Préfecture de Mali

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Préfecture de Mali
Localisation de la préfecture de Mali
Localisation de la préfecture de Mali
Administration
Pays Drapeau de la Guinée Guinée
Préfecture
Démographie
Population 246 000 hab. (2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 12° 05′ nord, 12° 18′ ouest
Superficie 979 000 ha = 9 790 km2

La préfecture de Mali est une subdivision administrative de la Guinée.

Elle est dans la région de Labé et la ville de Mali en est le chef-lieu. Elle est comprise entre 11° 39' et 12° 26' de latitude nord et 11° 23' et 12° 49' de longitude ouest.

La préfecture de Mali a une superficie d'environ 9 700 km2, et est limitée au nord par le Sénégal, au nord-ouest par la préfecture de Koundara, à l'ouest par celle de Gaoual, au sud par celles de Labé et Lélouma et à l'est par celle de Koubia.

La préfecture de Mali compte douze sous-préfectures : Balaki, Donghel Sigon, Dougountouny, Fougou, Gayah, Hidayatou, Lébékéré, Madina Wora, Madina Salambandé, Téliré, Touba bagadadji et Yambering.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de la préfecture se divise en deux zones :

  • la zone du plateau, en haute altitude (de 1 200 à 1 500 mètres) accidenté, avec un sol gravillonneux avec présence de « bowé » et d’une dégradation avancée ;
  • la zone couverte caractérisée par un relief de plaines et de bas-fonds variant entre 500 et 700 m d’altitude, peu accidenté et avec un sol argilo-sablonneux lessivé.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est caractérisé par l’alternance de deux saisons distinctes, la saison des pluies qui s’étend de mai à octobre, et la saison sèche de novembre à avril. La température moyenne varie entre 16,3 °C et 21,1 °C. Parfois on enregistre des températures journalières de 30 °C. Un brouillard épais devenu légendaire par son opacité apporte sa note saisonnière.

Population[modifier | modifier le code]

Carte sous-préfectorale de mali yemberin .gif

La population a été estimée à 242 280 habitants en 2005, dont 55 % de femmes, soit 28 habitants par km2. Elle est composée de Sarakolés, Djallonkés, Diakankés et Peuhls encore appelés « Tangués ». Les anciennes populations furent les Djallonkés, rejoints par les éleveurs peuhls non islamisés. Avec l’avènement de l’islam, cette zone n’a pas échappé à la vague d’immigrants peuhls qui se sont installés dans le but d’étendre l’influence de l’islam. Actuellement, l’ethnie dominante est celle des Peuhls ; on y trouve des concentrations de Djallonkés surtout dans la partie est de la préfecture (sous-préfecture de Balaki). Il existe aussi des poches de Diakankés réparties inégalement sur le territoire de la préfecture. Par ailleurs, il faut noter que la petite concentration de Sarakolés dans le district de Badougoula (sous-préfecture de Dougountouny) existe dans son originalité malgré son entourage. La langue la plus couramment parlée est le Pular.

Économie[modifier | modifier le code]

Malgré son potentiel touristique, les activités autour du Mont Loura, avec la célèbre formation rocheuse de la Dame de Mali, du nom de la préfecture, mais connue également sous le nom de la Dame du Mont Loura, restent essentiellement agro-pastorales. Avec une population rurale de 85 %, les principales activités économiques sont l’élevage, l’agriculture, l’artisanat et le petit commerce.

Élevage[modifier | modifier le code]

Le cheptel de la préfecture se compose de bovins, ovins, caprins et volaille. L’élevage pratiqué est extensif, et le tatouage est généralement appliqué pour l’identification des bœufs, ceci en vue d’empêcher le vol du bétail.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L’agriculture comprend la culture du riz, manioc, fonio, arachide, coton, patate et taro. La pomme de terre figure surtout dans la commune urbaine. Les plantations d’arbres fruitiers sont assez importantes dans les sous-préfectures de Yembéring, Donghel Sigon, Dougountouny et Fougou.

Artisanat[modifier | modifier le code]

Pour ce qui concerne l’artisanat, entre 15 et 20 % de la population se trouve dans ce secteur. La cordonnerie, le tissage, la teinture à l’indigo des pagnes en cotonnade et bazin blanc, la menuiserie, la poterie et la forge sont les métiers les plus répandus.

Éducation[modifier | modifier le code]

Les établissements d’enseignement sont localisés dans les préfectures et sous-préfectures. Les zones rurales en sont dépourvues. 85 % des enfants sont analphabètes. Pour pallier cela, il existe quelques Centres d’Appui à l’Autopromotion Féminine (CAAF), qui s’engagent, entre autres, dans la promotion des femmes dans les métiers comme le tissage, la couture et la teinture. On note aussi l’existence des Centres NAFA (« écoles de seconde chance ») dans les sous-préfectures de Donghel Sigon, Madina Wora, Téliré et Yembéring ainsi que dans la commune urbaine de Mali.

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

La Dame maudite de Mali.

