Pteropus poliocephalus

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Pteropus poliocephalus
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renard volant à tête grise

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Sous-classe Placentalia
Ordre Chiroptera
Sous-ordre Megachiroptera
Famille Pteropodidae
Genre Pteropus

Nom binominal

Pteropus poliocephalus
Temminck, 1825

Répartition géographique

Description de l'image P.poliocephalus.gif.

Statut de conservation UICN

( VU )
VU A2ace : Vulnérable

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 18/01/1990

L'ancienne colonie de Dallis Park
Une famille de renards volants à tête grise
Le renard volant à tête grise en vol
Les renards volants à tête grise pendant la nuit
Le renard volant dans les vergers

Le renard volant à tête grise, ou roussette à tête grise (Pteropus poliocephalus) est une chauve-souris originaire d'Australie

L'urbanisation et les renards volants à tête grise[modifier | modifier le code]

L'urbanisation et ses ressources alimentaires[modifier | modifier le code]

L’urbanisation change profondément les divers systèmes écologiques d’un site. Pour beaucoup de cas, les installations humaines provoquent des circonstances négatives envers les écosystèmes locaux, tels que la réduction de la biodiversité par l’augmentation des monocultures. Contrairement, l’urbanisation peut aussi avoir des influences positives vis-à-vis de la biodiversité en créant de nouveaux écosystèmes par des momifications de l’écologie sur laquelle la faune locale dépend. Les plantations de nouveaux arbres et d’autres végétaux sont un exemple de ce type de modification. Parmi les différentes réactions de chaque organisme, on peut dire que les renards volants à tête grise ont réussi à s’adapter avec succès à l’environnement urbain. [1]

Les “camps” dans lesquels les renards volants à tête grise forment des colonies se voient dans de larges cités comme Merbourne, Brisbane, Sydney et Darwin, ainsi que les cités plus réduites comme Coffs Harbour, Geelong, Maclean et Bellingen. Il est considéré que l’augmentation des interactions entre les humains et les chauves-souris sont dues à deux principales raisons. L’expansion des milieux urbains dans les milieux naturels, et l’arrivée de nouvelle chauve-souris dans les écosystèmes urbains[1]. Les milieux urbains ont tendance à être attirants pour cette espèce à cause de leurs abondances en termes de nourriture, de sécurité contre la chasse, et de facilité de naviguer pendant la nuit grâce aux éclairages. Les renards volants à tête grise volent en utilisant leurs yeux, et non pas avec l’écholocalisation[2] et les éclairages peuvent devenir utiles.    Parmi ces raisons, l’accès aux ressources alimentaires est la plus importante pour les comportements de l’espèce.[1]

Croissance des colonies de Melbourne de Melbourne[modifier | modifier le code]

Dans le cas de Merlbourne, les renards volants à tête grise commençaient à être repérés depuis 1884, suivit de la formation d’un ‘camp’ (colonie) qui restait sur place pendant toute l’année dans le Royal Botanical Garden. La population du camp a explosé, commençant de 10 à 15 individus en 1886, jusqu’à 20 000 à 30 000 en mars 2003. [1]

Régime alimentaire dans le contexte urbain[modifier | modifier le code]

Selon les littératures scientifiques, les fruits, les fleurs,les pollens, les nectars et parfois les feuilles venant de 187 espèces d’arbres peuvent être utilisés en tant que nourriture pour ces chauves-souris. Parmi ces ressources alimentaires, le pollen venant des arbres du genre Myrtaceae est l’aliment le plus souvent consommé par cette espèce. [1]

Parmi les espèces d’arbres utilisés comme ressource alimentaire, seulement 13 espèces poussent naturellement dans la ville de Melbourne. Les bases de données indiquant des changements de végétation de la ville montrent que 87 espèces des arbres qui ont été plantés artificiellement produisent de la nourriture pour ces chauves-souris, et plus de la moitié de ces arbres plantés appartiennent au genre du Myrtaceae.  [1]

Creation de ressource alimentaire potentielle dans la cité de Melbourne[modifier | modifier le code]

