Pierre Ignace Liévin van Alstein

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Pierre Ignace Liévin van Alstein
Biographie
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Marin, négrierVoir et modifier les données sur Wikidata

Pierre-Ignace-Liévin van Alstein (1733 à Gand en Belgique - ) était un capitaine négrier naturalisé français et une victime de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Ignace-Liévin van Alstein avait du s’expatrier en 1745 à cause de la guerre de succession d’Autriche : les troupes de Louis XV se sont emparées de Gand et imposèrent tant de charges que la famille, pourtant aisée avant ces événements, ne pouvait plus faire face. Pierre-Ignace-Liévin a été envoyé à Nantes chez son oncle Georges-Eustache de Kradistown et son épouse Hélène Claire née Gough. Hélas Georges-Eustache, armateur et négrier, fit faillite et Pierre-Ignace-Liévin s’engagea à 15 ans comme novice sans solde sur un négrier nantais.

La carrière maritime de Pierre-Ignace-Liévin s’étend de 1751 à 1784, au total onze campagnes dont quatre qu’il organisa et commanda. À sa mort on dit que sa fortune est considérable, selon les sources de 200 000 à 300 000 livres. Pierre-Ignace-Liévin van Alstein a, entre autres, laissé sa marque dans l’histoire de la navigation, dans une chasse au trésor qui a marqué les esprits, le récit ayant traversé les siècles pour parvenir jusqu’à nous.

Pierre-Ignace-Liévin van Alstein est décédé sans descendance. Naturalisé français en 1787 à la fin du règne de Louis XVI, il sera une des nombreuses victimes de la Révolution française : le Comité révolutionnaire séquestrera ses biens et l’incarcérera « comme suspect ». Après 2 mois de prison, le 27 décembre 1793, il mourut et son corps fut jeté dans une fosse commune.

Histoire des archives[modifier | modifier le code]

À sa mort, son frère, Louis-Grégoire van Alstein, curé à Reninghelst près de Ypres (Belgique), recueilli ses archives.

Antoine-François d’Hoop (1769†1829), époux de Hélène-Thérèse van Alstein (1770†1849) et neveux de Pierre-Ignace-Liévin récupérera les archives. Le petit-fils d’Antoine-François, Félix-Henri d’Hoop (1827†1897), conservateur des archives de l’État à Gand, fit don entre autres des archives de Pierre-Ignace-Liévin à la Belgique, c’est le “fonds d’Hoop” (“gift d’Hoop”) .

Grâce aux archives du “fonds d’Hoop”, l’histoire de Pierre-Ignace-Liévin van Alstein est très bien connue. Ces archives contiennent entre autres richesses une dizaine de cartons relatifs à Pierre-Ignace-Liévin van Alstein. La richesse de ces archives est exceptionnelle, et elles sont très souvent exploités par les historiens[réf. nécessaire] travaillant sur le commerce maritime du XVIIIe et la traite des esclaves.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dieudonné Rinchon, Pierre-Ignace-Liévin Van Alstein capitaine négrier. Gand 1733 - Nantes 1793, Institut français d'Afrique noire Limoges, 1964