Saturnalia (dinosaure)

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Saturnalia tupiniquim

Taille estimée de Saturnalia par rapport à un humain.

Saturnalia est un genre éteint de petits dinosaures sauropodomorphes basaux, découvert dans une couche du début du Trias supérieur (Carnien) du Rio Grande do Sul, état méridional du Brésil[1].

Une seule espèce est rattachée au genre : Saturnalia tupiniquim, décrite par Max Langer et ses collègues en 1999[1].

Découverte[modifier | modifier le code]

Saturnalia fut à l'origine dénommé à partir de trois squelettes partiels. L'holotype, MCP 3844-PV, un squelette post-crânial bien préservé et semi articulé, fut découvert à Sanga da Alemoa, dans l'état de Rio Grande do Sul, au Brésil. Les deux paratypes sont MCP 3845-PV, squelette partiel comprenant une partie de la mandibule, des dents et quelques restes post-crâniaux, et MCP 3846-PV, un squelette partiel comprenant des restes post-crâniaux. Tous les spécimens furent récoltés à Wald-Sanga (aussi connu sous le nom de Sanga do Mato), une localité située dans la formation Santa Maria (Groupe de Rosário do Sul), qui date du Carnien, au tout début du Trias supérieur[1]. Un fémur partiel issu de la formation carnienne de Pebbly Arkose au Zimbabwe fut également attribué à ce genre[2].

Il s'agit d'un des plus anciens véritables dinosaures découverts[3],[4].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Saturnalia fut dénommé par Max C. Langer, Fernando Abdala, Martha Richter, Michael J. Benton en 1999 et l'espèce type, Saturnalia tupiniquim. Son nom de genre dérive de Saturnalia, un mot latin signifiant « fête des Saturnales », une fête romaine apparentée au carnaval, en référence à la découverte du paratype durant le carnaval de Rio. Son épithète spécifique tupiniquim dérive du portugais et du mot guarani signifiant « natif »[1].

Phylogénie[modifier | modifier le code]

La nature primitive de Saturnalia, combinée avec ses caractéristiques à la fois de sauropodomorphe et de théropode, l'ont rendu difficile à classer. Le paléontologue Max Langer et ses collègues, dans leur description en 1999 de ce genre, le classèrent parmi les sauropodomorphes[1]. Toutefois, en 2003, Langer remarqua que certaines caractéristiques de son crâne et de sa main étaient plus similaire au groupe frère des sauropodomorphes, les théropodes, et que Saturnalia peut au mieux être considéré comme un membre des sauropodomorphes "souches", plutôt qu'un réel membre de ce groupe[5].

José Bonaparte et ses collègues, dans une étude datée de 2007, ont découvert que Saturnalia est très similaire au saurischien primitif du genre Guaibasaurus. José Bonaparte a classé les deux animaux au sein de la même famille, les Guaibasauridae. Comme Langer, Bonaparte a découvert que ces deux animaux pourraient avoir été des sauropodomorphes primitifs, ou un groupe d'animaux proche de l'ancêtre commun des sauropodomorphes et des théropodes. Finalement, Bonaparte a découvert qu'à la fois Saturnalia et Guaibasaurus étaient plus des pseudo-théropodes que des pseudo-prosauropodes[6].

Toutefois, toutes les plus récentes analyses cladistiques ont démontré qu'il était un sauropodomorphe très basal[7],[8],[9],[10],[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g (en) Langer, M.C., Abdala, F., Richter, M., and Benton, M. (1999). "A sauropodomorph dinosaur from the Upper Triassic (Carnian) of southern Brazil." Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, 329: 511-517
  2. (en) « Z 53/3, Cabora Bassa Basin (Triassic of Zimbabwe) », sur http://fossilworks.org
  3. (en) Max C. Langer, Martin D. Ezcurra, Jonathas S. Bittencourt et Fernando E. Novas, « The origin and early evolution of dinosaurs », Biological Reviews, vol. 84,‎ , p. 1-56 (DOI 10.1111/j.1469-185X.2009.00094.x)
  4. (en) Holtz, Thomas R. Jr. (2011) Dinosaurs: The Most Complete, Up-to-Date Encyclopedia for Dinosaur Lovers of All Ages, Winter 2010 Appendix.
  5. (en) Langer, M.C. (2003). "The pelvic and hind limb anatomy of the stem-sauropodomorph Saturnalia tupiniquim (Late Triassic, Brazil)." PaleoBios, 23(2): September 15, 2003
  6. J.F. Bonaparte, G. Brea, C.L. Schultz et A.G. Martinelli, « A new specimen of Guaibasaurus candelariensis (basal Saurischia) from the Late Triassic Caturrita Formation of southern Brazil », Historical Biology, vol. 19, no 1,‎ , p. 73–82 (DOI 10.1080/08912960600866862)
  7. (en) Adam M. Yates, « The first complete skull of the Triassic dinosaur Melanorosaurus Haughton (Sauropodomorpha: Anchisauria) », dans Paul M. Barrett et David J. Batten (éd.), Evolution and Palaeobiology of Early Sauropodomorph Dinosaurs, Wiley-Blackwell, coll. « Special Papers in Palaeontology » (no 77), , 288 p. (ISBN 978-1-4051-6933-2, présentation en ligne), p. 9–55
  8. (en) Diego Pol, Alberto Garrido et Ignacio A. Cerda, « A new sauropodomorph dinosaur from the Early Jurassic of Patagonia and the origin and evolution of the sauropod-type sacrum », PLoS ONE, vol. 6, no 1,‎ , e14572 (PMID 21298087, PMCID 3027623, DOI 10.1371/journal.pone.0014572, Bibcode 2011PLoSO...614572P, lire en ligne)
  9. (en) Cecilia Apaldetti, Ricardo N. Martinez, Oscar A. Alcober and Diego Pol, « A New Basal Sauropodomorph (Dinosauria: Saurischia) from Quebrada del Barro Formation (Marayes-El Carrizal Basin), Northwestern Argentina », PLoS ONE, vol. 6, no 11,‎ , e26964 (PMID 22096511, PMCID 3212523, DOI 10.1371/journal.pone.0026964, lire en ligne)
  10. (en) Ezcurra, M. D. 2010. "A new early dinosaur (Saurischia: Sauropodomorpha) from the Late Triassic of Argentina: a reassessment of dinosaur origin and phylogeny." Journal of Systematic Palaeontology 8: 371-425
  11. (en) F. E. Novas, M. D. Ezcurra, S. Chatterjee et T. S. Kutty, « New dinosaur species from the Upper Triassic Upper Maleri and Lower Dharmaram formations of Central India », Earth and Environmental Science Transactions of the Royal Society of Edinburgh, vol. 101,‎ , p. 333-349 (DOI 10.1017/S1755691011020093)