ODD). Sika Kaboré insiste sur la nécessité d’instaurer une « égalité des sexes, [qui] ne saurait être une égalité mathématique ni un combat contre le sexe opposé pour occuper une place de prééminence, [mais] plutôt une opportunité d’égalité de chance, une complémentarité pour parvenir à un développement durable ». Elle est également oratrice d’Honneur au plaidoyer de haut niveau organisé par le FNUAP sur les pratiques néfastes aux filles et aux femmes à travers le monde, autour du thème : « Time is now, let’s end harmful practices against women and girls by 2030 », durant lequel elle a appelé toutes les Nations, ainsi que chacun de nous à agir dès aujourd’hui[4].

Au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou en août 2016, Sika Kaboré déclare : « « En ma qualité de présidente d’honneur du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision, je réaffirme mon soutien total aux actions de promotion de l’élimination définitive de l’excision au Burkina Faso. Je vous assure de mon engagement constant et de mon entière disponibilité à accompagner le Conseil. Je ne ménagerai aucun effort pour faire de l’élimination de la pratique de l’excision, une réalité. »[5],[6]

Fin septembre 2016, Sika Kaboré conduit une délégation en Arabie Saoudite en tant qu’Ambassadrice de bonne volonté du Comité inter-africain de lutte contre les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF) pour « aller faire un plaidoyer en faveur du financement du programme quinquennal des activités du CI-AF ». Elle déclare à cette occasion « Quand nous parlons de pratiques traditionnelles, il y a celles qui sont bonnes et celles qui sont néfastes. Et là, pour ce séjour, il s’agissait effectivement d’aller défendre un dossier sur les MGF (l’excision). »[7]

Pour un cadre de vie sain[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier 2017 à Ouagadougou[8], l’épouse du chef de l’Etat burkinabè lance la campagne de solidarité citoyenne pour l'accès aux toilettes « Fasotoilettes 2017 », menée par l’ONG IRC Burkina Faso en collaboration avec le ministère de l’Eau et de l’Assainissement burkinabè, les ONG Water Aid et Eau Vive Internationale, et la fondation KIMI[9].

Sika Kaboré déclare à cette occasion : « Je suis profondément révoltée quand je pense aux femmes qui sont obligées d’attendre l’obscurité de la nuit pour pouvoir laisser libre cours à leurs besoins. Je suis davantage affligée pour les femmes enceintes qui n’ont pas accès à des toilettes qui leur permettraient d’être à l’aise. Je suis attristée par la situation des personnes du troisième âge qui, à l’instar des femmes enceintes ne peuvent plus s’accroupir pour se mettre à l’aise dans des toilettes. Je suis affligée par ces personnes souffrant d’un handicap pour qui, se soulager chaque jour est un calvaire. »[10]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Burkina : qui est Sika Bella Kaboré, la nouvelle Première dame du Faso ? - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com, https://plus.google.com/u/0/+jeuneafrique/posts (consulté le 9 décembre 2015)
  2. « Sika Bella KABORE : Femme discrète, femme d’action », sur Campagne MPP 2015 (consulté le 1er février 2017)
  3. « Me Sika Bella Kaboré, présidente de l’association KIMI : pour la promotion de (...) - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso », sur lefaso.net (consulté le 1er février 2017)
  4. (en) « Première visite Officielle de l’Epouse du chef de l’Etat, Madame Sika Bella KABORE à New York du 14 au 24 mars 2016 | Burkina Faso », sur www.un.int (consulté le 1er février 2017)
  5. « Lutte contre la pratique de l’excision : Soutien total de Madame Sika KABORE aux actions de promotion de l’élimination définitive du phénomène. - Ouaga24 », Ouaga24,‎ (lire en ligne)
  6. « La Première Dame du Burkina Faso s’engage dans la lutte contre l’excision », aOuaga.com,‎ (lire en ligne)
  7. « Lutte contre l’excision : Sika Kaboré fait le bilan de sa mission de plaidoyer auprès de la BID », sur L'Actualité du Burkina Faso 24h/24, (consulté le 1er février 2017)
  8. « Campagne Fasotoilettes 2017 : 100 000 toilettes au profit des familles démunies », aOuaga.com,‎ (lire en ligne)
  9. « Burkina Faso: «Fasotoilettes 2017» - Une campagne pour offrir des latrines à 100 000 familles », allAfrica.fr,‎ (lire en ligne)
  10. « Hygiène et assainissement: 10 millions de Burkinabè continuent de faire leurs besoins dans la nature - Les échos du Faso », sur lesechosdufaso.net (consulté le 1er février 2017)