San Peyre

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San Peyre
Colline du San Peyre
Colline du San Peyre
Géographie
Altitude 131 m
Massif Massif de l'Esterel
Coordonnées 43° 31′ 30″ nord, 6° 56′ 14″ est
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Ascension
Première Inconnue
Voie la plus facile Sentier sur le versant sud
Géologie
Roches Rhyolite, micaschiste
Type Volcan gris
Activité Éteint
Dernière éruption Inconnue
Code GVP Aucun
Observatoire Aucun

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)
San Peyre

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
San Peyre

Le San Peyre est un cône d'origine volcanique situé à Mandelieu-la-Napoule, à l'ouest des Alpes-Maritimes en France.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le cône de San Peyre est constitué de rhyolite fluidale, de couleur amarante, due aux éruptions d'un volcan actif il y a 250 millions d'années[1]. Cette rhyolite est constituée de microlithes, de petits cristaux millimétriques en forme de bâtonnets noyés dans une pâte vitreuse, qui sont orientés et qui contournent des grains comme un fluide contourne des obstacles lors de son écoulement.

Histoire et toponymie[modifier | modifier le code]

C'est de cet endroit que les Phéniciens puis les Celto-Ligures surveillent le golfe. Les Romains y auraient édifié ensuite un temple dédié à Mercure.

En 1182, le seigneur de Villeneuve y fait construire le château d'Avignonnet, ainsi qu'une chapelle consacrée à saint Pierre, d'où l'appellation de San Peyre. En 1241, le château est englobé dans les biens de l’Église d’Antibes où se situe l’évêché. Ces bâtiments restaurés en 1259 sont détruits en 1387 (ou 1390) par les troupes du vicomte de Turenne ; il subsiste cependant des vestiges du donjon et des murailles d'enceinte[2],[3],[4].

Le San Peyre dans la littérature[modifier | modifier le code]

Guy de Maupassant, lors de ses visites à la fin du XIXe siècle, rencontre un ermite qui vivait retiré dans la chapelle au sommet du mont. Cela lui inspire la rédaction de sa nouvelle L’Ermite parue dans Gil Blas en 1886. Des années plus tard, le mont San Peyre est rebaptisé « la montagne sacrée »[4].

Oscar Wilde venu se reposer en ces lieux est conquis par l'environnement qu'il qualifie de « bleu saphir de la mer, rouge chaud des porphyres, luminosité du ciel et profusion des fleurs ».

Parc forestier et sentier botanique[modifier | modifier le code]

Chemin d'accès facile au sommet du parc.
Vue de Mandelieu-la-Napoule et du San Peyre.
Vue sur la baie de Cannes du sommet du parc du San Peyre

La colline est classée en tant que parc naturel départemental. Ce parc en milieu urbain de 18 hectares est acquis par le conseil général des Alpes-Maritimes en 1964[2].

Un chemin piétonnier d'une longueur de 3 400 mètres le traverse en pente douce, à travers les pins, les chênes-lièges, les chênes verts et les mimosas[5].

Ce chemin permet d'accéder facilement au belvédère situé à 131 mètres d'altitude et à sa table d'orientation[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. geologuedeStTropez, « Colline San Peyre à la Napoule », sur le site geoforum.fr, (consulté le 24 avril 2013).
  2. a et b « Parc du San Peyre », sur le site du conseil général des Alpes-Maritimes (consulté le 24 avril 2013).
  3. Mémoires de la Société des sciences naturelles, des lettres et des beaux-arts de Cannes et de l'arrondissement de Grasse, Cannes, 1876
  4. a et b Nicoulina, « San Peyre, petit coin de nature en pleine ville », sur le site randomania.fr, (consulté le 24 avril 2013).
  5. a et b « Les sites et activités : La Nature », sur le site de l'office de tourisme et des congrès de Mandelieu-La Napoule (consulté le 24 avril 2013).