Des études ont démontré qu’il y a eu une augmentation au niveau de la nourriture disponible pour les chauves-souris à partir des installations européennes. Avant les installations, une large superficie de Melbourne était sans arbres ou peu boisée. Les planes Basaltes situées au Nord et Ouest de la cité étaient des prairies non boisées, contrairement au terrain du Sud qui était principalement des landes. À part les côtes avec des Banksia integrifolia, il est probable qu’une grande partie de la ville et son terrain adjacent ne pouvaient pas produire assez de nourriture pour soutenir des colonies entières de chauves-souris. Considérant ce fait, il se peut que les chauves-souris aient vécu des périodes de manque de nourriture, car seulement deux espèces indigènes fleurissaient entre le mois de mai et août. Contrairement, avec le développement des installations humaines qui a mené à une augmentation d’arbres exotiques dans la ville, les chauves-souris ont pu obtenir leur nourriture pendant toute l’année avec stabilité surtout du mois d’avril jusqu’au mois d’août. Les banlieues de l’Est ont une densité élevée de ressource alimentaire d’arbres pendant cette période, et de nombreuses chauves-souris sont observées dans cette zone. Également, avec les recherches faites principalement en consultant et analysant les documents publiés, les littératures grises, et les bases de données sur le changement de végétation urbaine, il a été déduit que la flore urbaine avait eu une influence importante sur l’alimentation des chauves-souris dans les LGA (Local Governement Areas) de Melbourne pendant ces périodes de manque. [1]

Changement de végétation urbaine de Melbourne après la Deuxième Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Les arbres d’origine australienne n’étaient pas souvent utilisés comme arbre de trottoir avant la Deuxième Guerre Mondiale, mais ont commencé à augmenter avec le changement d’attitude des citoyens vers l’importance de renforcer et de préserver les écosystèmes locaux. En faite, la géographie, le climat, et le type de sols de Melbourne ont été idéal pour une succession de multiples espèces mangée par ces chauves-souris, comme les espèces tropicales et subtropicales, Grevillea robusta, Ficus macrophylla et les espèces de zones tempérées exotiques, comme les Liriodendron tulipifera et Populus spp., Prunus spp., Malus spp. etc.[1]

Avec ces modifications de végétation, la population des renards volants à tête grise semble avoir bénéficié de l’augmentation de ressource accessible et  cette tendance pourrait continuer dans le futur. [1]

Les effets potentiels des ressources alimentaires urbaines[modifier | modifier le code]

Cette abondance et diversité d’arbres en tant que ressources alimentaires pourrait expliquer l’agrandissement de leur zone d’habitat vers le sud de la ville de Melbourne et l’établissement de leurs camps permanents. Il est possible qu’il y ait une plus grande croissance au niveau de la population de cette espèce avec l’augmentation de succession des arbres dans le futur, et pourrait changer les comportements de l’espèce de façon diverse, telle que la diminution de fréquence de migration.[1]

Les effets des changements climatiques dus à l’urbanisation[modifier | modifier le code]

Les changements climatiques peuvent avoir de divers impacts vers les écosystèmes[3], et l'urbanisation peut devenir une de ses causes. Les climats des milieux urbains ont souvent été demontrés différents de ceux des milieux ruraux. Ces changements peuvent mener à une modification de la phénologie des plantes, et de la distribution et comportement de certaines espèces. Comme certaines études le montrent, ce n’est pas une exception pour les renards volants à tête grise à Melbourne.[2]

Une étude effectuée en utilisant le BIOCLIM (un système de prédiction bioclimatique) montre que la cité de Melbourne est en dehors des gammes climatiques typiques des habitats de cette espèce. Plus précisément, le climat de la cité est plus sec avec moins de radiation pendant l’été. Annuellement parlant, Melbourne est plus froid, surtout pendant la saison humide, mais plus chaud pendant la saison sèche. Pendant l’hiver, la cité est plus froide et reçoit moins de radiation que les autres habitats en dehors de la région, et reçoit moins de précipitation annuelle.[2]

