Cornelis Drebbel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cornelis Drebbel
Description de cette image, également commentée ci-après

Cornelis Jacobszoon Drebbel

Naissance
Alkmaar (Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas)
Décès
Londres (Drapeau de l'Angleterre Angleterre)
Nationalité Hollandais
Domaines Physique, mécanique
Renommé pour Ses sous-marins ou semi-submersibles

Cornelis Jacobszoon Drebbel (1572, Alkmaar - 7 novembre 1633, Londres) est un physicien et mécanicien hollandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était précepteur des fils de l'empereur Ferdinand II du Saint-Empire et membre de son conseil privé, lorsqu'il fut pris et dépouillé, pendant la guerre de Trente Ans, par les troupes de l'électeur palatin Frédéric V du Palatinat, gendre de Jacques Ier d'Angleterre, roi d'Angleterre. Rendu à la liberté par l'intercession du roi d'Angleterre, il se fixa à Londres, où il passa le reste de sa vie.

Il passa de son temps pour un magicien ; il paraît avoir connu la fantasmagorie.

Inventions et expériences[modifier | modifier le code]

Essai de l'embarcation de Van Drebbel sur la Tamise.

Durant l'été 1620, devant le roi Jacques Ier et son entourage, Drebbel parvient à refroidir l'air de Westminster Hall, alors la plus grande salle couverte du royaume : c'est la première fabrication de froid artificiel, mais n'ayant pas consigné par écrit son invention, Drebbel ne peut être reconnu comme l'inventeur de la climatisation[1].

Il inventa, vers 1621, le thermomètre qui porte son nom : c'est un thermomètre à air, composé d'un vase plein d'air terminé par un tube contenant de l'eau : l'air, en se dilatant, déplaçait la colonne d'eau dans le tube.

Entre 1620 et 1624, il effectua plusieurs expériences avec des embarcations submersibles ou semi-submersibles dans la Tamise, pour le compte du roi Jacques Ier[2]. Son prototype, ancêtre du sous-marin qui s'apparentait à une cloche de plongée pouvant naviguer[3], était équipé de six paires de rames[4].

En 1630, il met au point le procédé Drebbel de teinture rouge pour la laine[5].

On lui attribue, mais à tort, l'invention du microscope et du télescope.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Drebbel a laissé deux ouvrages en néerlandais, qui ont été traduits en français sous le titre de Traités de la nature des éléments et de la quintessence (Paris, 1672).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Documentaire de David Dugan « La conquête du froid absolu » (arte), d'après l'ouvrage de Tom Shachtman, Absolute Zero and the Conquest of Cold
  2. Tierie 1932, p. 10.
  3. Tierie 1932, p. 61-63.
  4. Claude Rogel, « Portsmouth-Gosport- Royal Navy Museum : Réplique du Sous-Marin Van Drebbell », sur Sous-Marins Musées (consulté le 5 avril 2017).
  5. Histoire des techniques - Bertrand Gille

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.