Robert Boyle

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Robert Boyle

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Portrait de Robert Boyle.

Naissance
Lismore Castle (Irlande)
Décès (à 64 ans)
Londres (Angleterre)
Champs Physique, chimie
Institutions Royal Society
Renommé pour Loi de Boyle-Mariotte, concept d'élément chimique

Robert Boyle est un physicien et chimiste irlandais, né au château de Lismore (en) dans le comté de Waterford, en Irlande, le , mort le à Londres. Deux passions régirent sa vie : le christianisme et la science expérimentale.

Robert Boyle peut être considéré comme le père de la philosophie naturelle moderne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Boyle naît dans une riche et noble famille irlandaise. Il est le 7e fils de Richard Boyle, comte de Cork. Après des études au collège d'Eton, il parcourt l'Europe de 1639 à 1644 et prend connaissance de l'œuvre de Galilée à Florence en 1641. Il apprend ainsi la méthode purement expérimentale qui marqua toute sa vie scientifique. Maître d'une fortune considérable, il la consacre à l'avancement des sciences naturelles. De retour en Angleterre, il s'établit à Oxford en 1654. Il rencontre Robert Hooke, célèbre physicien qui l'aide à fabriquer une pompe à air dont Boyle a besoin pour la recherche sur les gaz. Il polémique ainsi avec Thomas Hobbes à propos de l'existence du vide.

À partir de 1645, il participe à une société savante et bienfaisante qu'il appelle dans ses lettres le « collège invisible » (Invisible College), mais dont il ne donne ni les membres ni les activités, et qui a donné lieu à diverses spéculations (en particulier comme groupe précurseur de la Royal Society, qu'il créa en 1663.

Travaux[modifier | modifier le code]

Théologie[modifier | modifier le code]

Aussi ardent ami de la religion que de la science, il a écrit un grand nombre d'ouvrages pour la défendre et a fondé par son testament (1691) une lecture annuelle sur les principales vérités de la religion naturelle et révélée : c'est à cette fondation que l'on doit les traités de Samuel Clarke, de Richard Bentley, de William Derham, etc.

À sa mort, Boyle a légué de grosses sommes d'argent pour organiser des conférences pour l'accomplissement de la foi chrétienne contre les incroyances notoires. De nos jours, ces conférences existent toujours.

Science[modifier | modifier le code]

On lui doit le perfectionnement de la machine pneumatique de Otto von Guericke, la connaissance de l'absorption de l'air dans la combustion, et de l'augmentation de poids des chaux métalliques dans la calcination ; il a en outre rassemblé une foule d'observations qui ont contribué plus tard à établir des théories solides.

Lors d'expériences, Boyle découvre en 1662 (Defence against Linus) la loi dite « de Boyle-Mariotte » (Mariotte l'a découverte presque en même temps indépendamment de lui). Elle prend la forme suivante :

P1V1 = P2V2,

où P1 et V1 sont la pression et le volume d'un gaz dans un état initial (1), tandis que P2 et V2 décrivent un état final (2) à la même température. Cette loi est exacte avec les gaz parfaits et approximative avec les gaz réels.

Les conclusions de Boyle l'amenent à considérer la matière comme composée de particules primaires. Il rejette donc une conception antique qui disait que toute matière est formée à partir de quatre éléments : la terre, l'air, l'eau et le feu. Boyle devient donc un précurseur à la théorie des atomes sur des bases expérimentales. Il a laissé son nom à une célèbre liqueur fumante de son invention (sulfure hydrogéné d'ammoniaque).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

The Sceptical Chymist (1661).

Œuvres de Robert Boyle[modifier | modifier le code]

Principaux ouvrages :

  • En philosophie naturelle :
    • Le Chimiste sceptique (The Sceptical Chymist, 1661)
    • Considérations sur l'utilité de la physique expérimentale (Some considerations touching the Usefulness of Experimental Natural Philosophy, 1663)
    • Expériences physico-mécaniques sur le ressort de l'air (Experiments mader both in compressed and also in facticious Air, 1682)
    • Traité des causes finales (A Disquisition about the Final Causes of Natural Things, 1688)
    • un grand nombre de petits traités sur le froid, les couleurs, les cristaux, etc.
  • En religion :
    • L'Excellence de la théologie comparée à la philosophie naturelle (The Excellency of Theology compared with Natural Philosophy, 1674)
    • Le Savant chrétien (The Christian Virtuoso, 1690)
  • The Works of the honourable Robert Boyle, édité par T. Birch, Londres, Irvington, 6 vol., 1772 ; reprod. Hildesheim, Georg Olms Verlag, 1965-1966

Études sur Robert Boyle[modifier | modifier le code]

  • F. Duchesneau, L'Empirisme de Locke, La Haye, Nijhoff, 1973
  • M. B. Hall, Robert Boyle on Natural Philosophy, Bloomington, Indiana University Press, 1965
  • Charles Ramond et Myriam Dennehy, La Philosophie naturelle de Robert Boyle, Vrin, 2009, 416 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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