Service désintéressé

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Le concept de service désintéressé désigne tout acte réalisé sans que son auteur ne recherche la moindre contre-partie.

Prescrit par la plupart des religions, on le retrouve dans les sociétés modernes à travers des concepts tels que le bénévolat et l'aide humanitaire.

Judéo-christianisme[modifier | modifier le code]

Dans le judaïsme comme dans le christianisme, le concept de service désintéressé s'exprime essentiellement à travers celui de charité. Il est exprimé tant dans les commandements du Lévitique que dans la prescription de l'évangéliste Matthieu : Tu aimeras d'abord Dieu qui t'a fait, puis ton prochain comme toi-même ; et ce que tu ne voudras pas qu'on te fasse, toi non plus tu ne le feras pas à autrui[1].

Orient[modifier | modifier le code]

La notion de service désintéressé est au centre des religions orientales, notamment indiennes.

Chez les Sikhs, ce précepte s'appelle sewa (du sanskrit IAST : sevā, « service[2] »)[3],[4].

La Bhagavad Gita, un des livres sacrés de l'hindouisme, mentionne le service désintéressé : « les créatures vivantes sont nourries grâce aux végétaux, et les végétaux sont nourris par la pluie, la pluie elle-même est l'eau de la vie, qui vient de prières désintéressées et de service à l'Être suprême... »[5]. Ce concept est à rapprocher du Karma yoga, le yoga de l'action désintéressée.

Le terme seva est utilisé dans des noms de fondations caritatives indiennes : Seva Foundation, Gandhi Seva Sadan (en) et Seva Bharati (en).

Sociétés modernes[modifier | modifier le code]

Dans les sociétés modernes, ou l'athéisme s'est peu à peu installé, le bénévolat constitue la déclinaison la plus répandue de service désintéressé, les causes alors défendues allant du combat contre les inégalités sociales à la lutte pour la paix dans le monde.

Invoquant le concept d'aide humanitaire, les ONG (Organisations Non Gouvernementales) et les associations caritatives en sont les artisans les plus visibles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Caillé, Don, intérêt et désintéressement, Revue du Mauss, 1994

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire raisonnée de la philosophie morale et politique. Le bonheur et l'utile, op. cit. page 138
  2. Gérard Huet, Dictionnaire Héritage du Sanscrit (lire en ligne)
  3. Sewa, Selfless Service sikhphilosophy.net.
  4. A Popular dictionnary of Sikhism de W. Owen Cole et Piara Singh Sambhi, édition Curzon, pages 144 et 145, (ISBN 0700710485)
  5. Bhagavad Gita, chapitre 3 Les Devoirs éternels des êtres humains, extrait du verset 14 [1]