Mais, d’un autre côté, la cité a marqué une augmentation de température depuis les années 1950, coïncidant avec le croissance de la population de la ville, un phénomène observé à travers l’Australie qui est probablement lié aux effets d’îlo thermique urbain. La différence de température des quartiers commerciaux comparée à celle des milieux ruraux adjacents peut monter jusqu’à 7,1 degrés par cet effet. À cause de cet effet, la moyenne des températures d’été et d’hiver a augmenté, rapprochant la cité aux moyennes des gammes climatiques d’hiver des renards volants à tête grise dans d'autres régions. D'autres changements, tels que la diminution des jours avec de la gelée, ont aussi été observés. À part les changements de température, il y a eu aussi des changements de précipitation annuelle causés par l’intensification des irrigations dans les jardins botaniques et les parcs. Tous ces changements climatiques ont rapproché l'environnement urbain aux environnementx idéaux de cet espèce.[2]

Considérant le faite que la période d’installation des colonies permanentes de cette espèce dans Melbourne a coïncidé avec le changement climatique de la cité, ces phénomènes montre une forte relation entre la modification climatique par l’urbanisation et l’écologie de cette espèce[2].

Conflits avec les humains[modifier | modifier le code]

Les renards volants à tête grise et l'industrie de fruit[modifier | modifier le code]

La chasse dans les vergers[modifier | modifier le code]

Pendant plusieurs années, de nombreuses questions se sont posées à propos du bien-être des animaux en Australie, notamment sur les façons avec lesquelles les renards volants à tête grise sont chassés et tués aux fusils dans les vergers commerciaux.

Des droits d’utilisation d’armes à feu sont réservés pour les producteurs de fruits commerciaux en New South Wales avec un permit issues du Department of Environment and Climate Change and Water NSW (DECCW) . Les permis sont donnés aux producteurs avec une supposition que les armes devraient être utilisées pour effrayer les chauves-souris, mais des études d’investigation ont aussi démontré certaines violations de ces normes. Aussi, il a été reporté que de nombreux producteurs utilisaient des fusils contre les animaux sans permission.[4]

Les renards volants et les fruits[modifier | modifier le code]

Les renards à tête grise se nourrissent préférablement de nectar et de pollen venant des espèces indigènes comme le Myrtaceous et le Proteaceae[4], mais aussi de plusieurs fruits, telles que les figues, mangues, bananes, abricots, prunes et quadongs[2],[5]. Le pollen de ces espèces est riche en protéine, et les fruits peuvent fournir des hydrates de carbone. Il est probable que les chauves-souris utilisent une stratégie alimentaire pour avoir une meilleure balance de nutriment surtout pendant les périodes de grossesse et d’allaitement. Dans certains cas, les femelles enceintes utilisent les fruits pour répondre à la demande intense d'énergie causée par l’augmentation de taux de métabolisme de base et de demande thermorégulatrice. Autres individus utilisent les fruits comme source d’énergie pour les aller-retour entre les ressources alimentaires indigènes et les camps situés plus loin.[4]

À cause de ces choix alimentaires, cette espèce a souvent été cible d’éradication par fusils de la part des producteurs de fruits locaux, surtout dans les régions côtières de New South Wales et au sud de Queensland.[4]

Susceptibilité à la chasse[modifier | modifier le code]

Les renards volants à tête grise peuvent être plus susceptibles à  la chasse comparée aux autres chauves-souris à cause de leurs cycles de vie. Les femelles des renards volants à tête grise ne tombent pas enceintes jusqu’à l’âge de 3 ans. Cette caractéristique, combinée par le faite que la grossesse dure pendant 6 mois et qu’un seul individu naît par accouchement mène à des taux de reproduction bas et sensibles aux facteurs externes. Encore plus, les nouveau-nés sont portés par la mère en permanence pendant les trois premières semaines, puis laissés dans leurs colonies avec d’autres individus jeunes qui ne peuvent pas encore voler pendant la nuit. Ces comportements montrent une forte dépendance de la part des nouveau-nés vis-à-vis de leurs mères, et la mort de leurs mères signifie la mort des nouveau-nés. [4]

Investigation sur la façon dont la chasse est faite dans Sydney[modifier | modifier le code]

Une étude qui a été faite à Sydney, NSW, afin de pouvoir évaluer la pertinence de la chasse aux renards volants à tête grise montre que dans de nombreux cas, les chauves-souris sont tuées de façons hors loi, sans respecter le bien-être de ces animaux. L'étude montrait que certains d’entre eux ont été identifiés morts sur le coup à cause des dommages causés sur les organes vitaux (le crane, poumon, coeur), mais un nombre important (44 sur 164 dans l’étude effectuée) ont été trouvés blessés (fracture des os, hémorragie intestinale, etc.) . L’étude a aussi montré une concentration de femelle enceinte ou allaitante parmi les individus tués.

