Possibilité et impossibilité

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La possibilité et l'impossibilité sont des catégories modales, tout comme la nécessité ou la contingence. Il y a plusieurs conceptions philosophiques de ce que signifient possibilité et impossibilité. Les interrogations sur celles-ci ont eu lieu dès l'Antiquité grecque, avec par exemple le problème des futurs contingents. Elles se poursuivent aujourd'hui, dans l'exploration conceptuelle des mondes possibles.

Différentes conceptions du possible et de l'impossible[modifier | modifier le code]

Une impasse à sens unique. Non seulement il est théoriquement impossible d'en voir, mais en plus, aux yeux de la loi, il est impossible d'y entrer ou d'en sortir sans violer le sens unique.

Selon certains philosophes, comme Aristote qui distingue ce qui est en acte et ce qui réside en puissance, le possible serait déjà déterminé: c'est alors un réel latent auquel il ne manque que la réalisation. Par exemple, l'arbre est virtuellement présent dans la graine. On dit alors que les possibles sont prédéterminés, tout comme, en théologie, il peut y avoir une prédestination à recevoir la grâce.

D'autres philosophes, tels Leibniz, refusent cette conception. Pour eux, les possibles appartiennent au domaine des vérités de fait, ou « vérités contingentes »: s'il est possible que je fasse A ou B, cela ne veut pas dire qu'il est nécessaire que je fasse A ou B. Identifier la possibilité à la nécessité prédéterminée, c'est-à-dire à une puissance qui ne manque que l'actualisation, c'est en effet évacuer le libre arbitre. Par le concept de notion complète de la monade, ou substance individuelle, Leibniz tente ainsi de sauver à la fois la contingence, et donc la liberté, et le choix divin du meilleur des mondes possibles.


Le possible et le virtuel[modifier | modifier le code]

Le virtuel est ce qui existe en puissance et non, en effet, de manière concrète, mais agit par l'actualisation. Ainsi le virtuel se distingue du possible dans ce qu'il n'est pas prédéterminé et, par conséquent, imprévisible, répondant à une multiplicité de paramètres. Le virtuel n'est pas irréel dans la mesure où le réel ne se résume pas à ce qui est concret ou matériel, il est partie prenante du réel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]