Second

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Nom commun[modifier | modifier le code]

Second, dans la marine, désigne l'officier qui vient immédiatement après le capitaine :

En restauration, le second est un adjoint du chef cuisinier qui le remplace en cas d'absence.

Adjectif numéral ordinal[modifier | modifier le code]

Selon certains grammairiens on emploierait plutôt second quand il n'y en a que deux (choses ou personnes)[1]. Considérés généralement comme synonymes, seul deuxième est utilisé dans les ordinaux composés (« vingt-deuxième », et non « vingt-second »). Si l'usage actuel, dans un style soutenu, préfère second à deuxième lorsque l'idée de rang n'est pas prépondérante ou que deux objets seulement sont considérés, l'analyse historique est différente :

Second apparaît en 1119 et deuxième en 1306. Certains grammairiens ont suggéré de marquer cette distinction que déjà Littré trouvait arbitraire[2] :

« 1. Second se met toujours avant son substantif, excepté quand on parle d'un tome, d'un livre, d'un chant, où l'on peut le mettre avant ou après : le tome second, ou le second tome, le second livre ou le livre second de Télémaque, le second chant ou le chant second de l'Iliade.
2. Deuxième était peu employé au XVIIe siècle ; cependant on le trouve dans Balzac : Aristippe. Discours deuxième, édit. 1658 ; dans Descartes : La deuxième objection n'est qu'une supposition…. Réponse aux instances de Gassendi, 4 ; dans la Fontaine : Le premier [ail] passe, aussi fait ce deuxième, Paysan ; et dans Bossuet : Deuxième point, 1er sermon sur la Providence.
3. Deuxième ne se dit guère (si ce n'est dans les nombres composés : vingt-deuxième, cent-deuxième, etc.) ; c'est second qu'on emploie le plus souvent. En faveur de deuxième, on a prétendu qu'il valait mieux que second, pourvu que le nombre des objets dépassât deux, second terminant une énumération après premier, et deuxième indiquant qu'il sera suivi de troisième, etc. Mais cette raison, tout arbitraire, laisse prévaloir l'usage. »

Pour l’Académie française, pour toutes les éditions du dictionnaire jusqu’à celle de 1935, on avait : « février : le second mois de l’année » ; « lundi : le second jour de la semaine » et « personne : se dit aussi relativement à la conjugaison des verbes. La première, la seconde, la troisième personne du singulier, du pluriel ». Mais à la neuvième édition, c’est deuxième qui s’est imposé pour ces trois entrées, car devenu désormais plus courant, second étant considéré comme appartenant à la langue soignée. À la page Questions de langue, article Deuxième, second[3] :

« Longtemps, second a été la forme la plus courante, et certains grammairiens prétendaient réserver l’usage de deuxième aux cas où la série comprenait plus de deux éléments ; lorsque l’emploi de second s’est fait plus rare, on a voulu le réduire aux cas où la série ne comprend que deux éléments. Littré, déjà, contestait cette distinction qui jamais ne s’est imposée dans l’usage, même chez les meilleurs auteurs.

L’unique différence d’emploi effective entre deuxième et second est que second appartient aujourd’hui à la langue soignée, et que seul deuxième entre dans la formation des ordinaux complexes (vingt-deuxième, etc.). »

Pour le Trésor de la langue française[4] :

« Second et deuxième peuvent être employés l'un à la place de l'autre, sauf dans les syntagmes figés, les locutions et les adjectifs numéraux ordinaux composés (où second n'est jamais employé). Second est plus utilisé dans la langue soutenue, deuxième dans la langue courante ou technique. Selon certains grammairiens, second est préféré à deuxième quand il n'y a que deux personnes ou deux choses qui sont considérées (les suites du type premier, deuxième, troisième… sont plus fréquentes que les suites du type premier, second, troisième…). Second est plus rare que deuxième dans les suites strictement temporelles ou spatiales. »

L’usage a toujours ignoré ces distinctions que des théoriciens pointilleux ont voulu établir : dans les chemins de fer, on a toujours parlé de seconde classe (même quand il existait encore la troisième classe). Dans l’armée, on parle d’un soldat de deuxième classe, et il n’y a pas de troisième classe. Dans les charades, on dit « Mon second… ». Très tôt dans l’automobile « on passe en seconde ». En mathématiques, on parle d’équation du second degré, de dérivée seconde. À l'école, on passe de la classe de troisième à la classe de seconde (quand le lycée commençait dès la classe de sixième)… Le Bon usage de Grevisse cite également de nombreux exemples historiques.

Nom propre[modifier | modifier le code]

Patronyme[modifier | modifier le code]

Second est un nom de famille notamment porté par :

Hagionyme[modifier | modifier le code]

Saints canonisés, par ordre chronologique de la mort :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]