Aller au contenu

Place de l'Île-de-la-Réunion

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

12e arrt
Place de l’Île-de-la-Réunion
Voir la photo.
Place de l’Île-de-la-Réunion.
Voir la plaque.
Situation
Arrondissement 12e
Quartier Picpus
Début Place située au débouché du boulevard de Picpus
Fin Place située au débouché du boulevard de Picpus
Historique
Dénomination Arrêté municipal du
Géocodification
Ville de Paris 4611
DGI 4703
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Place de l’Île-de-la-Réunion
Géolocalisation sur la carte : 12e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 12e arrondissement de Paris)
Place de l’Île-de-la-Réunion
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La place de l'Île-de-la-Réunion est une voie du 12e arrondissement de Paris, en France.

Situation et accès

[modifier | modifier le code]

Elle est située à proximité de la place de la Nation. Cette place est bordée d’arbres.

Origine du nom

[modifier | modifier le code]

Elle est dénommée ainsi en hommage à l'île de La Réunion. Il a fallu préciser qu’il s’agissait de l’île de l’océan Indien car il existait déjà une rue de la Réunion et une place de la Réunion dans le 20e arrondissement de Paris, ces deux voies rappelant la réunion du petit et du grand Charonne.

Alors qu'elle est alors incluse dans la place du Trône-Renversé, qui n'est alors qu'un terrain vague, elle reçoit la guillotine qui est déplacée de la place de la Bastille le 25 prairial an II (). Face à la lassitude et aux critiques des Parisiens devant le sang versé elle y reste jusqu'au 9 thermidor an II ()[1].

Cette place a été nommée ainsi par l’arrêté municipal du , le maire de Paris est alors Jacques Chirac.

Cette place entoure le bâtiment sud de l’ancienne barrière du Trône. L’espace entourant le bâtiment nord, dans le 11e arrondissement de Paris, a reçu le nom de « place des Antilles » par un arrêté municipal du .

Aucune de ces deux nouvelles appellations ne semble répondre à un besoin pratique. Pour la place de l'Île-de-la-Réunion, La Réunion était le seul des départements d'outre-mer à ne pas avoir de rue à son nom à Paris. Le boulevard de la Guyane correspond à peu près à la limite entre le 12e arrondissement (Paris) et Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, et a été nommé ainsi en 1962. Il existe une rue de la Martinique et une rue de la Guadeloupe dans le 18e arrondissement de Paris, et ce depuis 1877

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

[modifier | modifier le code]
  • Une plaque apposée sur la façade sud du bâtiment sud de la barrière du Trône indique que pendant la Révolution la guillotine fut installée durant quelques semaines à l'emplacement de la place de l'Île-de-la-Réunion ou à proximité immédiate, plutôt qu’à celui de la place de la Nation à proprement parler. Plus de 1300 victimes y furent guillotinées après un jugement expéditif au plus fort de la Terreur. Une fois décapités, les corps étaient amenés dans des fosses communes ouvertes à proximité qui sont à l’origine de l’actuel cimetière de Picpus. Cette plaque indique : « Ici / à la barrière du Trône / l’échafaud fut installé / du au [2]. »
  • Sur la façade ouest du même pavillon Philippe Auguste, une plaque apposée en juillet 2017 rappelle la fusillade de la Manifestation du 14 juillet 1953 qui fit sept morts dans les rangs des manifestants[3]. Cette plaque indique :

« À la mémoire des 7 manifestants tués et des nombreux blessés, victimes de la répression du 14 juillet 1953, place de la Nation. 6 militants indépendantistes algériens du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques et un membre de la CGT ont été tués ce jour-là. »

— Mairie de Paris

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. La guillotine à la Nation
  2. Yves de Saint-Agnès, Guide du Paris révolutionnaire. Les lieux, les quartiers, les rues, les itinéraires, 1789-1795, Paris-Musées / Perrin, 1989, 128 p. (ISBN 2-262-00670-9) (BNF 35017280), p. 113.
  3. « Mémoires franco-algériennes: la fusillade du 14 juillet 1953 à Paris », RFI,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]