Pontourny

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Situé à Beaumont-en-Véron, en Indre et Loire, Pontourny était jusqu'en juin 2016 un CEFP (Centre éducatif et de formation professionnelle) qui accueillait des mineurs isolés étrangers. Il était un des 14 établissements du département de Paris de l’Aide sociale à l'enfance (ASE). Le conseil de Paris, qui gérait l’établissement, a décidé de fermer le centre en juin 2016.

Pontourny est devenu en septembre 2016 un centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté (CPIC). Il est ainsi apparu comme le premier centre de « déradicalisation » ouvert par l'État en France. Il accueille des jeunes de 18 à 30 ans susceptibles de basculer dans l'islamisme radical. Cette nouvelle orientation a fait l'objet d'un accueil plutôt défavorable de la part de la population et des élus locaux (pétitions, collectifs, associations...)

Histoire[modifier | modifier le code]

Domaine avec château construit au XVIIIe siècle par la famille Richard de Pontourny dont l'héritière, Aimée-Alphonsine Richard de Pontourny a épousé Hyppolyte Gréban, un officier de marine auquel elle a donné trois enfants: Marie-Aimée, devenue vicomtesse Delamalle, famille subsistante; un fils Charles tué à 19 ans comme zouave pontifical, et Alphonse Gréban de Pontourny, ingénieur des Mines, marié sans descendance. Pontourny a été légué en 1896 par ce dernier à son neveu Jean-Baptiste Turquet avec comme condition que « le domaine doit avoir pour mission une œuvre charitable chrétienne avec obligation du culte catholique, un office par semaine », lequel le lègue à son tour à l'État en 1902 avec les mêmes conditions. L'Assistance publique, puis le Ministère des affaires sociales, Sous-direction d'aide sociale à l'enfance, en a fait un établissement d'éducation, puis un centre de formation professionnelle pour jeunes filles en difficulté[1].

Centre de « déradicalisation »[modifier | modifier le code]

En 2016, un projet est mis en place pour ouvrir au château de Pontourny le premier centre de réinsertion pour les jeunes de 18 à 30 ans susceptibles de basculer dans l'islamisme radical. [2],[3],[4] Il s'agit d'un projet pilote qui pourrait être suivi de 13 autres centres du même type[5],[6]. En juillet 2017, le gouvernement décide de fermer ce centre, qui n'accueille déjà plus aucun pensionnaire.[7]

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.huffingtonpost.fr/2016/10/22/visite-guidee-centre-de-deradicalisation-beaumont-en-veron-manuel-valls/.
  2. « A Pontourny, visite guidée du tout premier centre de "déradicalisation" », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 15 avril 2018)
  3. « Pontourny, le premier centre de prévention de la radicalisation », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 15 avril 2018)
  4. « http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2016/08/30/Pontourny.-Le-centre-de-deradicalisation-ouvre-bientot-les-elus-a-Matignon-demain-2822498 », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 15 avril 2018)
  5. « VIDEO. Visite guidée du futur centre de déradicalisation de Beaumont-en-Véron », sur France TV Info.fr,
  6. « À Beaumont-en-Véron, l'Etat tente de vendre les mérites de son premier centre de déradicalisation », sur Marianne.net,
  7. « Fermeture de l’unique centre de « déradicalisation » de France », sur Le Monde,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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