Cornelis Drebbel

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Cornelis Drebbel
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Cornelis Jacobszoon Drebbel

Naissance
Alkmaar (Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas)
Décès
Londres (Drapeau de l'Angleterre Angleterre)
Nationalité Hollandais
Domaines Physique, mécanique
Renommé pour Ses sous-marins ou semi-submersibles

Cornelis Jacobszoon Drebbel (1572, Alkmaar - 7 novembre 1633, Londres) est un physicien et mécanicien hollandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était précepteur des fils de l'empereur Ferdinand II du Saint-Empire et membre de son conseil privé, lorsqu'il fut pris et dépouillé, pendant la guerre de Trente Ans, par les troupes de l'électeur palatin Frédéric V du Palatinat, gendre de Jacques Ier d'Angleterre, roi d'Angleterre. Rendu à la liberté par l'intercession du roi d'Angleterre, il se fixa à Londres, où il passa le reste de sa vie.

Il passa de son temps pour un magicien ; il paraît avoir connu la fantasmagorie.

Inventions et expériences[modifier | modifier le code]

Essai de l'embarcation de Drebbel sur la Tamise.

Durant l'été 1620, devant le roi Jacques Ier et son entourage, Drebbel parvient à refroidir l'air de Westminster Hall, alors la plus grande salle couverte du royaume : c'est la première fabrication de froid artificiel, mais n'ayant pas consigné par écrit son invention, Drebbel ne peut être reconnu comme l'inventeur de la climatisation[1].

Il inventa, vers 1621, le thermomètre qui porte son nom : c'est un thermomètre à air, composé d'un vase plein d'air terminé par un tube contenant de l'eau : l'air, en se dilatant, déplaçait la colonne d'eau dans le tube.

Entre 1620 et 1624, il effectua plusieurs expériences avec des embarcations submersibles ou semi-submersibles dans la Tamise, pour le compte du roi Jacques Ier[2]. Son prototype, ancêtre du sous-marin qui s'apparentait à une cloche de plongée pouvant naviguer[3], était équipé de six paires de rames[4].

En 1630, il met au point le procédé Drebbel de teinture rouge pour la laine[5].

On lui attribue, mais à tort, l'invention du microscope et du télescope.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Drebbel a laissé deux ouvrages en néerlandais, qui ont été traduits en français sous le titre de Traités de la nature des éléments et de la quintessence (Paris, 1672).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Documentaire de David Dugan « La conquête du froid absolu » (arte), d'après l'ouvrage de Tom Shachtman, Absolute Zero and the Conquest of Cold.
  2. Tierie 1932, p. 10.
  3. Tierie 1932, p. 61-63.
  4. Claude Rogel, « Portsmouth-Gosport- Royal Navy Museum : Réplique du Sous-Marin Van Drebbell », sur Sous-Marins Musées (consulté le 5 avril 2017).
  5. Histoire des techniques - Bertrand Gille.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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