Pierre Duret de la Plane

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Pierre Duret de la Plane, (1728-1811 à Eysines), est un agronome et physiocrate français. Il reçut en héritage à la mort de son père, en 1762, le domaine de la Plane et le château Lescombes à Eysines. Il s'est distingué par son engagement concret local dans la généralisation de la culture de la pomme de terre à une époque où les famines sévissaient en France[1].

Sa vie[modifier | modifier le code]

Pierre Duret fait partie d'une famille de négociants protestants bordelais aisés[2].

  • La famille Duret, dont la filiation remonte à Benjamin Duret, bourgeois de Bordeaux et négociant, acquiert la maison noble de la Plane en 1724.
  • C'est le fils d'Abraham Duret, négociant et aide-major des troupes bourgeoises de la Ville (mort en 1748 à 50 ans), sieur de la Plane, et de Catherine Vanderhagen (décédée à 70 ans) ; Il a eu un frère Max.
  • Le 2 mai 1755, premier mariage de Pierre Duret, bourgeois et négociant (fils de feu Louis-Abraham, aussi bourgeois et négociant, et de Cath. Vanderhagen), avec Anne Borel, fille de Daniel, bourgeois et négociant.
  • Ils perdent deux enfants : le 5 avril 1766, décès à 8 ans de leur fils Pierre Duret et le 23 août 1771 de leur fille Catherine Duret, épouse de Joachim Schrôder, 27 ans. Leur fille Jeanne épouse le 23 mars 1782 Jean-René Barde, natif de la République de Genève, négociant. (Présents : M.-J. Stuttemberg, R, Fenouilh, E.-P. Crug, Paul Duret fils, Duret de Fenouilh, Duret veuve)
  • Après le décès de son épouse, Pierre Duret se remarie le 27 janvier 1770, avec Gertrude Vinthuysen.

Son rôle[modifier | modifier le code]

Planche botanique d'Émile Deyrolle : La pomme de terre.

En 1771, Parmentier, reprenant les idées de François Mustel avait remporté le prix organisé par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté sur le thème : « Quel végétal pourrait remplacer les céréales panifiables en cas de disette ? » : on peut fabriquer du pain de pomme de terre en mélangeant le légume avec de la farine de blé[3].

À titre expérimental Pierre Duret introduit sur sa métairie de Langlet la culture de la pomme de terre et en 1794, il fait installer une meule sur la margelle du puits du pigeonnier monumental de Lescombes, actionnée par un cheval[4]. Avec la farine ainsi produite, mélangée à de la pomme de terre, Duret fait du pain : « J’y ferai mêler un quart de patates sur trois quarts de farine, ce qui produit un très bon pain et qui se conserve très frais ».

Sur sa propriété, Duret a également introduit artichauts et asperges cultivés par son maître-valet Panchille[5].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Blason de Gratian de Mullet

Le 10 septembre 1789, Pierre Duret écrit dans son livre de raison : « les Eysinais m'ont fait l'honneur de me nommer à la pluralité des voix, président de leur conseil municipal ». Il propose une pièce du château de la Plane pour tenir les réunions du Conseil et distribuer des vivres aux indigents.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Cognie, Bulletin du G.A.H.BLE, n°77, février 2015.
  • Marie-Pierre CABROU, L'étude du quotidien d'un domaine : la vie de Pierre Duret sur son bourdieu de Laplane de 1781 à 1810, Bordeaux 1995 – Mémoire de maîtrise sous la direction de Paul Butel (1931-2015), Université Michel Montaigne, Histoire, Bordeaux III.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://visites.aquitaine.fr/pierre-duret-de-la-plane
  2. « Les familles protestantes de Bordeaux », 2010 (consulté le 10 janvier 2016)
  3. Dr Karl Feftgen, « Rouen, Parmentier, Mustel et la pomme de terre », sur Groupe historique Histoire des hôpitaux de Rouen, Science Action Haute-Normandie, (consulté le 10 janvier 2016)
  4. Association Connaissance d’Eysines, Michel Cognie, « Le château Lescombes » (consulté le 10 janvier 2016)
  5. Michel Cognie, « Pierre Duret, agronome eysinais (1728-1811) », sur Bulletin du G.A.H.BLE, (consulté le 25 mars 2016).