Considérant que l’étude a montré une forte concentration des individus reproductifs (73%) parmi les femelles mortes, et que la mort des mères résulte souvent à la mort des nouveau-nés qui attendent leur retour dans les colonies, ces résultats indiquent un fort potentiel de réduction de population liée à la chasse.[4]Ces résultats de l'étude, combiner avec le faite que plus de 20% de la population des renards volants à tête grise habitent dans les “camps” de Sydney, une réduction importante de la population de cette région pourrait avoir un impact sévère sur l’extinction de l’espèce. [4]

Malgré le faite que les législations permettent la chasse pour minimiser les dommages économiques des industries à condition que des efforts soit fait pour créer le moins de mal possible vis-à-vis de l’animal, les investigations montrent que ce n’est pas forcément la réalité. Cela peut se constater avec les résultats montrant que presque un tiers des individus continuaient à vivre jusqu’à 8.5 heures après avoir été tirés, finalement mourants de faim, de déshydratation, d’infection secondaire ou de prédation.

Il est aussi important de noter que le faite que ces chauves-souris soient des cibles petites volantes, avec une masse dense, d’une couleur noire contre un ciel de nuit (sombre) est un des facteurs limitant la capacité des producteurs de les tuer instantanément. Considérant le faite que la saison où les vergers produisent les fruits dans le Basin de Sydney coïncide avec la période de reproduction de l’espèce, il y a une nécessité urgente d’améliorer la façon dans laquelle les chasses sont effectuées et d’atténuer les effets négatifs sur cette espèce vulnérables.[4]

La gestion des renards volants à tête grise[modifier | modifier le code]

Les mouvements de longues distances[modifier | modifier le code]

Les renards volants à tête grise font partie des Pteropodiaes connues pour leurs comportements nomadiques, avec une capacité de pouvoir parcourir de longues distances. Une étude utilisant des systèmes satellites et de transmetteur de radio sur des mâles de renards volants à tête grise, capturés au sud-est de Queensland, Canungra, Stafford, Fraser Island, et North Stradbroke Island, démontre une mobilisation fréquente de deux types différents. Le premier est d’une échelle assez limitée, telle que des mouvements entre les colonies locales. Le deuxième est d’une plus grande échelle, de plusieurs kilomètres, telle que des mouvements reliant d’autres régions. D’une manière générale, les renards volants à tête grise ont tendance à rester à la limite Nord de leurs gammes, et puis migrer vers une plus haute latitude pendant le mois de septembre. Il a été observé que certains individus pouvaient parcourir plus de 500 kilomètres en 48 heures et cela prouve une mobilité très élevée, même si cette capacité peut varier parmi la population. Cette caractéristique de l’espèce soutient les études montrant que les renards volants à tête grise existent en tant qu’une seule population génétiquement panmictique,où tous les individus peuvent devenir des partenaires potentiels pour chacun, à travers leurs gammes.

La durée de séjour de chaque individu arrivant dans de nouvelles colonies peut varier selon la raison pour laquelle ils se rassemblent. L’objectif de rassemblement peut-être des échanges d’information sur les ressources alimentaires ou d'augmenter les opportunités pour des interactions sociales, telles que la reproduction. Parfois, il s'agit juste d'une escale pour de plus longs trajets.[6]

La gestion des renards volants à tête grise[modifier | modifier le code]

