Albéric Second

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Albéric Second
Albéric Second 1868.jpg

Albéric Second en 1868.

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Pierre Albéric Second, né à Angoulême (Charente) le 17 juin 1817[1] et mort le 2 juin 1887 à Paris (9e)[2], est un journaliste, romancier et auteur dramatique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de magistrat, il ne se sent aucun goût pour la jurisprudence et entame une carrière littéraire. Il est successivement collaborateur au Charivari, directeur de l'Entr'acte, cofondateur de la Comédie parisienne, rédacteur au Figaro, fondateur du Grand Journal avec Hippolyte de Villemessant, et chroniqueur à l'Événement avant de reprendre la direction de l’Entr’acte en 1870.

Pendant une courte période, entre 1848 et 1850, il est sous-préfet des Basses-Alpes, à Castellane. Décoré de la Légion d'honneur en 1859, il est commissaire impérial du Théâtre de l'Odéon de 1865 à 1870. En 1869, il est chargé d’écrire les paroles de la cantate chantée à l’Opéra en l’honneur du centenaire de Napoléon Ier, laquelle ne se fait remarquer que pour sa plate médiocrité.

Albéric Second
photographié par Disdéri en 1860

Doué d’un esprit léger, d’un talent agréable et facile, Albéric Second fut surtout apprécié pour ses chroniques. Lors de la Révolution de 1848, il composa une cantate dont chaque strophe se terminait par ces vers :

« Au dernier roi nous avons dit adieu
La France est le soldat de Dieu[3]! »

Charles Monselet a fait de lui ce portrait :

« Un journaliste l’a appelé le Dumas de la nouvelle. C’est cela. Autant de facilité apparente, autant d’esprit rencontré que l’auteur des Mousquetaires. Il n’y avait qu’une révolution qui pût faire de lui un sous-préfet, et cette révolution a eu lieu. Une des faiblesses de M. Albéric Second est de croire, parce qu’il est d’Angoulême, qu’il a posé pour le Lucien de Rubempré des Illusions perdues et d'Un grand homme de province à Paris[4]. »

Principales publications[modifier | modifier le code]

Carictaure par Benjamin Roubaud parue dans Le Charivari en 1838 ou 1839
  • Lettres cochinchinoises sur les hommes et les choses du jour écrites à l'empereur de la Chine par trois Mandarins de première classe, traduites par Albéric Second, orientaliste du Charivari (1841)
  • Les Mémoires d'un poisson rouge (1842)
  • Les Petits Mystères de l'Opéra, illustrations par Paul Gavarni (1844)
  • Histoire politique et culinaire de Joseph Sansot, Propriétaire de l'Hôtel de la Paix (1845)
  • La Jeunesse dorée par le procédé Ruolz (1853)
  • Contes sans prétention (1854)
  • La Part du feu (1855)
  • À quoi tient l'amour, fantaisies parisiennes (1856)
  • Les Demoiselles du Ronçay (1856)
  • Paris au jour le jour, avec Hippolyte de Villemessant (2 volumes, 1860)
  • Vichy-Sévigné, Vichy-Napoléon, ses eaux, ses embellissements, ses environs, son histoire, suivi d'une notice scientifique et médicale sur les eaux minérales de Vichy par le Dr Casimir Daumas (1862)
  • Misères d'un prix de Rome (1868)
  • Un dîner chez Brébant (1872)
  • La Semaine des quatre jeudis (1872)
  • À la recherche d'un gendre (1877)
  • Le Roman de deux bourgeois (1879)
  • Le Tiroir aux souvenirs (1886)
Théâtre
  • Trichemont fils, vaudeville en 1 acte, avec Marc Michel, Théâtre d'Angoulême, 29 septembre 1836
  • Un dragon de vertu, folie-vaudeville en 1 acte, avec Marc Michel, Paris, Théâtre des Folies-Dramatiques, 27 juillet 1839
  • Un neveu, s'il vous plaît, folie-vaudeville en 1 acte, avec Émile Pagès, Paris, Théâtre de l'Ambigu-Comique, 14 octobre 1839
  • La Peur du mal, comédie en 1 acte, mêlée de couplets, avec Armand-Numa Jautard, Paris, Théâtre de l'Ambigu-Comique, 31 mars 1842
  • Le Droit d'aînesse, comédie-vaudeville en 2 actes, avec Louis Lurine, Paris, Théâtre des Délassements-Comiques, 13 août 1842
  • La Comédie à Ferney, comédie en 1 acte et en prose, avec Louis Lurine, Paris, Théâtre-Français, 15 juillet 1854
  • English spoken, vaudeville en 1 acte, avec Auguste Joltrois, Paris, Théâtre du Palais-Royal, 7 juillet 1855
  • Une vendetta parisienne, comédie en 1 acte, en prose, Paris, Théâtre du Vaudeville, 11 février 1869
  • La Fontaine de Berny, opéra-comique en 1 acte, musique de Adolphe Nibelle, Paris, Théâtre de l'Opéra-Comique, 2 juin 1869
  • Un maître en service, comédie en 1 acte, avec Jules Blerzy, Paris, Théâtre du Gymnase, 8 septembre 1872
  • Un mouton à l'entresol, comédie en 1 acte, avec Eugène Labiche, Paris, Théâtre du Palais-Royal, 30 avril 1875
  • Un baiser anonyme, comédie en un acte et en prose, avec Jules Blerzy, Comédie-Française, 1878
  • La Vicomtesse Alice, drame en 5 actes et 8 tableaux, avec Léon Beauvallet, Paris, Théâtre des Nations, 28 septembre 1882
  • La Vie facile, comédie en 3 actes, avec Paul Ferrier, Paris, Théâtre du Vaudeville, 19 mai 1883
  • Coup de soleil, comédie en 1 acte, avec Théodore de Grave, Paris, Théâtre de l'Odéon, 28 octobre 1885

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seul Camille Dreyfus (voir sources) donne une date précise, les autres sources n'indiquant que l'année 1816 ou 1817.
  2. 6249 Acte n° 802 (p.13), registre des décès de l'année 1887 pour le 9e arrondissement sur le site des archives numérisées de la Ville de Paris. L'acte précise qu'Albéric Second était célibataire.
  3. Cité par Pierre Larousse (voir sources).
  4. Charles Monselet, La Lorgnette littéraire. Dictionnaire des grands et des petits auteurs de mon temps, Poulet-Malassis et de Broise, Paris, 1857, p. 200.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Camille Dreyfus, La Grande Encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, 1885-1902, vol. XXIX, p. 859.
  • Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, vol. XIV, 1875, p. 451-452.

Liens externes[modifier | modifier le code]