Les principaux sites touristiques de la préfecture de Mali sont les suivants :

  • Le Mont Loura : à 7 km au nord de la ville se dresse ce mont, flanqué de l’historique et mystérieuse « Dame de Mali ». De ce sommet, le plus élevé de la Moyenne Guinée, la vue embrasse les vallées qui s’étendent jusqu’à la nappe blanche du cours de la Gambie et les plaines uniformes du Sénégal oriental. À côté de la jolie Dame de Mali (« Néné Fouta ») se dresse aussi un peu plus bas le Sage de Mali, qui s’est démasqué il y a quelques années seulement. En faisant face à l’est, il prie pour le bonheur de la région et du pays.
    • Pellel : à 70 km de Labé et à 8 km de la sous-préfecture de Yembéring, ce site offre un panorama du fond de la vallée, du Mont Sondomoli (1 000 m) et des baobabs grands et petits qui surplombent une végétation verdoyante.
    • La grotte de Ouyouka : située dans la sous-préfecture de Balaki à 150 km du chef-lieu de la préfecture, cette grotte servait de refuge aux Djallonkés lors des « guerres saintes ». De très grosses abeilles domestiquées habitant la grotte défendaient les occupants. Il semble que les conquérants peuhls y avaient abandonné la tabala de Alpha Aguibou, grand chef religieux d’alors.
      • Grotte Mosquée de Madina Kouta : située dans la sous-préfecture de Lébékéré, cette grotte pittoresque et renommée se trouve au bord de la Kanta, affluent de la Gambie. C'est un lieu de prière très sacré pour les Diakankés. Elle a été longtemps gardée par les sages de cette zone. L’intérieur qui ressemble à un grand salon plafonné peut abriter plus de 200 personnes.
      • Les chutes de Tantou : situées à 15 km du centre-ville de Mali, dans le district de Hölo, sous-préfecture de Gayah, ces chutes qui s’observent aisément entre Gayah et Kaouma tombent successivement en plusieurs cascades et à de grandes hauteurs.
      • Le haut fourneau de Gayah : construit depuis plus de deux siècles, il est situé à 26 km de la ville de Mali dans la sous-préfecture de Gayah.
      • Le perchoir (ou pic) de Péténalé : perché au sommet à 1 450 m, on aperçoit tout le bas-fond et, au loin, le parc national de Niokolokoba au Sénégal oriental. Il est situé à 7 km de la ville de Mali, dans le district de Koumba, commune urbaine. À l’occasion des grandes fêtes, les jeunes de la ville et des districts environnants s’y rendent pour se récréer toute la journée.
      • Les puits de Bowal Paari : dans la sous-préfecture de Lébékéré, à 42 km de la ville de Mali, se trouvent des puits datant des premiers occupants de l'endroit.
      • Parmi les autres sites touristiques intéressants de la préfecture se trouvent les suivants :
        • La forêt classée de Balaki (S/P Balaki)
        • La montagne de Konéya (S/P Balaki)
        • La montagne de Maago (S/P Balaki)
        • La source de Yambatakhoundé (S/P Balaki)
        • Les roches de Bamba Fandjé (S/P Balaki)
        • La chute de Guerméya (CU Mali)
        • La chute de Pètè Nallè (CU Mali)
        • Le Mont Péténalé (S/P 1 450 m)  (CU Mali)
        • La grotte de Bowal à Kankouma (CU Mali)
        • La rivière de Gillo-Somba  (CU Mali)
        • La grotte de Woundoukollet TP (CU Mali)
        • La grotte de Yayégui au campement TP (CU Mali)
        • Le Mont Lansa (S/P 1 200 m) (CU Mali)
        • La cascade du fleuve Gambie (CU Mali)
        • La chute de N’Gulou (CU Mali)
        • La grotte souterraine (CU Mali)
        • Le village des teinturiers (CU Mali)
        • Le village des artisans tisserands (S/P Gaya)
        • La grotte de Kenseya (S/P Hidayatou)
        • La mare sacrée de Namboura (S/P Lébékéré)
        • Les puits creusés par Kolly Tenguéla (S/P Lébékéré)
        • Le Mont Gnirè Daaly (S/P « montagne-dent ») (S/P Madina Wora)
        • La grotte de Mali-Missidè (S/P Madina Wora)
        • La chute de Lingue (S/P Salambandé)
        • La chute de Tantou (S/P Salambandé)
        • La grotte de Fello Tamikoun (S/P Salambandé)
        • La grotte ou observatoire de Simbou (S/P Salambandé)
        • La grotte de Dyndyida (S/P Yembéring)
        • Le Mont Somdomoly (S/P 1 000 m) (S/P Yembéring )
        • La chute de Bara
        • Le village des artisans de Togué
        • La chute de Mali-Missidè
        • La cascade de Warnany
        • La grotte de Kankouma
        • La mare sacrée de Diemakaly
        • Les berges de la Koela et de la Gambie

Il y a cinq hôteliers à Mali, tous les cinq dans la commune urbaine.

La formation rocheuse de la Dame de Mali.

Liens externes[modifier | modifier le code]