Pendant plusieurs années, les renards volants à tête grise et autres renards volants ont été cible d’abattage ou de tentation de relocalisation des colonies perchées à cause des dommages qu’ils produisent au niveau de la santé publique, l’agriculture et des infrastructures. Ces essais sont principalement basés sur une notion que chaque individu appartient à une certaine colonie régionale d’une petite échelle. Comme cela a été expliqué précédemment, les renards volants à tête grise sont des espèces nomadiques, capables de parcourir plusieurs kilomètres facilement. Ces faits contestent l’efficacité de vouloir réduire les dommages causés par des pratiques à petite échelle. Le faite que les dommages dans l’industrie des fruits n’ont pas changé malgré les abattages intenses de la part des producteurs prouve aussi l'inefficacité de ces pratiques. D’autre essai, tel que des tentations de relocalisation des colonies en utilisant les perturbations par le son n’ont également pas eu de réussite. [6]

Les mouvements de longue distance des individus montrent que pour réduire les dommages sans tout autant réduire radicalement le total de la population, il serait impératif d’avoir une approche de gestion à plus grande échelle. Une grande partie des comportements de ces chauves-souris reste encore inconnue, et de nouvelles études seront nécessaires afin d’acquérir un juste milieu entre les perspectives de la conservation de cette espèce vulnérable et la protection du bien-être des habitants de la région.[6]

Pratiques et plans de relocalisation[modifier | modifier le code]

Avec l’expansion des cités australiennes, la gestion des colonies de renards volants à tête grise situées à proximité des quartiers résidentiels est devenue un intérêt public et un défi pour les gestionnaires de faune et flore dans les côtes Est du territoire. L’occupation des sites dans les quartiers résidentielle par les renards volants à tête grise souvent crée une tension dans les communautés locales à cause des divers effets négatifs que ces espèces pourraient apporter, telles que des odeurs désagréables, le bruit, et des problèmes d’hygiène causés par les fèces et l’urine et les virus. [7],[8]

De nombreux essais de relocalisation de ces colonies afin de réduire les conflits avec les résidents ont été organisés au niveau du gouvernement, dans les secteurs privés et aussi par les résidents eux-mêmes. Dans le cas de la municipalité de Maclean, situé au nord de New South Wales, un essai de relocalisation d’un site de maternité utilisé pendant plus de 100 ans a été effectué entre 1999 et 2007. En formant un groupe de plusieurs parties, telle que le Department of Education and Training, le National Parks and Wildlife Services, le Department of Land and Property Management Authority et de divers acteurs locaux, un plan d’intervention avec l’usage de bruit artificiel ciblant à relocaliser la colonie a été mise en place. Les intervenants s’approchaient du site de Macklean Rainforest Reserve, colonisé par les chauves-souris, et émettaient du bruit bruyant, continuellement à l’aide de fouets, klaxon, tambour inox, gong, pistolet de départ, pétard, sifflet, etc. Malgré la durée de la tentative et du coût élevé ($400,000) de cet essai, les résultats ne pouvaient pas être considérés comme un succès total. Les renards volants continuaient à retourner se coloniser  23 fois dans les sites initiaux, et quand ce n’était pas le cas, ils finissaient par créer de nouvelles colonies dans des locations pas très loin des premiers lieux. Ces circonstances finissaient en tant que nouvelle tension et de lobbyisme dans les communautés. À cause de leur caractéristique mobile, et un manque de documentation et de surveillances consistantes pour former des plans, aucune approche effective n’a pu être créée jusqu’à aujourd’hui. Par conséquent, la gestion des renards volants à tête grise reste en tant que problème de conflit entre l’humain et la nature, et nécessite une solution durable.[7],[9]

Autres plans potentiels de gestion[modifier | modifier le code]

