Robot militaire

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Un THeMIS (en), robot militaire de fabrication estonienne.

Un robot militaire, aussi appelé arme autonome, est un robot, autonome ou contrôlé à distance, conçu pour des applications militaires. Les drones sont une sous-classe des robots militaires.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Des systèmes sont déjà actuellement en service dans un certain nombre de forces armées, où ils s'avèrent efficaces. Le drone "Predator", par exemple, est capable de prendre des photographies de surveillance, et même à lancer des missiles air-sol AGM-114N "Hellfire" II ou des GBU-12 "Paveway" II dans le cas du MQ-1 et du MQ-9. Les études se poursuivent car ce type d'engin offre de nouvelles possibilités aux militaires.

Des engins au sol, fixes comme le Samsung SGR-A1[1], ou télémobiles, servent à la garde de sites sensibles tels que des silos à missile[2].

Bien que la reconnaissance faciale soit relativement fiable[réf. nécessaire], que les « amis » soient identifiables par une puce[3], les drones sont généralement téléguidés.

Aspects légaux[modifier | modifier le code]

Ces robots posent des problèmes éthiques et légaux. Par exemple, peut-on autoriser un robot à tuer un ennemi quand il en croise un ? Cela a conduit des associations ou des ONG à mener des actions de sensibilisation à ces problèmes pour encadrer l'utilisation de ces robots militaires[4] Les robots militaires doivent être utilisés dans le respect du droit international et notamment du droit humanitaire. Selon le professeur Michael Schmitt (en), les utilisations actuelles de ces robots en particulier par les États-Unis sont limitées par le droit humanitaire mais ces robots ne sont pas illégaux en tant que tels même à considérer que leur autonomie soit augmentée[5].

Les auteurs francophones se sont moins penchés sur la question. Selon T. Sadigh, en fonction des cas, ces robots peuvent être illégaux en eux-mêmes et le droit humanitaire limite leur degré d'autonomie[6].

Aspects éthiques[modifier | modifier le code]

En , les organisations Human Rights Watch, International Human Rights Clinic et Nobel Women’s Initiative ont démarré une campagne de sensibilisation sur les risques que font courir ces armes et demandent une « interdiction préventive mondiale » des armes autonomes[7].

Exemples[modifier | modifier le code]

Précurseurs[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale :

  • Goliath, allemand, il était monté sur des chenilles et contenait une masse d'explosifs pouvant détruire un char, il était conçu pour être détruit après l'explosion ;
  • Teletank (en), soviétique ;
  • Missile v2.
un engin SWORDS

Robots en utilisation[modifier | modifier le code]

Projet de robots en production[modifier | modifier le code]

Le Véhicule robotique armé (ARV) à la FCS National Mall Display le 11 juin 2008.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jon Rabiroff, « Machine gun-toting robots deployed on DMZ », sur Stars and Stripes, (consulté le ).
  2. (en) « Battle Robots to Guard Russian Missile Silos by 2020 », sur The Moscow Times, (consulté le ).
  3. Les avions sont déjà équipés de transpondeurs qui effectuent cette action.
  4. (en) « Campaign to stop killer robots » (consulté le ).
  5. (en) Michael N. Schmitt, « Autonomous Weapon Systems and International Humanitarian Law: A Reply to the Critics » [PDF], sur National security journal, Harvard law school, (consulté le ).
  6. Thomas Sadigh, « L'utilisation des robots militaires dans les conflits », sur mémoire online, (consulté le ).
  7. Philippe Vion-Dury, « Un Terminator opérationnel d’ici vingt ans : les ONG s’alarment », sur Rue89, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]