Portraiture romaine

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Portrait de Lucius Verus

La portraiture romaine est l'une période importante dans le développement historique de l'art du portrait. Commençant dès les origines de Rome, elle perdure pendant près de cinq siècles. Le portrait romain se caractérise par un réalisme marqué. Certains bustes semblent même montrer des signes cliniques[1]. Les images et les statues en marbre et en bronze ont survécu en petit nombre. Beaucoup de portraits romains sont directement liés à des personnes spécifiques, tels que les dieux et les empereurs, ou des particuliers.

La sculpture de portrait de l'époque républicaine a tendance à être un peu plus modeste, réaliste et naturelle par rapport aux œuvres du début de l'époque impériale. « Un patricien romain avec bustes de ses ancêtres » peut être considéré comme une œuvre caractéristique de cette époque (c. 30 av. J.-C.)[2].

À l'époque impériale, bien qu'il existe souvent des représentations réalistes de l'anatomie humaine, la sculpture de portrait des empereurs romains est souvent utilisée à des fins de propagande et inclut des messages idéologiques dans la pose, l'équipement ou le costume du personnage. Comme la plupart des empereurs depuis Auguste sont divinisés, certaines images sont quelque peu idéalisées. Les Romains ont également représenté des guerriers et des aventures héroïques, dans l'esprit des Grecs qui les ont précédés.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Origines et fonctions religieuses[modifier | modifier le code]

Buste vériste d'un vieil homme, la tête couverte (capite velato), prêtre ou pater familias (marbre, milieu du Ier siècle av. J.-C.)

L'origine du réalisme des portraits romains s'explique peut-être, selon certains chercheurs, parce qu'ils évoluent à partir des masques mortuaires en cire. Ces masques mortuaires sont pris sur les corps et conservés dans un autel domestique. Outre la cire, les masques sont faits à partir de bronze, marbre et terre cuite. Les moules pour les masques sont saisis directement à partir de la personne décédée, offrant aux historiens une représentation précise des caractéristiques typiquement romaines.

Politique[modifier | modifier le code]

À l'époque de la République, des statues grandeur nature de responsables politiques et de commandants militaires sont souvent érigées dans les lieux publics. Un tel honneur est accordé par la décision du Sénat, en général en commémoration de victoires, de triomphes ou d'actions politiques importantes. Ces portraits sont généralement accompagnés d'une inscription dédicatoire. Si la personne qui a été honorée d'un portrait est ensuite reconnue coupable d'avoir commis un crime, le portrait sera détruit.

Aspect social et psychologique[modifier | modifier le code]

Le développement du portrait romain est associé à un intérêt accru pour l'individu, avec l'expansion du cercle social dépeint. La structure artistique de nombreux portraits romains est fondée sur la transposition claire et rigoureuse des caractéristiques uniques du modèle, tout en conservant le style général très similaire. Contrairement aux anciens portraits grecs qui rivalisent d'idéalisation (les Grecs croient que l'homme bon doit être beau), la sculpture de portrait romain est beaucoup plus naturelle et est toujours considérée comme l'un des échantillons les plus réalistes du genre dans l'histoire de l'art.

Développement historique[modifier | modifier le code]

Période de la République[modifier | modifier le code]

Période de l'Empire[modifier | modifier le code]

Le portrait romain de l'époque impériale comprend des œuvres créées dans les provinces, combinant souvent les traditions grecques, romaines et locales, comme c'est le cas avec les portraits du Fayoum.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Engmann B: Neurologic diseases in ancient Roman sculpture busts. Neurol Clin Pract December 2013 vol.3 no.6:539-541. doi: 10.1212/CPJ.0b013e3182a78f02
  2. Janson, p. 197

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ranuccio Bianchi Bandinelli, Il problema del ritratto, in L'arte classica, Editori Riuniti, Rome 1984.
  • Ranuccio Bianchi Bandinelli e Mario Torelli, L'arte dell'antichità classica, Etruria-Roma, Utet, Turin 1976.
  • Pierluigi De Vecchi & Elda Cerchiari, I tempi dell'arte, volume 1, Bompiani, Milan 1999
  • Bernard Andreae (de) : Die römische Kunst. Neubearbeitete und erweiterte Ausgabe. Herder, Freiburg in Br. 1999, (ISBN 3-451-26681-4).
  • Marianne Bergmann (de) : Studien zum römischen Porträt des 3. Jahrhunderts n. Chr. Habelt, Bonn 1977 (Antiquitas (de), 18), (ISBN 3-7749-1277-7).
  • Marianne Bergmann: Mark Aurel. 1978.
  • Richard Delbrueck (de) : Antike Porphyrwerke. De Gruyter, Berlin 1932 (Studien zur spätantiken Kunstgeschichte, volume 6).
  • J. Feifer: The Roman emperor portrait. Some problems in methodology. In : Ostraka. Rivista di Antichità. 5, (1998) 45-56.
  • Bianca Maria Felletti Maj: Iconografia romana imperiale da Severo Alessandro a M. Aurelio Carino (222–285 d. C.). L'Erma di Bretschneider, Rom 1958 (Quaderni e guide di archeologia, 2).
  • Klaus Fittschen (de), Paul Zanker (de) : Katalog der römischen Porträts in den Capitolinischen Museen und den anderen kommunalen Sammlungen der Stadt Rom. (Beiträge zur Erschließung hellenistischer und kaiserzeitlicher Skulptur und Architektur. 3). Band 1 (Text- und Tafelband). 2., überarbeitete Auflage. Philipp v. Zabern, Mainz 1994, (ISBN 3-8053-0596-6).
  • Helga von Heintze (de) : Die antiken Porträts in Schloss Fasanerie bei Fulda. Philipp v. Zabern, Mainz 1967.
  • Dieter Ohly (de) : Glyptothek München. Griechische und römische Skulpturen. Ein Führer. München 2001, p. 75-92.
  • R.M. Schneider: Gegenbilder im römischen Kaiserporträt. Die neuen Gesichter Neros und Vespasians. In : M. Büchsel (Hrsg.): Das Porträt vor der Erfindung des Porträts. Kolloquium, Frankfurt 1999 (2003), p. 59-76.
  • Klaus Vierneisel (de), Paul Zanker : Die Bildnisse des Augustus. Herrscherbild und Politik im kaiserlichen Rom. Ausstellungskatalog, München 1978.
  • Susan Walker: Griechische und römische Porträts. Reclam, Stuttgart 1999, (ISBN 3-15-010454-8).
  • Max Wegner (de) : Gordianus III. bis Carinus. Mann, Berlin 1979 (Das römische Herrscherbild, 3, 3), (ISBN 3-7861-2000-5).
  • Paul Zanker : Augustus und die Macht der Bilder. C.H. Beck, München 1987, (ISBN 3-406-32067-8).
  • Paul Zanker : Prinzipat und Herrscherbild. In : Gymnasium. 86 (1979), p. 353-368.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]