Comme certaine études l’ont démontré, la demande de ressource alimentaire des renards volants à tête grise augmente pendant le printemps, à cause des femelles qui donnent naissance aux nouveau-nés et leurs allaitements qui suit. Pendant l’hiver aussi, l’espèce nécessite plusieurs sortes de nourriture pour maintenir la température du corps. Considérant le statut spécial de l’animale, classifié comme espèce vulnérable mais aussi chassé en tant qu’animal nuisible, il est difficile d’effectuer des plans d’intervention. Pour répondre à ce problème socioécologique, il existe des plans de gestion qui se basent sur la plantation d’arbres avec lesquelles les chauves-souris pourraient s’alimenter au lieu de manger les fruits des vergers. La raison majeure des dommages de fruit causé par l’espèce est le manque de ressource alimentaire à cause des déblaiements dans les régions côtières et les vallées fertiles. Il serait alors nécessaire de sélectionner des arbres connus pour être manger pas les renards volants à tête grise, telle que Eucalyptus robusta, Eucalyptus tereticornis et les planter artificiellement pour créer un supplément d’aliment pour l’espèce. Pour choisir les espèces d’arbres, il serait aussi important d’évaluer leurs tolérances par rapport à la sécheresse et leurs potentiels de pouvoir enrichir la biodiversité locale. Les figuiers qui sont utilisés par plusieurs types de faunes sont un bon exemple pour cela. Il serait aussi essentiel d’éviter tous les espaces avec des productions agricoles, comme les côtes nord, centrales, et la région de Sydney. Les chauves-souris pourraient alors ce déplacé vers ces nouveaux ressources par communication entre elles, ou en suivant le pollen dispersé. Ces plans d’intervention n’ont pas encore été appliqués dans un scénario réel, mais leur implication, suivit d’une évaluation intense avec des outils comme le GIS (Système d’Information Géographique) et de documentation intense pourraient créer une approche qui se différencie radicalement des méthodes conventionnelles, avec un potentiel de succès.[10]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Williams, N. S., Mcdonnell, M. J., Phelan, G. K., Keim, L. D., & Van Der Ree, R. (2006). Range expansion due to urbanization: Increased food resources attract Grey‐headed Flying‐foxes (Pteropus poliocephalus) to Melbourne. Austral Ecology31(2), 190-198.
  2. a, b, c, d, e et f Parris, K. M., & Hazell, D. L. (2005). Biotic effects of climate change in urban environments: The case of the grey-headed flying-fox (Pteropus poliocephalus) in Melbourne, Australia. Biological Conservation, 124(2), 267-276.
  3. Welbergen, J. A., Klose, S. M., Markus, N., & Eby, P. (2008). Climate change and the effects of temperature extremes on Australian flying-foxes. Proceedings of the Royal Society of London B: Biological Sciences275(1633), 419-425.
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Divljan, A., Parry-Jones, K., & Eby, P. (2011). Deaths and injuries to Grey-headed Flying-foxes, Pteropus poliocephalus shot at an orchard near Sydney, New South Wales. Australian Zoologist35(3), 698-710.
  5. EBY, P. (1998). An analysis of diet specialization in frugivorous Pteropus poliocephalus (Megachiroptera) in Australian subtropical rainforest. Australian Journal of Ecology23(5), 443-456.
  6. a, b et c Roberts, B. J., Catterall, C. P., Eby, P., & Kanowski, J. (2012). Long-distance and frequent movements of the flying-fox Pteropus poliocephalus: implications for management. PLoS One7(8), e42532.
  7. a et b Roberts, B. J., Eby, P., Catterall, C. P., Kanowski, J., & Bennett, G. (2011). The outcomes and costs of relocating flying-fox camps: insights from the case of Maclean, Australia. The Biology and Conservation of Australasian Bats. Mosman, NSW, Australia: Royal Zoological Society of NSW, 277-287.
  8. Plowright, R. K., Foley, P., Field, H. E., Dobson, A. P., Foley, J. E., Eby, P., & Daszak, P. (2011). Urban habituation, ecological connectivity and epidemic dampening: the emergence of Hendra virus from flying foxes (Pteropus spp.).Proceedings of the Royal Society of London B: Biological Sciences278(1725), 3703-3712.
  9. Tidemann, C., Vardon, M., Nelson, J., Speare, R., & Gleeson, L. (1997). Health and conservation implications of Australian bat Lyssavirus. Australian zoologist,30(3), 369-376.
  10. Law, B., Eby, P., Somerville, D., & Lunney, D. (2002). Tree planting to conserve flying-foxes and reduce orchard damage. Managing the Grey-headed Flying-fox as a Threatened Species in NSW, 84-90.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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